Le boss espagnol des Diables Rouges a travaillé pendant six mois en Premier League, à Everton. Il connaît donc par coeur les deux plus grands championnats du monde. Le football international n'a plus de secrets pour lui non plus et il a découvert la Jupiler Pro League. Il nous a reçu à l'Union belge, sur fond d'Atomium, pour revenir sur une année 2016 riche en événements footballistiques.
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Le boss espagnol des Diables Rouges a travaillé pendant six mois en Premier League, à Everton. Il connaît donc par coeur les deux plus grands championnats du monde. Le football international n'a plus de secrets pour lui non plus et il a découvert la Jupiler Pro League. Il nous a reçu à l'Union belge, sur fond d'Atomium, pour revenir sur une année 2016 riche en événements footballistiques.ROBERTO MARTINEZ : C'est l'éternel débat : qui de Messi ou de Ronaldo est le meilleur ? Lionel Messi prouve qu'il ne faut pas être un géant ni posséder des qualités physiques exceptionnelles pour réussir. Son toucher de balle est exceptionnel. Quand il a le ballon, je souris car je sais que quelque chose d'extraordinaire peut se produire. Pour moi, il méritait son cinquième Ballon d'Or. MARTINEZ : En Angleterre, le foot au Boxing Day est une institution, une tradition à laquelle on ne touche pas. Les Anglais fêtent Noël au football et ça les rend heureux. Un joueur apprend à aimer Noël tout en jouant au football. Mais après, il faudrait une trêve, histoire d'éviter la fatigue mentale. Les joueurs se fixent des objectifs et une petite trêve leur permet de recharger les accus. Sans cela, c'est impossible. Les Anglais ne devraient pas reprendre le 1er janvier, mais fin janvier. MARTINEZ : Près de 80 % de nos joueurs évoluent en Premier League. On constate lors de chaque grand tournoi que les joueurs anglais sont plus fatigués que les autres. C'est aussi dû au fait qu'en Angleterre, il n'y a pas de match facile : il faut se battre chaque semaine. Il faut interrompre ce bloc de dix mois de football consécutifs. Nous devons veiller à ce que les joueurs puissent souffler, ne serait-ce que mentalement. MARTINEZ : Je connaissais déjà La Gantoise depuis quelques années car Victor Fernandez y avait été entraîneur. Son histoire est fantastique. Je sais qu'il n'y a pas si longtemps, le club était endetté mais il a tout remboursé et il joue dans un stade magnifique. C'est un exemple de gestion mais je suis surtout très impressionné par les prestations sur le terrain. L'entraîneur a opté pour un système de jeu qui convient à merveille à ses joueurs. MARTINEZ : Quand on est fan de football, on doit suivre ce qui se passe au plus haut niveau car c'est là que se joue l'avenir du football. Mais pour être honnête, l'aspect politique du football m'intéresse peu. La FIFA est l'une des organisations les plus puissantes au monde et on voudrait qu'elle soit exemplaire à tout point de vue. On espère que le nouveau président va lui rendre du crédit, tout le monde le regarde. MARTINEZ : Oui et non. Je suis partisan d'une assistance à l'arbitrage et donc de toute mesure qui va en ce sens. Par contre, je ne suis pas pour un arbitrage sans faute. Le football est fait d'erreurs, il faut que l'arbitre puisse continuer à interpréter les règles. On peut dire, grâce aux caméras, si le ballon a franchi la ligne. Je suis donc favorable à la technologie sur la ligne de but. D'autant que la décision est immédiate et qu'il n'y a pas d'interruption. Mais je n'ai pas envie que chaque décision de l'arbitre fasse l'objet d'une analyse. Si on veut éviter les erreurs, il faut avant tout professionnaliser l'arbitrage. MARTINEZ : Il y aura toujours des discussions. Moi aussi, j'ai rouspété mais, avec l'expérience, on apprend à accepter plus facilement des décisions avec lesquelles on n'est pas d'accord. MARTINEZ : En football, il est devenu très difficile d'innover car tout a déjà été inventé. Mais Cruijff était un révolutionnaire. En matière d'idées et de vision des choses, il avait des années d'avance sur tout le monde. Il a influencé le football de façon exceptionnelle, il a changé le jeu pour toujours. Les réactions à l'annonce de son décès ont été formidables. On y a senti le respect et la gratitude du monde du football à son égard. MARTINEZ : Il a inventé la base qui a permis au tiki-taka de se développer. Pour que ce style de jeu puisse se perfectionner, il fallait des joueurs comme Iniesta, Xavi et Messi. Barcelone a adopté sa philosophie du football. Il mettait l'accent sur la possession de balle, exigeait un pressing haut et rapide dans le but de jouer offensivement. Il faut que le Nou Camp garde cette ligne de conduite. En Catalogne, Cruijff est toujours un dieu parce qu'à Barcelone, le football signifie beaucoup, c'est une façon de s'identifier, de s'opposer au pouvoir central de Madrid. Mais l'influence de Johan va plus loin. Il a inspiré tout le monde et a fait progresser notre sport. MARTINEZ : Le genre d'histoire qui fait que l'on aime le football. C'est rafraîchissant. Le fait que des joueurs moins connus dirigés par un cerveau comme Claudio Ranieri aient pu réaliser cela doit inspirer tout un chacun dans le monde du sport. Je ne pense toutefois pas qu'on reverra cela de si tôt. Et sûrement pas en Premier League. Un an plus tôt, les Foxes avaient failli descendre et, aujourd'hui, ils sont retombés là où on les attendait. Mais ce qu'ils ont fait doit constituer la preuve qu'en football, quand on veut arriver à quelque chose, c'est possible. MARTINEZ : Ces clubs avaient d'autres obligations - Champions League, Europa League, FA Cup - et ont perdu des points en championnat. Leicester n'avait qu'un objectif et n'a cessé de grandir. La Premier League est plus compétitive que jamais car l'argent donne la possibilité aux clubs de transférer des joueurs de 30 millions et plus. MARTINEZ : Moi, ce que je veux, c'est voir des matches qui me passionnent parce que les deux équipes peuvent et veulent l'emporter. Et c'est surtout en Premier League que cela arrive. Les styles de jeu sont très différents. On peut y jouer très offensivement et très défensivement mais on trouve toujours une équipe qui plaît. La Liga compte les deux meilleurs joueurs du monde et peut-être aussi les deux meilleures équipes de la planète. La Serie A est très dynamique, tout le monde n'y pratique plus le catenaccio. Du point de vue tactique, c'est un championnat très intéressant mais c'est en Angleterre qu'il est le plus difficile de remporter un match. MARTINEZ : Les équipes espagnoles sont plus fraîches en fin de saison. Bien plus fraîches que les équipes anglaises, en tout cas. Ce n'est pas un hasard. Je travaille depuis quelques mois avec des garçons qui évoluent dans différents pays et je vois la différence entre ceux qui ont droit à une trêve hivernale et les autres. MARTINEZ : Ça aide. Les grands clubs peuvent se permettre de faire tourner leur effectif. Peu d'équipes pensent pouvoir l'emporter au Camp Nou ou à Santiago Bernabeu. J'ai ressenti cela dès mon premier déplacement à Bernabeu. Sur le terrain, on se sent tout petit. Et plus petit encore lorsque le public se met à crier. En Premier League, si on se donne à 101 %, on a toujours une chance. A Barcelone et à Madrid, on entame le match avec une longueur de retard sur le plan psychologique. MARTINEZ : La technique seule ne suffit pas. Il faut être au top à tous les niveaux. Les clubs espagnols ont depuis longtemps confiance en leur façon de travailler. Les équipes B évoluent en D2 et c'est l'idéal pour aider des joueurs à s'imposer. Ils sont formés techniquement, tactiquement et physiquement. Mais le plus important, c'est qu'ils acquièrent de l'endurance sur le plan mental et une mentalité de gagneurs. MARTINEZ : Il ne faut pas surestimer leur importance. Je suis très impressionné par vos écoles de sport de haut niveau. Sur papier, c'est parfait mais il est crucial qu'à partir de 18 ans, un joueur évolue dans une série compétitive. Les équipes B espagnoles sont confrontées à des formations professionnelles, les points comptent car elles peuvent descendre. A cet âge, l'avenir d'un joueur est déterminé par le niveau auquel il joue. Youri Tielemans n'a que 19 ans mais il compte déjà plus de 120 matches au plus haut niveau. Cela lui confère une avance énorme sur d'autres joueurs de son âge. MARTINEZ : A l'époque, j'étais encore loin de la Belgique mais depuis, j'ai eu l'occasion d'évaluer cette performance. Je sais que Bruges a travaillé dur et a tout planifié. C'est un club impressionnant. Son laboratoire sportif est digne des meilleurs clubs européens et Michel Preud'homme est un entraîneur formidable. MARTINEZ : On se posait beaucoup de questions quant au nouveau format, avec 24 équipes. J'estimais qu'il était très positif que plusieurs pays puissent participer à l'EURO pour la première fois mais ce système permet de se qualifier pour le tour suivant en faisant trois matches nuls. C'est faire la promotion du football négatif et on a vu le résultat : personne ne voulait prendre de risque. MARTINEZ : Quand une équipe comme l'Islande va aussi loin et bat l'Angleterre, la manière ne compte pas. La fin justifie les moyens. C'est une belle histoire et on oublie tout le reste. MARTINEZ : C'était une équipe très bien organisée avec deux joueurs qui étaient dans une forme extraordinaire. De plus, c'était la première fois depuis 1958 que le pays participait à un grand tournoi. Il n'avait rien à perdre et pouvait compter sur deux joueurs de niveau mondial. Je me réjouis de voir le pays de Galles en Coupe du monde car la barre est désormais placée plus haut. Les habitants, surtout, attendent davantage de cette équipe. MARTINEZ : Oui mais l'équipe doit aussi être équilibrée. Si on possède un joueur de classe mondiale à chaque poste et que celui-ci affiche une bonne mentalité, on est invincible. La classe est, sans aucun doute, l'élément le plus important. Dans le football moderne, on peut aller loin en étant bien organisé mais pour gagner régulièrement, il en faut plus. MARTINEZ : Pour moi comme pour tous les amateurs de football, ce fut une surprise. Le pays de Galles n'avait rien à perdre et on attendait énormément de la Belgique. Je n'ai suivi cela que de loin mais ce fut un choc pour presque tout le monde. Le pays de Galles avait très bien joué jusque-là mais on se demandait s'il pourrait reproduire ses dernières prestations. La réponse était donc positive. La Belgique comptait pas mal de blessés et ce match est arrivé à un mauvais moment pour elle. Les circonstances étaient très différentes pour les deux équipes. Plus j'ai analysé ce match, plus j'ai été convaincu de l'importance de l'aspect mental. Dans un grand tournoi, c'est même plus important que le talent. Nous devons en être convaincus et en tenir compte. Cela vaut aussi pour nos équipes d'âge. Cela fait dix ans que les U21 ne se sont plus qualifiés pour un grand tournoi. C'est bizarre quand on voit le matériel humain dont on a disposé au cours de cette période. Nous devons accorder plus d'importance à l'aspect psychologique du football. MARTINEZ : Cela ne m'a pas surpris. Ce n'est pas un hasard si Joachim Löw a remporté la Coupe du monde. C'est quelqu'un qui, tactiquement, réfléchit. Il aurait pu être arrogant et dire qu'il s'en tenait à son système de jeu. Les grands entraîneurs n'optent pas pour le système qu'ils affectionnent mais pour celui qui peut faire gagner leur équipe. Quand elle a affronté l'Allemagne, l'Italie était sur un nuage mais les aménagements apportés par Löw ont permis à l'Allemagne d'arracher les tirs au but et, finalement, la qualification. MARTINEZ : Cela nous enseigne que le football en sait toujours plus que celui qui y est impliqué. Le Portugal ne jouait qu'en fonction de Nani et de Cristiano Ronaldo. Lorsque ce dernier a dû quitter le terrain, chacun a pris une part de responsabilité et la conscience collective a pris le dessus. Cela a permis aux Portugais de croire en leurs chances jusqu'au bout et même d'inscrire le seul but du match au cours des prolongations. Un scénario incroyable. Au début du tournoi, le Portugal jouait bien mais il n'obtenait pas les résultats qu'il méritait. L'équipe s'est ensuite métamorphosée, elle a joué le contre. Cela a rendu les Portugais tellement flexibles qu'ils ont pu s'adapter à la perte de leur meilleur joueur. De plus, mentalement, ils n'avaient plus rien à perdre. C'était fascinant à voir. MARTINEZ : J'étais très étonné. Je ne m'attendais pas à ce que le championnat de Belgique soit aussi compétitif. J'étais impressionné, d'autant que je savais que ce championnat avait révélé de nombreux joueurs talentueux. Le fait que Zulte Waregem soit resté aussi longtemps en tête démontre bien qu'il y a beaucoup de bonnes équipes en Belgique. Cela s'est d'ailleurs vérifié en Europa League. MARTINEZ : C'est vrai, il y a davantage de variété tactique qu'en D1 hollandaise, par exemple. En Angleterre, une équipe peut carrément changer de système d'une semaine à l'autre. Ici, chaque entraîneur tente à chaque fois d'appliquer la tactique qui convient le mieux à son équipe. MARTINEZ : J'ai vu jouer chaque équipe au moins une fois au stade mais il me reste encore quatre ou cinq stades à visiter. Je veux rencontrer tous les entraîneurs afin qu'ils sachent que j'ai aussi entraîné un club et que je connais leurs problèmes. MARTINEZ : Le béton ne m'intéresse pas. L'ambiance autour des terrains est fantastique, les supporters donnent de la voix. En Espagne, les supporters viennent pour se faire gâter et, si le spectacle est bon, ils s'amusent. En Angleterre, c'est différent : les supporters pensent qu'ils doivent pousser les joueurs à se donner à fond. En Belgique il y a des drapeaux, des couleurs. Les joueurs passent aussi beaucoup de temps avec les supporters, ce qui n'arrive jamais en Premier League. MARTINEZ : Ce fut une période très intense pour moi et elle a mal commencé contre l'Espagne. A ce moment-là, je me suis dit que j'avais fait le bon choix. J'ai 43 ans et, à cette phase de ma carrière, j'ai besoin d'un défi, de pression. Ce soir-là, j'ai compris ce que les Diables Rouges représentaient pour beaucoup de gens. Dans la plupart des pays, les supporters sont contents si l'équipe gagne. Si ce n'est pas le cas, ils pensent à autre chose. Ici, après la défaite, j'ai ressenti la douleur du public et des joueurs, ce qui a amené cette réaction à Chypre. En quelques jours, nous avons changé de façon drastique notre manière de jouer. Cela n'était possible qu'avec des joueurs totalement concentrés. Ils ont montré qu'ils avaient le sens des responsabilités et j'étais fier d'eux. MARTINEZ : J'étais présent lors du match décisif face à l'Angleterre mais l'équipe s'était déjà qualifiée la veille en fonction des autres résultats du groupe. Je suis très impressionné par la méthode de travail d'Yves Serneels et de son staff. On a beaucoup parlé de cette qualification pour l'EURO aux Pays-Bas. Ce tournoi va inciter beaucoup de jeunes filles à jouer au football et c'est très important pour la fédération. MARTINEZ : Bien sûr. Cela s'apprécie différemment car c'est très tactique. On remarque plus clairement les intentions du coach que dans un match masculin. C'est moins spontané, l'entraîneur a plus d'emprise sur le jeu. MARTINEZ : Il est de plus en plus difficile de battre les favoris. Les meilleures équipes gagnent presque tout le temps mais, au plus haut niveau, c'est ce qu'on veut voir, n'est-ce pas ? MARTINEZ : Je trouve qu'il n'a pas eu de chance. J'ai assisté à tous les matches et il est difficile d'expliquer pourquoi ils se sont retrouvés les mains vides. Ils ont bien mieux joué que ce que le nombre de points laisse supposer. MARTINEZ : Ça me fait penser à l'EURO 2016. Pour les petits pays, c'est un avantage mais je me pose des questions quant au format. Il ne faudrait pas que le niveau de la Coupe du monde chute. On peut aussi se demander à quoi servirait la phase de qualifications si autant de pays sont qualifiés. Je suis partisan d'un format qui incite les équipes à prendre des risques et à produire un football offensif. MARTINEZ : Nos matches de qualification les plus difficiles sont ceux contre la Bosnie et la Grèce, à domicile et en déplacement. Nous devons encore disputer trois de ces quatre rencontres et n'avons donc pas encore le droit de rêver. Ce que nous avons fait jusqu'ici est bien mais ça ne nous garantit rien. Une seule équipe est automatiquement qualifiée, la marge d'erreur est donc réduite. Plus que les chiffres, c'est la mentalité des joueurs qui me fait plaisir. Tout le monde a travaillé dur et l'équipe a progressé. Les adversaires n'étaient pas toujours de très haut niveau et il est donc difficile de dire où nous en sommes exactement mais le match amical aux Pays-Bas nous a apporté pas mal d'informations. MARTINEZ : Aux Pays-Bas, j'ai tout de même compris rapidement que ce derby avait une signification pour les joueurs, la presse et le public. C'était à la fois enrichissant et frustrant. Quand on joue en déplacement et qu'on a 60 % de possession de balle, on doit gagner. Cela veut dire que nous devons encore progresser. Je pense qu'on ne pouvait pas trouver de match amical plus intéressant que contre les Hollandais. MARTINEZ : Cela permet à ceux qui pensent que le football est une question de vie ou de mort de relativiser. La première question qu'on se pose, c'est comment une telle catastrophe peut se produire en 2016. J'ai trouvé les réactions dans le monde entier très émouvantes. Il est difficile de comprendre comment le rêve de jeunes sportifs en pleine forme peut se terminer en cauchemar. Personne n'oubliera jamais Chapecoense. MARTINEZ : On ne sait plus que croire. Tout ce qui est paru n'était pas exact. Avec les réseaux sociaux, tout sort et cela change la façon de travailler. Ces informations ne m'ont pas étonné mais elles ne me réjouissent pas. Je veux que les joueurs montrent sur le terrain qu'ils ont du talent et qu'ils fassent tout pour gagner. Le reste, c'est du cirque. MARTINEZ : Les gens pensent que les joueurs sont des personnages publics et que tout le monde a le droit de savoir combien ils gagnent et comment ils vivent. Je crains que nous devions nous habituer à cela. Ces garçons gagnent beaucoup d'argent parce qu'ils travaillent dans un secteur très lucratif et ils doivent accepter certaines choses. MARTINEZ : A chaque fois qu'une nouvelle idée surgit, on pense à tout sauf aux joueurs. L'intention est bonne mais pour les joueurs, ça me semble impossible. Pour moi, c'est indéfendable. PAR FRANÇOIS COLIN - PHOTOS BELGAIMAGE" L'EURO à 24 permet de se qualifier pour le tour suivant en faisant trois nuls. C'est faire la promotion du football négatif. " ROBERTO MARTINEZ " Les grands entraîneurs n'optent pas pour le système qu'ils affectionnent, mais pour celui qui peut faire gagner leur équipe. " ROBERTO MARTINEZ " Je ne m'attendais pas à ce que le championnat de Belgique soit aussi compétitif. " ROBERTO MARTINEZ