1. Tu ne jouais plus à Genk, tu n'avais plus la confiance à Gand, tu joues maintenant tous les matches à Waasland Beveren : tu revis complètement ?

Exactement. La frustration du footballeur qui travaille toute la semaine en sachant qu'il ne jouera pas, maintenant je connais. L'impression d'être une erreur de casting pour le coach, c'est dur à vivre. A Waasland Beveren, j'ai retrouvé des gens qui croient en moi. Dès le premier contact, ils ont été clairs : " On te veut, tu es le profil qu'on recherche. " Je me sens à nouveau important, ça fait du bien ! Je craignais de ne pas être directement au top puisque j'ai signé dix jours avant le début du championnat, après un semblant de préparation avec une équipe B de Gand. Mais tout se passe...

Exactement. La frustration du footballeur qui travaille toute la semaine en sachant qu'il ne jouera pas, maintenant je connais. L'impression d'être une erreur de casting pour le coach, c'est dur à vivre. A Waasland Beveren, j'ai retrouvé des gens qui croient en moi. Dès le premier contact, ils ont été clairs : " On te veut, tu es le profil qu'on recherche. " Je me sens à nouveau important, ça fait du bien ! Je craignais de ne pas être directement au top puisque j'ai signé dix jours avant le début du championnat, après un semblant de préparation avec une équipe B de Gand. Mais tout se passe bien. Gand jouera les play-offs. Parce que la direction a énormément investi. Parce que le noyau a été formé dès le début juillet alors que la plupart des autres clubs attendaient les éventuelles bonnes affaires de fin août. Parce que Vanhaezebrouck est un bon coach. Ce n'est pas parce qu'il a échoué à Genk qu'il n'est pas valable. Inversement, ceux qui se sont plantés à Gand ne sont pas nécessairement mauvais, je pense à Dury et à Fernandez. Autre argument : la direction a suivi la politique de recrutement souhaitée par Vanhaezebrouck, en lui donnant les moyens pour réaliser les transferts qu'il voulait. Il n'a pas reçu un héritage empoisonné comme certains entraîneurs précédents, on ne lui a pas donné un vestiaire catastrophique. Il ne faut pas non plus trop généraliser. Le foot reste un monde de machos où tout le monde parle d'argent, de voitures et de vêtements, mais dans un groupe de 25, on trouve toujours bien l'un ou l'autre équipier avec lequel on peut aborder le foot, la tactique, la famille, l'actualité politique ou économique. Un noyau pro, ce ne sont pas que des crétins qui ne s'intéressent qu'à la façon dont ils vont dépenser leur prochain salaire. Je ne peux pas m'empêcher d'être nostalgique ! J'ai commis des erreurs à cette période-là. Je venais d'être champion, j'étais capitaine, j'allais en équipe nationale, on venait de se qualifier pour la Ligue des Champions. Je souffrais d'un début de pubalgie et je savais que je devais arrêter, mais j'ai continué. Avec des infiltrations et des anti-inflammatoires. J'étais sur le tremplin, prêt à sauter, la planche a craqué et ça a été le début d'un enfer de 10 mois. Ça fait mal quand j'y repense mais d'un autre côté, je n'ai que 26 ans et ça me motive de travailler pour revivre des moments pareils. Je n'en ai peut-être pas assez profité. Sans doute parce que j'étais trop jeune pour me rendre compte de ce que je vivais. Je m'y sentais en sécurité... à 99 %. La situation s'est dégradée après mon retour en Belgique. Et je comprends que l'Union Belge ait fait le nécessaire pour ne pas y aller. Maintenant, l'Israël de tous les jours, ce n'est pas ce qu'on nous montre à la télé. On donne des images de Gaza, ce n'est pas ça le quotidien des Israéliens. PAR PIERRE DANVOYEDavid Hubert " Le titre et la Ligue des Champions avec Genk, les Diables... je ne peux pas m'empêcher d'être nostalgique. "