Nous sommes quatre frères, amateurs de beau football, et accessoirement supporters pacifiques du Club Brugeois. Nous décidons d'aller voir le match Gand-Club programmé le 23 février en matinée... Nous nous présentons au guichet du secrétariat de La Gantoise, la fancard bien en vue. Le préposé l'examine, et horreur, constate qu'elle émane du Club Brugeois. N'ayant pas de masque à gaz sous la main, il ferme son guichet et nous éjecte illico en disant: "N'avez qu'à vous adresser au Club Brugeois".
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Nous sommes quatre frères, amateurs de beau football, et accessoirement supporters pacifiques du Club Brugeois. Nous décidons d'aller voir le match Gand-Club programmé le 23 février en matinée... Nous nous présentons au guichet du secrétariat de La Gantoise, la fancard bien en vue. Le préposé l'examine, et horreur, constate qu'elle émane du Club Brugeois. N'ayant pas de masque à gaz sous la main, il ferme son guichet et nous éjecte illico en disant: "N'avez qu'à vous adresser au Club Brugeois".Pas encore découragés, nous prenons contact avec un club de supporters de St.Amandsberg, dont nous ne faisons pas partie. Là, il nous est répondu qu'étant donné le nombre restreint de tickets accordés aux supporters de Bruges, priorité est donnée aux membres. Mais où l'histoire se corse, c'est que ces "heureux élus" seront obligés de se rendre au local, à ...7 Km du stade, de grimper dans un bus, d'être transportés comme du bétail jusqu'aux arènes de l'Ottenstadion, d'y être débarqués sous bonne garde, d'être escortés et parqués dans l'enclos leur désigné, et après les festivités, de refaire le chemin en sens inverse et dans les mêmes conditions. Ne soyons donc pas trop étonnés que certains supporters soient énervés par ce traitement. Cette façon maladroite de procéder ressemble fortement à une incitation à l'émeute. Pour en avoir le coeur net, nous téléphonons au secrétariat du Club Brugeois, où une brave dame nous répète ce qui précède et, avec des trémolos dans la voix, qu'elle en a marre que toutes les réclamations viennent chez elle. Cette anecdote appelle certains commentaires: 1. L'U. B. nous a obligés à nous munir de ces fameux passeports, en nous garantissant l'accès libre au stade. Commercialement, cela s'appelle de la publicité mensongère, et ce délit est punissable par la loi. 2. Ne soyons pas étonnés, dés lors, que nos clubs ne fassent plus recette. Un exemple: Quarts de finale de la Coupe, Bruges-Lommel, un peu plus de 3.000 spectateurs 3. Nos "dirigeants", fédéraux et communaux, ont choisi la solution de facilité en interdisant l'entrée du stade à des milliers de personnes parce qu'ils sont incapables de faire face aux débordements (certes regrettables et scandaleux) d'un peu plus d'une centaine de hooligans recensés. Ce qui n'empêchera pas le bourgmestre de Gand, ou autres pontes officiels de se pavaner dans les loges, d'absorber avec appétit le délicieux repas qui leur sera offert et de contempler d'un oeil glauque et distrait ce qui se passe sur la pelouse! Alors que nous, notre rêve était de payer notre place, de nous enthousiasmer à la vue d'un bon match de foot. 4. Abonnons-nous à Canal+, restons planqués chez nous, portes et fenêtres barricadées, au cas où un hooligan désoeuvré passerait dans la rue et que les forces de l'ordre ne seraient par hasard pas sur place, étant trop occupées, dans des endroits plus propices à leurs ébats, à essayer de faire fonctionner correctement leurs autopompes. Michel Koller, Melle