Eric Gerets, un de nos footballeurs les plus réputés, jouit d'une certaine considération comme entraîneur à l'étranger. Mais le voilà subitement plongé dans le discrédit à Eindhoven. D'après le capitaine du PSV, Mark van Bommel, les joueurs seraient las du Limbourgeois: "Gerets et une série de joueurs-clefs ne sont plus sur la même longueur d'ondes".
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Eric Gerets, un de nos footballeurs les plus réputés, jouit d'une certaine considération comme entraîneur à l'étranger. Mais le voilà subitement plongé dans le discrédit à Eindhoven. D'après le capitaine du PSV, Mark van Bommel, les joueurs seraient las du Limbourgeois: "Gerets et une série de joueurs-clefs ne sont plus sur la même longueur d'ondes". Notre compatriote a réagi avec sa combativité habituelle à ces assertions. C'est lui et personne d'autre qui s'occupera de l'équipe, dans les mois et même les années à venir. D'ailleurs, le président Harry van Raay lui a récemment offert un contrat à durée indéterminée. Eric Gerets a prouvé à suffisance ses qualités de mentor. Il y a quelques mois, avec le gardien, Ronald Waterreus, il a également extirpé son club d'une situation périlleuse en allant personnellement calmer des supporters excités. Il a ainsi préservé le PSV d'une éventuelle suspension en Ligue des Champions. Mais, comme tout entraîneur, il dépend des caprices de ses joueurs. S'il obtient des résultats en championnat et/ou en Coupe UEFA, il désamorcera provisoirement la bombe qui le menace. Sinon, il sera la énième victime de la puissance croissante des joueurs. David O'Leary, l'entraîneur de Leeds United, en a fait les frais également. Le tribunal a été très clément à l'égard de Jonathan Woodgate et David Bowyer, accusés d'avoir tabassé un étudiant asiatique, alors qu'un de leurs compagnons, Paul Clifford, qui n'est pas footballeur, a été condamné à six ans de prison. L'entraîneur a voulu imposer une lourde amende aux joueurs. La direction ne l'a pas suivi. Bowyer a refusé de payer, O'Leary l'a placé sur la liste des transferts mais la direction a offert une prolongation de contrat au joueur, tout en augmentant son salaire... Peter Ridsdale, le président, a justifié sa démarche en attribuant la responsabilité du fameux incident aux drinking habits des footballeurs professionnels. Une excuse fort peu convaincante, qui ne tient même pas compte du fait que les joueurs étrangers, qui constituent près de la moitié des troupes des clubs professionnels britanniques, ne se sont pas laissé entraîner dans la "culture alcoolique" de leurs collègues. Un autre footballeur ne cesse de faire parler de lui: le Français Nicolas Anelka. Il n'en fait qu'à sa tête, sans que nul ne parvienne à s'en rendre maître. Il n'a que 22 ans mais il en est déjà à son quatrième grand club, puisque le PSG vient de le louer à Loverpool. Produit du centre de formation de Clairefontaine, il a littéralement été enlevé du PSG au profit d'Arsenal par Arsène Wenger, pour quelque malheureux 750.000 euros. Il y a disputé quelques bons matches, comme en équipe de France, mais son instabilité lui a valu des problèmes avec ses coéquipiers. Il reprochait notamment à ceux-ci de ne pas lui adresser le ballon assez vite. Il n'aimait pas Londres non plus. Le Real Madrid, pour lequel l'argent ne constitue pas une pierre d'achoppement, l'a transféré pour 33 millions d'euros. Las, comme à Londres, il s'est rapidement rendu insupportable. Introuvable pendant des semaines, il a été suspendu pour un mois et demi. Finalement aligné, il a inscrit quelques buts mais a été recasé au PSG pour la moitié du montant de son transfert à l'été 2000. Souvent réserviste de luxe, il a marqué 10 buts en 40 matches.Gérard Houiller ne l'alignait qu'en l'absence d' Henry ou de Trezeguet en équipes d'âge internationales. Il l'a enrôlé pour pallier le départ à Leeds de Fowler. Nous sommes curieux de savoir combien de temps il restera à Anfield Road et quand son premier caprice l'y rendra indésirable. Mick Michels