S'il semblait s'être éveillé plus tôt que les autres en début de saison, alors que les cadors du championnat étaient encore en rodage, Dante Vanzeir passe cette fois par la grande porte pour soulever son deuxième trophée en l'espace de trois mois. Une récompense pour la forme étincelante d'un club flashé à douze points sur douze sur la ligne d'arrivée du mois d'octobre, et pour un attaquant toujours aussi prolifique: en 345 minutes, l'ancien de Genk a frappé à quatre reprises sans oublier de délivrer deux passes décisives. Suffisant pour devancer son coéquipier Deniz Undav, le redoutable attaquant malinois Hugo Cuypers, et le duo zébré form...

S'il semblait s'être éveillé plus tôt que les autres en début de saison, alors que les cadors du championnat étaient encore en rodage, Dante Vanzeir passe cette fois par la grande porte pour soulever son deuxième trophée en l'espace de trois mois. Une récompense pour la forme étincelante d'un club flashé à douze points sur douze sur la ligne d'arrivée du mois d'octobre, et pour un attaquant toujours aussi prolifique: en 345 minutes, l'ancien de Genk a frappé à quatre reprises sans oublier de délivrer deux passes décisives. Suffisant pour devancer son coéquipier Deniz Undav, le redoutable attaquant malinois Hugo Cuypers, et le duo zébré formé par Ali Gholizadeh et Ryota Morioka. Du côté du Parc Duden, la fête aurait pu être aussi intense qu'en août dernier si le plébiscite des lecteurs n'avait pas fait pencher la balance du côté de l'excellent Wouter Vrancken dans son duel très serré avec Felice Mazzù pour le titre de coach du mois écoulé. Au sortir d'un septembre délicat, où il est sorti des trois rencontres disputées sans réaliser la moindre action décisive, Vanzeir s'est repris d'emblée quand octobre a frappé à sa porte. Dès le premier week-end du mois, il sanctionne le Cercle avec un doublé après l'heure de jeu qui met les siens sur orbite. À deux reprises, c'est évidemment son acolyte Deniz Undav qui se charge de la passe décisive. Si la rencontre suivante, la seule disputée à domicile lors de ce mois de déplacements, reste dans les mémoires comme celle de Kaoru Mitoma, héros de la victoire renversante face à Seraing, Vanzeir ne se formalise pas de n'occuper que le second rôle, et n'oublie surtout pas d'alimenter le compteur. Un long centre de Casper Nielsen et une remise de l'inévitable Undav isolent le buteur unioniste au second poteau, et offrent l'égalisation aux Saint-Gillois avant que deux buts supplémentaires du feu follet japonais n'entérinent la victoire du leader. À un quart d'heure du terme, c'est d'ailleurs Vanzeir qui dépose le 3-2 dans la course de Mitoma. C'est encore à l'ombre que le Limbourgeois enfile le costume du sauveur au Kehrweg, quand les Pandas tentent de faire subir à l'Union le sort connu par Seraing une semaine plus tôt. Revenus de 0-2 à 2-2, les germanophones perdent la rencontre quand Dante Vanzeir donne une leçon d'appel/contre-appel sur le flanc gauche avant de livrer le but de la victoire dans les pieds de Nielsen, à l'entrée de la surface. Briller dans les moments qui comptent devient une manie, une nouvelle fois répétée sur la pelouse de la Ghelamco Arena au moment d'être à la réception d'un centre d'Undav - évidemment - pour déverrouiller le marquoir. La forme du buteur a visiblement tapé dans l'oeil de Roberto Martínez, déjà élogieux après les premières sorties de la saison de Vanzeir. Confronté à une série de blessures sans précédent dans son secteur offensif, le sélectionneur des Diables lui ouvre les portes de Tubize. Comme une nouvelle preuve que dans le football, tout va très vite. Surtout Dante Vanzeir.