L'événement de ce mois de juin c'est évidement le... transfert d'une nouvelle star du foot belge à Manchester City. Notre premier Soulier d'or...féminin. Tessa Wullaert est Citizen. Le plus beau palmarès de notre football est une femme. 25 ans, 10 trophées mais deux finales de Ligue des Champions perdues. Elle va là pour ça. Pour rectifier le tir.
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L'événement de ce mois de juin c'est évidement le... transfert d'une nouvelle star du foot belge à Manchester City. Notre premier Soulier d'or...féminin. Tessa Wullaert est Citizen. Le plus beau palmarès de notre football est une femme. 25 ans, 10 trophées mais deux finales de Ligue des Champions perdues. Elle va là pour ça. Pour rectifier le tir. L'avenir de l'homme, c'est la femme. Celui du foot aussi. Peut-être. Sûrement. L'une de mes plus belles émotions du Mondial c'est ces images de supportrices iraniennes dans les tribunes. Belles, rayonnantes, heureuses. En avril dernier, elles devaient se déguiser en homme pour assister aux matches dans leur pays. Le foot peut encore réaliser de grandes choses pour l'humanité. Pourvu que ça dure... Ça avait plutôt mal commencé, question droits de l'homme. L'affiche d'ouverture : Russie-Arabie saoudite... Comment dire, question propagande pour la liberté d'exister, il y a mieux. Et question tirage au sort aussi. Trop marrant. Le pays organisateur qui rencontre la moins bonne équipe pour se mettre en jambes... Où y a pas de gêne, y a du plaisir. VladimirPoutine y veille. Il a tout verrouillé. Il se passera rien niveau sécurité. La propagande est en marche. Les affaires aussi. Poutine sait y faire. Avec le soutien, certainement, de quelques " familles " locales. On imagine qu'elles ont fait leur business avec la construction des stades et des infrastructures. En échange, le pays est sous contrôle. No violence, no attentat. C'est de plus en plus l'équation gagnante pour les pouvoirs en place. Un autre grand personnage flou, très flou et plutôt filou est bien SeppBlatter. On l'a vu au stade. Soit. Mais on surtout vu beaucoup de monde faire des photos avec lui. L'amnésie du monde est abyssale. De quoi donner le vertige. Pour revenir à l'Iran, j'ai adoré cette équipe. C'est celle qui m'a le plus enthousiasmé question organisation. Oui, oui. Je ne suis pas fou. Subir avec beauté est possible. Ses footballeurs ont un potentiel exceptionnel. On le sent, ils ont obéi à un plan de jeu, pas très joyeux, mis en place par Carlos Queiroz mais ils ont beaucoup plus à offrir. On s'en rendra compte dans les années à venir puisque les Iraniens jouent de plus en plus dans les championnats étrangers. Comme le font les... Argentins. Baladés, humiliés par la Croatie. Outre la perf des Croates, le plus remarquable dans ce match fut la réalisation télé. Cette succession de gros plans des visages argentins après le 3e but était grandiose et en disait plus que 1000 analyses. Un grand moment. L'adéquation foot-tv-spectacle y a pris toute sa grandeur. En attendant, le symbole de cette déroute argentine est évidement Lionel Messi. Déjà que, contre l'Islande, il a réussi la perf d'être depuis le début du Mondial, le joueur à avoir le moins couru sans ballon. 1,42 kilomètre. Moins que Kasper Schmeichel et Hugo Lloris...deux gardiens de but. Question vitesse de course, Iniesta ou Busquets, loin d'être des sprinteurs, ont été flashés plus vite que lui. Question dribble, personne n'avait fait plus mais ça n'a pas marché. Contre la Croatie, il a touché... six ballons dans les 25 mètres adverses. Messi affole les chiffres. Même ceux-là. D'autres affolent et, génial, ce sont nos petits Diables. Après avoir perforé le béton panaméen, ils ont picoté le carton tunisien. Carton pâte. On les a dégustés " al dente ". Grâce à un début de match digne des plus grands. On a tout choisi : la cuisson, la dégustation. Trop jouissif de les voir comme cela décider eux-mêmes du destin d'un match. Sans discussion possible. De la personnalité, de la qualité. Une vraie montée en puissance qui rassure. À l'image de Lukaku. Tous nos chemins mènent à...'Rom'. Belle destination. Deux doublés consécutifs en Coupe du Monde. Personne n'avait réalisé cela depuis un certain Maradona en 1986. Quel beau souvenir, 1986 ! On semble prêt pour un présent encore plus grand. Le niveau va s'élever mais on semble paré. Tout passera par savoir défendre. De... 'Rom' à Moscou.