Le foot, c'est la vie, on vous le hurle une fois de plus. Ce 17 mars, un homme a franchi la ligne blanche. Celle de la vie. Il exerçait son art. Il jouait au foot, il a été hors la vie pendant 78 minutes. Cliniquement mort. Son c£ur lâche à White Hart Lane, les 36.000 autres dans le stade battent à l'unisson. Tellement de choses se révèlent dans l'excès. L'excès du prix trop cher payé pour jouer a généré un feu d'artifice d'humanité.

Celle d'un homme qui, pourtant, porte trop souvent le deuil. L'arbitre, le meilleur du monde, a été fidèle à son standing. Monsieur HowardWebb a très vite pris la décision courageuse d'arrêter définitivement le match. Dans le doute, pas de doute.

Celle du réalisateur de la télévision anglaise nous a aussi donné une leçon de dignité. Pas de voyeurisme. Au pays de la presse poubelle, cette homme a su faire le tri entre l'innommable et le remarquable. Le drame qui se jouait sur la pelouse, on l'a compris, on l'a vécu à travers les regards, les larmes et les prières. Celles de Rafaelvan der Vaart qui prie pour le salut de ce qui n'est plus un adversaire. Les larmes de Jermaine Defoe en gros plan. Mais aussi celles des supporters de Tottenham. Un homme se bat pour vivre, il est forcément de notre famille. Pudeur, candeur devant l'incompréhensible.

Le stade se vide dans le calme, le recueillement. Un quart de finale de FA Cup ne vaut rien quand la vie d'un homme frôle l'élimination définitive. Les questions, ce sera pour plus tard. Les moyens ne justifieront jamais un possible mot fin sur le destin d'un gamin. Fabrice Muamba va mieux, c'est un miraculé. C'est un ange qui a envoyé un message. Puissions-nous le retenir. Il a vaincu le mal pour nous rappeler le bien.

Comme ce geste du Messie Thierry Henry. Un aller-retour New York-Londres pour nous rappeler ce qu'est la classe. Il traverse l'Atlantique pour une visite de quelques minutes à son jeune collègue. Titi a pris une décision qui n'a rien à voir avec le jeu, comme M. Webb, l'homme du jugement dernier qui fait honneur à sa corporation. Peut-être la plus importante décision de sa carrière.

Les arbitres font un métier où on ne les juge que sur leurs erreurs. Et pourtant ! Les dernières études anglaises sont implacables sur le quasi-impeccable. 92 % de leurs décisions sont bonnes. Pour les juges de touche, on grimpe à 99 %. Et pourtant ! Certains coaches ont tout fait pour les envoyer sur le bûcher de la vindicte. La science tactique allait jusqu'à envoyer ses réservistes s'échauffer derrière le linesman qui devait juger des attaques de leur équipe. Avec consigne de le frôler ou de lui parler quand les coéquipiers sur la pelouse enclenchaient une attaque.

Les hommes de ligne se sont plaints. On a imposé la séparation entre les remplaçants et eux. D'où ce taux de 99 % de réussite. Sir Alex Ferguson n'est pas le dernier à avoir abusé. Lui qui n'hésite pas à charger les hommes en noir et à dire de l'ex-arbitre Alan Wiley qu'il " donne des cartons uniquement pour avoir le temps de récupérer. Ça lui fait à chaque fois 30 secondes pour compenser son manque de condition ". Dur, le Fergie. Mais il s'était excusé !

D'ailleurs, les stats continuent de grandir les referees. Malgré le fait que tout va plus vite : la vitesse de jeu a augmenté de 20 % en cinq ans. Un arbitre doit décider au moins 500 fois sur un match. En moyenne, une décision à prendre toutes les 12 secondes. En sachant qu'ils ne peuvent pas se trouver à plus de 15 mètres d'une phase, cela fait des kilomètres. Y a intérêt, à être au rendez-vous.

Sur une saison, il y a quelque chose comme 30.000 tacles en Premier League et seuls 5 % sont jugés fautifs. La campagne Respect commence à porter ses fruits. Les cartons pour simulation et rouspétance ont diminué de 50 % en trois ans. Cette saison un seul joueur a été sanctionné deux fois pour avoir fait semblant. Gareth Bale, le joueur de... l'année. Le 17 mars, à White Hart Lane, un collègue du génial Gallois ne simulait pas et a pourtant failli être définitivement sanctionné. Sûr que ça l'a fait réfléchir. Le foot n'est qu'un jeu. Le foot, c'est la vie.

Dans le drame Muamba, l'arbitre a bien décidé.

Le foot, c'est la vie, on vous le hurle une fois de plus. Ce 17 mars, un homme a franchi la ligne blanche. Celle de la vie. Il exerçait son art. Il jouait au foot, il a été hors la vie pendant 78 minutes. Cliniquement mort. Son c£ur lâche à White Hart Lane, les 36.000 autres dans le stade battent à l'unisson. Tellement de choses se révèlent dans l'excès. L'excès du prix trop cher payé pour jouer a généré un feu d'artifice d'humanité. Celle d'un homme qui, pourtant, porte trop souvent le deuil. L'arbitre, le meilleur du monde, a été fidèle à son standing. Monsieur HowardWebb a très vite pris la décision courageuse d'arrêter définitivement le match. Dans le doute, pas de doute. Celle du réalisateur de la télévision anglaise nous a aussi donné une leçon de dignité. Pas de voyeurisme. Au pays de la presse poubelle, cette homme a su faire le tri entre l'innommable et le remarquable. Le drame qui se jouait sur la pelouse, on l'a compris, on l'a vécu à travers les regards, les larmes et les prières. Celles de Rafaelvan der Vaart qui prie pour le salut de ce qui n'est plus un adversaire. Les larmes de Jermaine Defoe en gros plan. Mais aussi celles des supporters de Tottenham. Un homme se bat pour vivre, il est forcément de notre famille. Pudeur, candeur devant l'incompréhensible. Le stade se vide dans le calme, le recueillement. Un quart de finale de FA Cup ne vaut rien quand la vie d'un homme frôle l'élimination définitive. Les questions, ce sera pour plus tard. Les moyens ne justifieront jamais un possible mot fin sur le destin d'un gamin. Fabrice Muamba va mieux, c'est un miraculé. C'est un ange qui a envoyé un message. Puissions-nous le retenir. Il a vaincu le mal pour nous rappeler le bien. Comme ce geste du Messie Thierry Henry. Un aller-retour New York-Londres pour nous rappeler ce qu'est la classe. Il traverse l'Atlantique pour une visite de quelques minutes à son jeune collègue. Titi a pris une décision qui n'a rien à voir avec le jeu, comme M. Webb, l'homme du jugement dernier qui fait honneur à sa corporation. Peut-être la plus importante décision de sa carrière. Les arbitres font un métier où on ne les juge que sur leurs erreurs. Et pourtant ! Les dernières études anglaises sont implacables sur le quasi-impeccable. 92 % de leurs décisions sont bonnes. Pour les juges de touche, on grimpe à 99 %. Et pourtant ! Certains coaches ont tout fait pour les envoyer sur le bûcher de la vindicte. La science tactique allait jusqu'à envoyer ses réservistes s'échauffer derrière le linesman qui devait juger des attaques de leur équipe. Avec consigne de le frôler ou de lui parler quand les coéquipiers sur la pelouse enclenchaient une attaque. Les hommes de ligne se sont plaints. On a imposé la séparation entre les remplaçants et eux. D'où ce taux de 99 % de réussite. Sir Alex Ferguson n'est pas le dernier à avoir abusé. Lui qui n'hésite pas à charger les hommes en noir et à dire de l'ex-arbitre Alan Wiley qu'il " donne des cartons uniquement pour avoir le temps de récupérer. Ça lui fait à chaque fois 30 secondes pour compenser son manque de condition ". Dur, le Fergie. Mais il s'était excusé ! D'ailleurs, les stats continuent de grandir les referees. Malgré le fait que tout va plus vite : la vitesse de jeu a augmenté de 20 % en cinq ans. Un arbitre doit décider au moins 500 fois sur un match. En moyenne, une décision à prendre toutes les 12 secondes. En sachant qu'ils ne peuvent pas se trouver à plus de 15 mètres d'une phase, cela fait des kilomètres. Y a intérêt, à être au rendez-vous. Sur une saison, il y a quelque chose comme 30.000 tacles en Premier League et seuls 5 % sont jugés fautifs. La campagne Respect commence à porter ses fruits. Les cartons pour simulation et rouspétance ont diminué de 50 % en trois ans. Cette saison un seul joueur a été sanctionné deux fois pour avoir fait semblant. Gareth Bale, le joueur de... l'année. Le 17 mars, à White Hart Lane, un collègue du génial Gallois ne simulait pas et a pourtant failli être définitivement sanctionné. Sûr que ça l'a fait réfléchir. Le foot n'est qu'un jeu. Le foot, c'est la vie. Dans le drame Muamba, l'arbitre a bien décidé.