Kristiaan Debusscher, co-concepteur du projet et gardien dans la série, dévoile les contours de la seconde saison de la capsule humoristique.
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Kristiaan Debusscher, co-concepteur du projet et gardien dans la série, dévoile les contours de la seconde saison de la capsule humoristique. Que réserve cette nouvelle cuvée ? Mis à part Charlie Dupont, le casting est le même : Mbark dont on ne sait toujours pas s'il est musulman, catholique ou bouddhiste, Jonathan (Paul Servaes) l'écolo à la con, Paul-Jean (Damien Gillard) l'intello de service, le président véreux (Olivier Massart), le coach dépassé (Thierry De Coster), Dirk le Flamand ainsi que Stéphane Pauwels et Bertrand Crasson. Un joueur africain a intégré le casting et notre Tichkistanais (Michaël Marzani) a appris le français ! Pour quand est prévue la diffusion ? Bientôt. Le tournage s'effectue à un rythme rapide, on travaille de 6 h du matin jusqu'au soir. Comme pour la première saison, plusieurs épisodes seront projetés quotidiennement, après un programme porteur comme le JT par exemple. Comment expliquez-vous le carton de la première saison ? C'est vrai qu'on ne s'y attendait pas. On a obtenu des audiences de 450.000 personnes et environ 20 % de parts de marché. En fait, nous avons touché les gens du milieu mais aussi ceux qui n'aiment pas forcément le foot. Durant le mondial, l'équipe a été invitée en radio dans Complètement Coupe. Nous pensions recevoir uniquement des appels de joueurs ou de supporters. Mais ce sont des femmes au foyer qui ont le plus marqué leur attachement à la série ! Pourquoi lancer le tournage de la seconde saison a-t-il pris autant de temps ?La série coûte cher, elle nécessite en moyenne neuf à douze comédiens qu'il faut rétribuer à leur juste valeur. Le marché est local et les retours ne sont pas énormes. Ce n'est pas comme Un gars et une fille qu'on tourne avec une caméra et deux comédiens ! Heureusement, Eric Poivre, directeur adjoint des programmes de la RTBF, et François Tron, le directeur, se sont battus pour ce projet. Les dérives actuelles du foot belge vous inspirent-elles ? Non, pas vraiment. Il y a bien quelques références aux play-offs mais, à vrai dire, on s'en fout un peu. On préfère rebondir sur des faits d'actualité du monde. La force du programme, c'est sa mixité sociale : chaque personnage est vraiment bien typé. Quand Paul Servaes et moi avons créé Vestiaires, c'était parce que nous avions envie de rire des gars du milieu. Certains comportements des footballeurs pro sont ridicules. Et le football amateur est un véritable zoo : il suffit d'observer ces gars d'origines sociales et intellectuelles si différentes qui se mélangent le dimanche et se retrouvent nus dans un vestiaire ! PAR SIMON BARZYCZAK