Le contraste avec Hans Vanaken, qui semblait parfois évité par ses coéquipiers en début de rencontre avant de s'insérer naturellement dans les combinaisons sur son côté gauche fétiche au fil des minutes, était saisissant. Dès sa montée sur la pelouse, tous les Diables ont semblé vouloir confier le ballon aux pieds de Yari Verschaeren. Un signe qui ne trompe pas. Une reconnaissance de champions qui a atteint son paroxysme quand Yannick Carrasco a déposé...

Le contraste avec Hans Vanaken, qui semblait parfois évité par ses coéquipiers en début de rencontre avant de s'insérer naturellement dans les combinaisons sur son côté gauche fétiche au fil des minutes, était saisissant. Dès sa montée sur la pelouse, tous les Diables ont semblé vouloir confier le ballon aux pieds de Yari Verschaeren. Un signe qui ne trompe pas. Une reconnaissance de champions qui a atteint son paroxysme quand Yannick Carrasco a déposé entre les mains du dernier numéro 10 de Neerpede un penalty synonyme de premier but international. Malgré la faiblesse de l'adversaire, dans un duel plus déséquilibré que jamais face à Saint-Marin, Verschaeren a fait parler ses qualités sur la pelouse du stade Roi Baudouin, réveillant un match plutôt endormi depuis le retour des vestiaires malgré les tentatives vaines d' Eden Hazard de faire trembler les filets. En une demi-heure offerte par Roberto Martinez, Yari a réussi cinq dribbles, meilleur total national sur l'ensemble de la rencontre. Référence européenne en la matière, son capitaine Eden n'en avait rentré que quatre en une heure. Avec seulement deux échecs dans ses assauts balle au pied, le jeune créateur d'Anderlecht affiche aussi un taux de réussite insolent de 71% dans ses dribbles. Le tout agrémenté de deux occasions de but offertes à ses coéquipiers, et de ce penalty provoqué puis transformé devant un stade conquis. " Il a montré une certaine arrogance positive ", s'enchantait Roberto Martinez après la rencontre, conscient du talent hors-normes de ce gamin qui ne semble jamais avoir peur de demander le ballon, malgré le pedigree de tous ceux qui l'entourent. Pas réputé pour être le plus collectif du groupe diabolique, Carrasco lui a ainsi déposé neuf ballons dans les pieds en 30 minutes, alors que Vanaken et Youri Tielemans l'ont trouvé quatre fois chacun. Verschaeren s'est d'ailleurs installé naturellement sur le flanc gauche, celui où les Diables aiment confisquer le ballon, là où le flanc droit est plutôt celui des athlètes. " Techniquement, il est incroyablement fort ", saluait encore le sélectionneur. Avant une comparaison prometteuse pour l'avenir immédiat de Yari chez les Diables : " J'ai exactement le même feeling avec lui que celui que j'avais aux débuts de Tielemans. "