La Belgique, grâce à sa victoire contre l'Italie, s'est retrouvée dans le dernier carré des Jeux olympiques.
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La Belgique, grâce à sa victoire contre l'Italie, s'est retrouvée dans le dernier carré des Jeux olympiques. Jean-François de Sart a développé l'esprit de groupe depuis de longs mois et ça se voit. Sur le terrain, les joueurs ont un comportement impeccable. Cette ambiance et cet état d'esprit donnent l'impression d'être aux antipodes de ce qui se passe en équipe A. Et une grande partie du mérite en revient bien évidemment à l'entraîneur. Le coach est aussi quelqu'un qui maîtrise ses émotions et qui est proche de ses joueurs, ce qui convient très bien à un groupe où tous les éléments ont 24 ans et moins. Au niveau physiologique, l'entraîneur n'a rien laissé au hasard avec des tests physiques préparatoires réalisés en laboratoire et ceci en concertation avec le préparateur spécifique Mario Innaurato. Avec les conditions climatiques que les athlètes connaissent en Chine, on est surpris de constater une très grande fraîcheur physique avec des matches programmés tous les trois jours. Mais en dehors de l'aspect physique, cette fraîcheur est peut-être avant tout mentale. Jean-François reste fidèle à son dispositif en 4-5-1 avec une défense en ligne, un milieu de terrain avec deux demis récupérateurs, deux joueurs de flanc et un milieu offensif en soutien du seul attaquant. Mais malheureusement pour le coach, le fait de match de la 17e minute avec l'exclusion de Thomas Vermaelen et l'ouverture du score sur penalty par l'Italie a complètement changé la donne. Quand ils se retrouvent à 10 aussi tôt dans le match, qui plus est quand ils perdent un défenseur, beaucoup de coaches sacrifient un joueur offensif pour rajouter un défenseur. Le Liégeois, lui, a laissé ses 10 joueurs sur le terrain en faisant tout simplement reculer Jan Vertonghen au poste de défenseur central gauche ceci afin de garder une défense à 4, gage de stabilité. Ici, à tout moment, que le score soit défavorable, de parité ou favorable aux Belges, le coach n'a rien changé à son dispositif et le 4-5-1 de départ est devenu un 4-4-1 tout le reste du match. Faris Haroun s'est recentré quelque peu puisqu'il a commencé comme demi défensif central droit pour ensuite se retrouver comme unique récupérateur à charge pour Moussa Dembélé de se repositionner plus près d'Haroun en perte de balle. Au-delà des individualités, c'est surtout le groupe qu'il faut mettre en exergue avec une disponibilité pour la collectivité de tous les joueurs, aussi bien en possession qu'en perte de balle. Même à 10, le bloc-équipe a rarement été pris en défaut et l'équipe a évolué de manière très compacte en essayant de ne pas trop reculer. Logan Bailly a très bien tenu sa place jusqu'à sa blessure. Yves Ma-Kalambay n'a pas eu beaucoup de boulot mais il a rassuré sa défense ne fut-ce que par sa présence athlétique. Sepp De Roover s'est concentré sur son rôle défensif de défenseur latéral. Jeroen Simaeys a régné en maître en défense centrale et ses sorties offensives étaient exclusivement sur phases arrêtées. Vertonghen, impressionnant aussi bien comme demi puis comme défenseur central, s'est révélé le véritable stabilisateur de l'organisation défensive. Sébastien Pocognoli a très bien défendu sur son flanc et son tempérament offensif lui a permis de mettre quelques fois le nez à la fenêtre. Haroun a parcouru un nombre incalculable de km et ses récupérations étaient plus délicates dès le recul de Vertonghen en défense. Tom De Mul et Maarten Martens ont arpenté leur flanc respectif avec toutefois moins de rendement de la part du capitaine belge qui fut d'ailleurs remplacé par Anthony Vanden Borre ; De Mul changeant alors de côté. Dembele jouait en soutien de Kevin Mirallas qui, seul en pointe, a effectué un superbe travail au service du groupe en conservant très bien le ballon pour permettre au bloc de remonter. Et en perte de balle, il a magnifiquement coupé les angles.