Pour succéder à René Vandereycken , pas mal de noms ont été cités, de Dick Advocaat à Laszlo Bölöni en passant par Eric Gerets voire Leo Beenhakker . Mais la signature d'une grosse pointure est-elle réalisable ? L'URBSFA ne roule pas vraiment sur l'or. " Nous nous sommes constitué un petit bas de laine grâce à la recette réalisée contre l'Esp...

Pour succéder à René Vandereycken , pas mal de noms ont été cités, de Dick Advocaat à Laszlo Bölöni en passant par Eric Gerets voire Leo Beenhakker . Mais la signature d'une grosse pointure est-elle réalisable ? L'URBSFA ne roule pas vraiment sur l'or. " Nous nous sommes constitué un petit bas de laine grâce à la recette réalisée contre l'Espagne ", dit Guy Sancke , président de la Commission des finances. " Et si on a écoulé davantage de places que le quota fixé pour les fans bosniaques à Genk, c'était pour des raisons financières. Reste que ce surplus fondrait comme neige au soleil si l'on venait à se séparer avant terme d'un membre du staff actuel. S'il faut débourser plusieurs dizaines de milliers d'euros, la marge de man£uvre sera réduite. " Avec un sélectionneur qui coûte 400.000 euros par an et un adjoint qui n'est pas bon marché non plus, la trésorerie fédérale sera allégrement grevée. C'est pourquoi les noms des techniciens précités (Advocaat perçoit 7,5 millions l'an au Zenit Saint-Pétersbourg) semblent fort peu réalistes. Même si le président de l'Union belge, François De Keersmaeker , laisse tout de même planer un doute puisqu'au retour de Bosnie, il a déclaré que c'est précisément en temps de crise qu'il convenait, quelquefois, d'investir. Mais quid si un de ces ténors venait à son tour à se planter ? Dans ce cas, la fédé ne s'en remettrait tout simplement pas sur le plan pécuniaire. La solution la plus sage, dès lors, ne serait-elle pas de promouvoir Jean-François de Sart qui a fait de l'excellent travail avec les Diablotins, notamment lors des Jeux olympiques 2008 à Pékin ? Il a l'avantage de connaître les joueurs, qui constituent dans une très large mesure l'ossature des A à présent, est bilingue et, par-dessus tout, adepte d'un jeu offensif qui colle mieux aux qualités de la génération présente. Pourquoi ne pas lui doner l'occasion de faire ses preuves lors des matches qu'il reste à disputer dans le cadre des éliminatoires pour la prochaine Coupe du Monde (Espagne, Arménie, Turquie, Estonie) et avant cela fin mai à la Kirin Cup fin où les Diables croiseront le fer avec le Chili et le Japon ? Il sera encore temps de faire le point à ce moment.