19/02/2015 07 : 30

Le réveil sonne à Ganshoren, où j'habite.
...

Le réveil sonne à Ganshoren, où j'habite. Je cours une heure, comme tous les jours des matches. Si le temps est trop mauvais, je pédale sur les rouleaux. Je cours au parc Elisabeth, près de la basilique de Koekelberg. En vespa, je suis à dix minutes du stade, où m'attend un Uefa Organisational Meeting. On passe une dernière fois tous les détails en revue en compagnie de mon homologue du Dinamo, des responsables de l'UEFA et de la direction. La plupart ont été fixés la veille : l'équipement de l'arbitre, les nôtres, combien y a-t-il de stewards, de journalistes, faut-il arroser le terrain ? Quand les deux clubs ne sont pas d'accord, l'UEFA tranche. Nous prévoyons toujours une escorte policière. La police de Moscou est là, même s'il n'y a pas de danger cette fois. C'est plus risqué quand c'est Galatasaray. Je me rends à Neerpede pour discuter du programme des prochaines heures avec les collaborateurs des réseaux sociaux. Nous annonçons aux supporters qu'exceptionnellement, nous pouvons vendre des billets juqu'à 18h30. Tous les collaborateurs opérationnels lunchent au Green Park, en face du stade. Pour moi, c'est une tomate-crevettes. Herman Van Holsbeeck et la direction déjeunent avec leurs homologues moscovites au Comme chez Soi. Je lis mes courriels. Un jour de match, il y en a peu. Sinon, j'en reçois une centaine par jour. Retour au stade pour une réunion TV avec la VRT, Sporting Telenet et RTL. RTL a installé un studio dans le stade et demande Herman Van Holsbeeck à 18 heures puis un joueur à la mi-temps. Ce sera Ibrahima Conté. Il faut aussi un joueur après le match mais ça, j'en discute avec l'entraîneur. J'accompagne Herman au studio. Je reçois mon collègue russe avec un cadeau, selon la tradition : un livre en français sur Anderlecht car le Dinamo a une connexion francophone. Sinon, j'offre un maillot dédicacé. Je salue mes parents, qui sont dans la salle de réception. Le team manager et moi apprenons qu'il y a un contrôle antidopage. Les deux joueurs désignés ne peuvent pas retourner au vestiaire après le match. Nous avons divulgué la composition de l'équipe une heure et demie avant le coup d'envoi. Pendant le match, je m'assieds à côté du banc, derrière une porte, pour entendre ce que disent l'entraîneur et le quatrième officiel. A huit minutes du coup d'envoi, je me dirige vers le banc pour briefer tout le monde. J'envoie Steven Defour chez les TV pour une brève interview puis je vais au vestiaire. Besnik s'adresse aux joueurs avant de dire qui doit s'adresser à la presse, comme convenu. Le coach doit accorder des interviewes à la TV et donner une conférence de presse. Ça dure vingt minutes en Coupe d'Europe, une heure et demie en championnat. Les Russes ont un interprète et je traduis moi-même en français les questions en néerlandais. J'accompagne le coach au foyer des joueurs, où nous nous installons un moment. Débriefing : c'est une courte réunion d'évaluation avec l'UEFA. Elle est achevée à une heure. Je suis bourré d'énergie, incapable de dormir. Nous allons dans un espace VIP vide, avec des collègues, et nous ouvrons une bouteille. En rentrant, je passe devant le stade Edmond Machtens, mon ancienne école et l'immeuble où ont vécu Raymond Goethals et Jan Mulder, puis la basilique. La nuit sera courte, car je dois être à nouveau au club à 8h30. PAR GEERT FOUTRÉ