1 Vous êtes souvent en Belgique ?

En principe, durant les trois années à venir, je serai disponible, afin d'assurer le suivi de l'arbitrage. La fédération m'a demandé d'établir un rapport car les gens n'étaient pas satisfaits du niveau de l'arbitrage belge. Il y a eu des discussions sur l'intégrité et des influences qui n'auraient pu dû exister. La situation n'était pas dramatique mais elle était perfectible.

2 La saison prochaine, vous allez faire passer de huit à douze le nombre d'arbitres à mi-temps mais vous devrez composer avec les personnes déjà disponibles.

En effet. Nous n'avons pas de possibilités de transferts comme les clubs, qui peuvent aller chercher ailleurs des footballeurs quand les leurs ne sont pas satisfaisants. Un club peut aussi faire souffler un vent nouveau en engageant un autre entraîneur. Il ne faut pas toujours changer tous les joueurs. Les meilleurs entraîneurs sont ceux qui retirent le maximum des joueurs mis à leur disposition, même s'il est possible de voir arriver un ou deux autres noms.

En ce qui nous concerne, tout le monde part de zéro la saison prochaine. Nous allons supprimer la barrière entre les arbitres de D1A et de D1B afin que les clubs n'aient plus l'impression d'avoir un arbitre de division deux. Tous les arbitres peuvent siffler des matches professionnels. Les désignations dépendront de leur forme. Le talent est présent mais doit peut-être être formé un peu différemment. Plus de motivation, plus d'inspiration.

3 Ce qui nous surprend dans les interviews des joueurs et des entraîneurs, c'est qu'ils donnent l'impression de ne plus connaître les règles et de ne plus comprendre certaines décisions. Qu'allez-vous changer de ce point de vue ?

Il faut une communication plus claire et plus ouverte. Je ne veux pas paraître négatif mais nous devons mieux éduquer les gens. Frank De Bleeckere et Bertrand Layec vont s'en charger dans les clubs, images à l'appui, pour être clairs. Nous le faisons depuis des années en Angleterre. Cet été, les règles vont subir des modifications importantes. Par exemple, les attaquants ne pourront plus se placer dans le mur sur les coups francs. Des mesures vont accélérer le jeu. Nous allons devoir bien expliquer tout ça. Nous voulons un arbitrage indépendant mais pas un arbitrage qui soit séparé du reste du football. Je comprends que les clubs professionnels critiquent notre plan. C'est moins financier que lié à leur influence. Il peut être difficile de perdre l'influence qu'ils ont eu sur notre corps arbitral. Mais la question est : pourquoi le voulaient-ils et était-ce positif ? La réponse semble couler de source...

Nous devons mieux expliquer à chacun le fonctionnement du VAR. " David Elleray

4 Le VAR a été l'objet de nombreuses interrogations pendant les play-offs. On avait parfois l'impression que c'était l'homme présent dans le bus qui dirigeait le match.

Nous devons mieux expliquer à chacun le fonctionnement du VAR. J'ai trouvé qu'il avait déjà progressé pendant les play-offs. Il y avait une meilleure compréhension entre joueurs, arbitre et VAR. Nous essayons de corriger l'impression que les décisions sont prises dans le bus en encourageant les arbitres à aller voir eux-mêmes les images. Ce n'est pas nécessaire en cas de faute claire mais sinon, mieux vaut qu'ils aillent jeter un coup d'oeil. Les joueurs veulent en effet que ce soit l'arbitre qui prenne la décision. Il doit être fort. Il a pris une décision et si le replay ne le convainc pas, il peut maintenir sa décision. Sauf si elle est clairement erronée mais apparemment, on peut encore en débattre... ( Rires)

5 Dans votre analyse, vous critiquez la condition des arbitres, surtout des assistants. Ils doivent devenir des athlètes, dites-vous. C'est étonnant car ils s'entraînent déjà beaucoup.

Les séances doivent être plus intenses et dirigées par une personne à temps plein. Je suis convaincu qu'un groupe d'arbitres qui pénètre dans un hôtel doit être comme un groupe de joueurs. Des joueurs plus âgés, je le reconnais, mais quand même : des footballeurs ! Mon analyse vise surtout les assistants. Je ne les critique pas mais il est nécessaire d'accomplir un nouveau pas en avant. Les semi-pros vont continuer à s'entraîner ici deux fois par semaine mais nous voulons voir tous les arbitres, assistants y compris, toutes les trois semaines. Ils vont bénéficier d'un suivi plus intense et recevoir des devoirs pour diminuer leur pourcentage de graisse corporelle. On peut travailler à distance.

1 Vous êtes souvent en Belgique ?En principe, durant les trois années à venir, je serai disponible, afin d'assurer le suivi de l'arbitrage. La fédération m'a demandé d'établir un rapport car les gens n'étaient pas satisfaits du niveau de l'arbitrage belge. Il y a eu des discussions sur l'intégrité et des influences qui n'auraient pu dû exister. La situation n'était pas dramatique mais elle était perfectible. 2 La saison prochaine, vous allez faire passer de huit à douze le nombre d'arbitres à mi-temps mais vous devrez composer avec les personnes déjà disponibles. En effet. Nous n'avons pas de possibilités de transferts comme les clubs, qui peuvent aller chercher ailleurs des footballeurs quand les leurs ne sont pas satisfaisants. Un club peut aussi faire souffler un vent nouveau en engageant un autre entraîneur. Il ne faut pas toujours changer tous les joueurs. Les meilleurs entraîneurs sont ceux qui retirent le maximum des joueurs mis à leur disposition, même s'il est possible de voir arriver un ou deux autres noms. En ce qui nous concerne, tout le monde part de zéro la saison prochaine. Nous allons supprimer la barrière entre les arbitres de D1A et de D1B afin que les clubs n'aient plus l'impression d'avoir un arbitre de division deux. Tous les arbitres peuvent siffler des matches professionnels. Les désignations dépendront de leur forme. Le talent est présent mais doit peut-être être formé un peu différemment. Plus de motivation, plus d'inspiration. 3 Ce qui nous surprend dans les interviews des joueurs et des entraîneurs, c'est qu'ils donnent l'impression de ne plus connaître les règles et de ne plus comprendre certaines décisions. Qu'allez-vous changer de ce point de vue ? Il faut une communication plus claire et plus ouverte. Je ne veux pas paraître négatif mais nous devons mieux éduquer les gens. Frank De Bleeckere et Bertrand Layec vont s'en charger dans les clubs, images à l'appui, pour être clairs. Nous le faisons depuis des années en Angleterre. Cet été, les règles vont subir des modifications importantes. Par exemple, les attaquants ne pourront plus se placer dans le mur sur les coups francs. Des mesures vont accélérer le jeu. Nous allons devoir bien expliquer tout ça. Nous voulons un arbitrage indépendant mais pas un arbitrage qui soit séparé du reste du football. Je comprends que les clubs professionnels critiquent notre plan. C'est moins financier que lié à leur influence. Il peut être difficile de perdre l'influence qu'ils ont eu sur notre corps arbitral. Mais la question est : pourquoi le voulaient-ils et était-ce positif ? La réponse semble couler de source... 4 Le VAR a été l'objet de nombreuses interrogations pendant les play-offs. On avait parfois l'impression que c'était l'homme présent dans le bus qui dirigeait le match. Nous devons mieux expliquer à chacun le fonctionnement du VAR. J'ai trouvé qu'il avait déjà progressé pendant les play-offs. Il y avait une meilleure compréhension entre joueurs, arbitre et VAR. Nous essayons de corriger l'impression que les décisions sont prises dans le bus en encourageant les arbitres à aller voir eux-mêmes les images. Ce n'est pas nécessaire en cas de faute claire mais sinon, mieux vaut qu'ils aillent jeter un coup d'oeil. Les joueurs veulent en effet que ce soit l'arbitre qui prenne la décision. Il doit être fort. Il a pris une décision et si le replay ne le convainc pas, il peut maintenir sa décision. Sauf si elle est clairement erronée mais apparemment, on peut encore en débattre... ( Rires) 5 Dans votre analyse, vous critiquez la condition des arbitres, surtout des assistants. Ils doivent devenir des athlètes, dites-vous. C'est étonnant car ils s'entraînent déjà beaucoup. Les séances doivent être plus intenses et dirigées par une personne à temps plein. Je suis convaincu qu'un groupe d'arbitres qui pénètre dans un hôtel doit être comme un groupe de joueurs. Des joueurs plus âgés, je le reconnais, mais quand même : des footballeurs ! Mon analyse vise surtout les assistants. Je ne les critique pas mais il est nécessaire d'accomplir un nouveau pas en avant. Les semi-pros vont continuer à s'entraîner ici deux fois par semaine mais nous voulons voir tous les arbitres, assistants y compris, toutes les trois semaines. Ils vont bénéficier d'un suivi plus intense et recevoir des devoirs pour diminuer leur pourcentage de graisse corporelle. On peut travailler à distance.