L'industrie du gaming de compétition connaît une croissance exponentielle depuis une décennie. Elle brasse aujourd'hui des milliards. Le confinement a achevé de la booster. Depuis le mois de mars, l'audimat des compétitions Esports a augmenté de 50%. Plus que les disciplines classiques, les Esports attir...

L'industrie du gaming de compétition connaît une croissance exponentielle depuis une décennie. Elle brasse aujourd'hui des milliards. Le confinement a achevé de la booster. Depuis le mois de mars, l'audimat des compétitions Esports a augmenté de 50%. Plus que les disciplines classiques, les Esports attirent la jeune génération et, malheureusement, la cloue encore un peu plus à son fauteuil. Ce succès va de pair avec un phénomène qui frappe depuis longtemps des sports comme le football et le tennis: le match fixing. Selon ses propres dires, l'Esports Integrity Commission (ESIC) est assaillie de plaintes concernant la falsification de compétitions. Elle en reçoit une centaine par jour. Certaines ne sont pas fondées, mais la commission n'a pas les moyens d'enquêter sur toutes les accusations. Elle n'en a pas moins traité quatorze gros dossiers de match fixing ces trois derniers mois. Le directeur de l'ESIC, Stephen Hanna, affirme que ce n'est que le sommet de l'iceberg et qu'on ne découvre jamais de nombreuses tricheries. Les match fixers approchent surtout les jeunes et leur offrent des milliers d'euros pour perdre délibérément. Les différentes fédérations d'Esports, les organisateurs de tournois et les concepteurs des jeux ne les informent pas suffisamment sur les règles en matière de paris, y compris sur leurs propres matches. En outre, il n'existe aucune fédération qui chapeaute tout cela et établisse des règles claires. Cette carence ne va cependant pas freiner la croissance de l'industrie du gaming.