S'il réussit les tests physiques, ce 21 avril, Frank De Bleeckere mettra fin à une période de 16 ans sans arbitre belge à la Coupe du Monde. Victime d'une blessure musculaire à l'occasion des premiers tests, le 24 mars, De Bleeckere se voit offrir un rattrapage. Mais pour cela, il doit se soigner comme un professionnel. " Je vais chez le kiné deux fois par jour ", explique-t-il à Studio 1, l'émission de la ...

S'il réussit les tests physiques, ce 21 avril, Frank De Bleeckere mettra fin à une période de 16 ans sans arbitre belge à la Coupe du Monde. Victime d'une blessure musculaire à l'occasion des premiers tests, le 24 mars, De Bleeckere se voit offrir un rattrapage. Mais pour cela, il doit se soigner comme un professionnel. " Je vais chez le kiné deux fois par jour ", explique-t-il à Studio 1, l'émission de la VRT. " Les premiers jours, je ne pouvais même pas monter un escalier. Heureusement, j'ai une bonne condition physique de base, je devrais donc être prêt à temps ". De Bleeckere s'entraîne chaque jour sur le terrain d'Audenaarde. Il suit les schémas d'entraînement que le professeur Helsen lui envoie par mail et utilise un cardio-fréquencemètre, dont les données sont ensuite analysées. Un entraînement collectif hebdomadaire est également programmé. L'arbitrage, chez les De Bleeckere, on connaît puisque le grand-père et le père de Frank ont arbitré en D1. " Ma femme n'aime pas le football et cela m'aide ", dit-il. " Elle ne m'a jamais vu arbitrer. Par contre, avec mon père, je peux en parler pendant des heures. Quand je suis devenu arbitre, à 18 ans, il a suivi chacun de mes matches pendant quatre ou cinq ans. J'ai donc eu droit à un très bon coaching. Chaque semaine, il abordait un thème particulier et me corrigeait ". L'émission abordait également plusieurs thèmes à la mode : les rouspétances, l'aide de l'électronique, la retraite, l'avenir... " Rouspéter, c'est une forme d'agressivité ", commente De Bleeckere. " Si on me dit quelque chose droit dans les yeux, je ne réagis pas. Moi aussi, il m'arrive de charrier un joueur qui manque une occasion et il l'accepte. Par contre, je ne peux pas admettre qu'on prenne le stade ou le banc à témoin car cela peut avoir des conséquences ". L'aide de l'électronique, il est pour. " Ou plutôt : pas contre. Au Pérou, on utilisait un ballon avec une puce pour voir s'il avait franchi la ligne ou non mais cela ne fonctionnait pas. J'ai noté sept buts dans une rencontre où il n'y en a eu que deux. Parce que si le ballon passait au-dessus, ça sonnait. J'ai aussi été le premier à diriger un match de LC avec une oreillette. Cela permet d'améliorer la communication entre arbitres mais ne nous aide pas à commettre moins d'erreurs ". P. SINTZEN