Depuis l'arrivée de Robert Waseige à la tête des Diables Rouges, le 4 septembre 1999 (Pays-Bas-Belgique: 5-5), cinq keepers se sont relayés entre les perches de l'équipe nationale : Philippe Vande Walle, Frédéric Herpoel, Rony Gaspercic, Filip De Wilde et Geert De Vlieger. Après l'EURO 2000, tournoi au cours duquel officia Fil...

Depuis l'arrivée de Robert Waseige à la tête des Diables Rouges, le 4 septembre 1999 (Pays-Bas-Belgique: 5-5), cinq keepers se sont relayés entre les perches de l'équipe nationale : Philippe Vande Walle, Frédéric Herpoel, Rony Gaspercic, Filip De Wilde et Geert De Vlieger. Après l'EURO 2000, tournoi au cours duquel officia Filip De Wilde, c'est Geert De Vlieger qui reprit le témoin de son ancien rival à Anderlecht, pour ne plus le lâcher depuis lors. En compagnie de Bart Goor et de Gert Verheyen, le portier de Willem II Tilburg peut se targuer d'être le seul joueur à avoir disputé toutes les rencontres de cette campagne qualificative pour le Mondial. Et, surtout, d'avoir été l'international belge le plus régulier. Car tout aurait déjà été consommé dans le groupe 6, bien avant le match entre la Croatie et la Belgique, si l'ancien dernier rempart du Sporting n'avait pas sauvé un point, d'emblée, contre la Croatie, au Heysel, ou s'il n'avait pas empêché l'Ecosse de signer un troisième but à Glasgow avant que les nôtres ne réussissent à revenir in extremis à la marque là-bas. Jacky Munaron, qui a eu le joueur sous ses ordres au RSCA avant de le retrouver dans le giron national, parle de métamorphose à son propos. "Il s'est épanoui suite à son passage en Hollande", observe-t-il. "En Belgique, il a longtemps été montré du doigt suite à une erreur de jeunesse qu'il avait commise en son temps face à l'Inter Milan et il n'avait jamais pu se débarrasser totalement de cette étiquette. Aux Pays-Bas, il est reparti de zéro dans un contexte où personne ne le connaissait. Et, soudain, sa carrière a subi un coup d'accélérateur. Non content d'avoir été sacré meilleur gardien de but du championnat, là-bas, il a en outre été élevé au rang de capitaine dans son club. C'est assez dire s'il impose le respect. Avant les matches, je le surprends souvent à devoir répondre aux questions des journalistes, comme c'est la coutume chez nos voisins. C'est le signe d'une grande maturité et d'une tranquillité d'esprit qu'il n'avait peut-être pas autrefois. Il a appris à gérer le stress et la pression, et il reste à présent imperturbable en toutes circonstances. C'est le label des plus grands".