Après un parcours plus qu'honorable l'an passé au vu de la jeunesse de l'équipe, Visé éprouve en ce début de saison de grosses difficultés à être réaliste. Le club est en effet lanterne rouge de l'antichambre de l'élite. L'équipe est toujours aussi jeune et toujours entraînée par Jean-Pierre Philippens. Pourtant, Guy Thiry, président du club, ne veut pas qualifier les actuelles performances comme étant maigres.
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Après un parcours plus qu'honorable l'an passé au vu de la jeunesse de l'équipe, Visé éprouve en ce début de saison de grosses difficultés à être réaliste. Le club est en effet lanterne rouge de l'antichambre de l'élite. L'équipe est toujours aussi jeune et toujours entraînée par Jean-Pierre Philippens. Pourtant, Guy Thiry, président du club, ne veut pas qualifier les actuelles performances comme étant maigres. Guy Thiry : Je trouve qu'on ne joue pas si mal. Nos résultats ne reflètent pas notre qualité de jeu. C'est vrai qu'on a enduré des moments difficiles en cours de deuxième mi-temps à Eupen (3-0). Sinon, en général, on a fait jeu égal avec la majorité des équipes. La moyenne d'âge du noyau est extrêmement basse et ce dernier recèle beaucoup de talent. Maintenant, ce que je souhaite, c'est le redressement fiscal de mon club. Il faudra, après celui-ci, développer l'encadrement des jeunes. Actuellement, un entraîneur de jeunes touche, chez nous, la modique somme de 1.000 euros par an. C'est inadmissible ! On a eu aussi des problèmes de comptabilité mais tout est réglé. Lors des saisons précédentes, on a chaque fois perdu de l'argent. Je ne veux plus revivre cette situation ! On a pour cet exercice un petit budget et, en toute logique, je devrais beaucoup moins intervenir au niveau financier. Oui, tout à fait ! On a réalisé de très bons matches mais quelques joueurs d'expérience ne feraient vraiment pas défaut au sein de l'équipe. Il ne manque vraiment pas grand-chose. J'ai totalement confiance en lui mais également en mon équipe. Les éléments ont beau être très jeunes, ça ne change aucun paramètre. Je les ai prévenus que je leur faisais confiance jusqu'en janvier, et après, on avisera. Peut-être que pendant le mercato, quelques joueurs dotés d'une certaine maturité viendront engrosser le noyau. Oui, c'est vrai. Mais c'était logique qu'il réponde favorablement aux sirènes du club phare du pays. Cela démontre que Visé réalise du bon travail. C'est positif ! Il a été axé sur le plan régional tant pour l'entraîneur que pour les joueurs. Ces derniers proviennent pour la plupart du Standard et du FC Liégeois. Donc de la province en général. Par exemple, Gillet a été formé à Visé et était parti à Liège. Mais il est revenu vu que Liège a rétrogradé. Au niveau des transferts, l'objectif a donc été atteint. C'est principalement moi qui ai décidé des joueurs à vendre et à acheter. Avant, je faisais confiance à l'entraîneur. Il disposait d'un budget et avait carte blanche pour ses choix. Dorénavant, il n'en est absolument plus question ! Le maintien. Tenter de nous sauver me semble vraiment capital. J'espère juste que je ne devrai pas trop investir financièrement. Le cas échéant, je le ferai. Mais j'espère ne pas devoir passer par là. On a du potentiel ! Ce n'est pas comme si nous n'avions pas d'équipe et d'énormes carences au niveau des infrastructures. A long terme, j'espère trouver des partenaires financiers ou peut-être revendre le club. J'attends de voir. Mais je reste enthousiaste ! Je reste visétois et supporter. Si une bonne occasion se présente, c'est l'homme d'affaires qui réapparaîtra. La stabilisation en D2 me semble être un objectif raisonnable pour l'avenir. En 12 années de présidence, j'ai connu six belles années dans cette série. Cela doit perdurer. Les raisons étaient simplement financières. Bodart avait été engagé pour son expérience mais également pour amener une grosse part financière. Le budget était à l'époque de 1.500.000 euros et il devait encore apporter 250.000 euros. En décembre, il n'avait toujours rien apporté matériellement et je l'ai convoqué. Il m'a expliqué que l'argent allait bientôt rentrer dans les caisses. Mais il n'en fut rien. En février, la situation n'avait toujours pas changé. J'ai donc dû prendre mes responsabilités. Dehors ! C'est logique pour un entraîneur de faire des résultats quand on dispose d'un tel budget. L'an dernier, le FC Brussels a été champion avec un budget de 1.250.000 euros. Quoi de plus normal ? Dans ses interviews, Bodart énumère souvent ce qu'il a fait et apporté au club. Mais pour moi, il a beau râler, il n'a pas rempli son contrat. Mais cela, il ne le déclare pour ainsi dire jamais ! Absolument pas ! Ce n'est pas réellement le cas. J'ai toujours dit qu'il y avait la place pour un deuxième club liégeois parmi l'élite. Ce sera peut-être un jour Visé. Mais maintenant, il faut mettre un point d'orgue sur le redressement financier. On fera une analyse de la situation en fin de saison. J'espère, comme je l'ai dit, trouver des partenaires afin de vraiment créer un bon club. On peut, pour ce faire, rallier de nombreux supporters. Visé est quand même la capitale de la Basse Meuse. Il ne devrait donc pas y avoir de problèmes pour remplir un stade. Mais pour cela, il faut des moyens financiers ! J'ai déjà beaucoup donné pour le sport et pour nos infrastructures. C'est un passe-temps pour moi. Mais est-il normal que des personnes privées doivent intervenir pour éduquer sportivement nos jeunes ? Les pouvoirs publics s'occupent déjà de l'éducation scolaire. Pourquoi n'interviendraient-ils pas au niveau sportif ? C'est une question que je me pose de façon récurrente. Encadrer 20 équipes de jeunes demande énormément d'énergie et d'argent. Personnellement, je ne vise absolument pas les bénéfices. Si je me suis lancé dans une telle aventure, c'est pour satisfaire une passion grandissant sans cesse. Gérer un club n'équivaut pas à gérer une entreprise ! Tim Baete" J'espère TROUVER DES PARTENAIRES ou peut-être... REVENDRE LE CLUB "