Lyon, frappé dans son orgueil après avoir perdu le titre, avait délié les cordons de la bourse (72 millions d'euros) pour retrouver son lustre. Et deux mois après avoir repris la compétition, l'Olympique Lyonnais est largement dans les temps. Impérial contre Anderlecht, sûr contre la Fiorentina, l'OL a réussi son entrée en Ligue des Champions. Et en championnat, Lyon s'est détaché, aux côtés de Bordeaux. Preuve que l'opération lifting est réussie. Les départs de Juninho et de Karim Benzema ne sont plus qu'un lointain souvenir.
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Lyon, frappé dans son orgueil après avoir perdu le titre, avait délié les cordons de la bourse (72 millions d'euros) pour retrouver son lustre. Et deux mois après avoir repris la compétition, l'Olympique Lyonnais est largement dans les temps. Impérial contre Anderlecht, sûr contre la Fiorentina, l'OL a réussi son entrée en Ligue des Champions. Et en championnat, Lyon s'est détaché, aux côtés de Bordeaux. Preuve que l'opération lifting est réussie. Les départs de Juninho et de Karim Benzema ne sont plus qu'un lointain souvenir. Mais davantage que les résultats, la satisfaction générale réside dans le rendement des recrues. Surtout dans le secteur offensif. Michel Bastos, Lisandro Lopez et Bafé Gomis ont inscrit 15 des 21 buts. Et chacun s'est montré décisif : Gomis (six buts), invisible la saison passée avec Saint-Etienne, a inscrit le but de l'égalisation contre le PSG, celui de la victoire à Toulouse et Valenciennes et a fait basculer le match contre Nancy. Lisandro Lopez (six buts), élu joueur du mois d'août, a pleinement convaincu les supporters lyonnais qui trouvaient son prix surestimé. En marquant quatre de sept buts contre Anderlecht, il fut le bourreau des Mauves. Quant à Bastos (trois buts, deux passes décisives), il fut élu homme du match à Lorient. " Aussi vite, tous ensemble, et dans de telles proportions, franchement, tu n'es jamais sûr de rien ", a déclaré le conseiller du président, Bernard Lacombe, à L'Equipe. Mais les recrues ne sont pas les seules satisfactions. Essayé à deux reprises dans l'axe défensif, Jérémy Toulalan a laissé bonne impression. Comme le nouveau venu, Aly Cissokho, qui a trouvé peu à peu ses marques sur le flanc gauche et s'entend très bien avec Lisandro. Miralem Pjanic a réussi à prendre le relais de Juninho. Un an après son arrivée discrète. Quant à l'entraîneur, Claude Puel, il n'a pas encore laissé son empreinte à l'OL. Seul un titre pourrait convaincre les derniers sceptiques. Mais il reste fidèle à son système de rotation. L'OL s'accroche en championnat et brille sur la scène européenne. A Toulouse, le banc de Lyon était notamment composé de Nicolas Seguin (19 ans), Ishak Belfodil (17 ans), Maxime Gonalons (20 ans) et Clément Grenier (18 ans). Et c'est la rentrée de l'attaquant Yannis Tafer (18 ans) qui a fait basculer le match. Preuve que Lyon peut gagner en laissant ses cadres au repos. POLÉMIQUE après PSG-Lyon (1-1). Les Lyonnais avaient égalisé sur un but entaché d'un hors-jeu mais ce que les Parisiens n'admettent pas, c'est la visite du président Jean-Michel Aulas dans le vestiaire des arbitres à la mi-temps. LES FUMIGÈNES dans la tribune font débat. Quatre rencontres de Ligue 1 ont déjà été arrêtées cette saison pour abus de fumigènes. GRENOBLE reste à quai. Zéro point en sept journées. BOULOGNE-SUR-MER sera privé pour cinq mois de son attaquant-vedette et capitaine, Grégory Thil, opéré de la cheville droite. LILLE continue à voir son groupe menacé d'explosion. Eden Hazard est fortement courtisé par Arsenal ; Yoann Cabaye par l'AS Rome alors qu' Aurélien Chedjou sera absent quatre à six semaines (déchirure aux ischio-jambiers). MAURICE COHEN, le président de Nice, poussé dehors, a démissionné. Le nom de Bernard Tapie a déjà été évoqué. Il a démenti la rumeur. AIMÉ JACQUET s'est vu proposer une place au conseil d'administration de Saint-Etienne. COUPE DE LA LIGUE : En 1/16e de finale, Grenoble, Montpellier, Valenciennes, Auxerre, Nice, Monaco, Boulogne et Sochaux ont été éliminés. KARIM BENZEMA a avoué sur Telefoot que chez les Bleus, ça n'allait pas aussi bien qu'au Real et que contre la Roumanie, il n'avait pas eu envie de monter au jeu. STÉPHANE VANDE VELDE