Positif

Big Dan, dont l'arme fatale est le jeu de tête, est devenu, après ses 2 buts en Turquie, le meilleur défenseur-buteur (9 buts) de tous les temps des Diables Rouges. S'appuyant sur son physique de déménageur (1m96 et 96 kg !), il règne en maître dans le trafic aérien aussi bien dans son propre rectangle qu'en zone de finition. Comme sur son premier but à Istanbul, il parvient à bloquer l'adversaire avec son corps. Son timing, sa détente et son coup de tête font le reste.
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Big Dan, dont l'arme fatale est le jeu de tête, est devenu, après ses 2 buts en Turquie, le meilleur défenseur-buteur (9 buts) de tous les temps des Diables Rouges. S'appuyant sur son physique de déménageur (1m96 et 96 kg !), il règne en maître dans le trafic aérien aussi bien dans son propre rectangle qu'en zone de finition. Comme sur son premier but à Istanbul, il parvient à bloquer l'adversaire avec son corps. Son timing, sa détente et son coup de tête font le reste. C'est un joueur qui dégage une énorme puissance physique notamment sur les courses de 30-40 mètres. Dans les duels d'homme à homme, quand les espaces sont réduits et que cela frotte, il se montre intransigeant. Il utilise très bien les membres supérieurs pour prendre le dessus sur son opposant direct. Ses charges épaule contre épaule sont également décisives dans la reconquête du ballon. Après l'acharnement médiatique de sa bourde contre l'Allemagne, le Munichois aurait pu capituler en quittant l'équipe nationale ou peut-être rentrer dans la polémique par presse interposée. Il a tout simplement choisi la meilleure des réponses : celle du terrain ! Cela démontre une force de caractère hors du commun qui lui a d'ailleurs permis de devenir ce qu'il est, lui qui était loin d'être un surdoué du foot. Il a également toujours fait son trou face à une concurrence féroce. A 32 ans, il possède une très grande expérience aussi bien en équipe nationale qu'en club. Ses nombreuses années de Bundesliga ont fait de lui un joueur qui dégage une grande sérénité et qui apporte une autorité naturelle à ses coéquipiers. Le très jeune groupe de Georges Leekens a besoin de quelques garçons de sa trempe et de son vécu pour être encadré et recadré ! Sa frappe de balle est de bon niveau et ses longs services au départ de la défense sont bien appuyés. Avec sa puissance, il ne doit pas beaucoup forcer pour donner des ballons à plus de 50 mètres. Soit ses dégagements recherchent l'attaquant pivot central, soit ils sont expédiés vers un flanc pour trouver de l'espace pour un joueur rapide. Son tackling fait également partie de ses grandes qualités. Quand il est lancé pour effectuer une intervention glissée latérale, il est impressionnant tant il y met tout son c£ur et tout son poids. Il est plus fort du côté droit que du gauche : c'est en partie pour cela qu'il évolue le plus souvent comme défenseur central droit. Il est également doté d'une bonne technique dans ce domaine mais parfois il manque de spontanéité pour se jeter au sol dans les petits espaces, comme sur la faute qui lui a valu la carte jaune contre les Turcs. Daniel est un joueur qui n'a pas peur de prendre ses responsabilités. Il s'érige en vrai patron, non seulement de défense mais également d'équipe. Son coaching et ses directives sont très ciblées et sur le terrain, ce n'est pas quelqu'un qui parle pour ne rien dire. Il rassure ses coéquipiers et ses propos sont le plus souvent tenus dans l'intérêt du collectif. Il fait preuve d'un engagement de tous les instants, ce qui est la marque de fabrique de tous les joueurs à dominance physique. Il ne relâche quasiment jamais la pression sur son adversaire direct. Le héros malheureux du premier match de qualifications de l'Euro 2012 fait preuve parfois de nonchalance et, vu sa position en défense centrale, ses erreurs se paient cash. Sa grande expérience fait qu'il est parfois trop sûr de lui et qu'il hésite à dégager bien loin le ballon, sans prendre le moindre risque. Contre l'Allemagne, personne ne lui aurait reproché d'avoir expédié le ballon dans la tribune. Il a parfois tendance à trop vouloir reconstruire proprement. Sa vitesse de démarrage est inférieure à la plupart des défenseurs véloces. Il éprouve plus de difficultés quand il est confronté à des petits attaquants techniques plutôt que face à des joueurs au gabarit se rapprochant du sien. A son âge, il utilise moins l'anticipation et il profite de son placement pour tenter de masquer ce défaut, encore plus visible depuis l'instauration de la défense en ligne chez les Diables. Bref, il manque tout simplement de mobilité. Malgré sa formation d'attaquant de pointe, il manque manifestement de polyvalence : il ne peut quasiment s'exprimer que comme défenseur central. Dans le jeu également, il reste confiné dans son rôle, ne sortant presque jamais de position, excepté sur phases arrêtées. C'est typiquement un défenseur axial, qui manque de créativité pour évoluer comme demi défensif. A l'heure actuelle, ce poste exige que l'on soit le premier relanceur de l'équipe capable d'évoluer avec le jeu dans son dos, ce que Daniel ne peut pas faire. Il montre également un déficit au niveau des qualités techniques pures. C'est pour cette raison qu'il a reculé dans le jeu après avoir fait ses classes comme avant. Ses contrôles et ses relances courtes sont parfois approximatives. Il est aussi mis en difficulté face à un pressing adverse intensif. Ses dribbles et ses enchaînements manquent de finesse et sont plutôt placés sous le registre de la puissance physique. Dandoit avoir le jeu devant lui pour être performant. Quand il est dans l'obligation de se retourner que ce soit lors d'un retour défensif ou en possession de balle pour se remettre dans le sens du jeu, il perd une grande partie de son aisance. Il a besoin d'attaquer le ballon vers l'avant, situation où son gabarit fait merveille. Par contre, les ballons en profondeur dans son dos lui posent beaucoup de problèmes surtout quand la défense évolue très haut. Il n'est plus très perfectible et arrive tout doucement en fin de carrière. Avec sa stature, il va devoir continuer à beaucoup s'entraîner au risque de perdre son niveau actuel. Sa mentalité et le fait d'évoluer dans le meilleur club allemand devraient lui permettre de vivre encore 2 ou 3 belles années. Il ne doit toutefois pas relâcher l'étreinte car son manque d'explosivité ne va pas aller en s'améliorant. Même si Daniel s'appuie sur un gros vécu, tactiquement il connaît encore certains manquements notamment au niveau de l'anticipation. Dans les moments chauds, voire quand son partenaire commet une erreur, il éprouve des difficultés à prévoir les évènements. On peut aussi qualifier cette lacune de petit déficit au niveau du feeling. Pour couvrir son partenaire de flanc ou central, il est plutôt réactif qu'actif, d'où une intervention parfois tardive. Né en 1963, Etienne Delangre joua comme défenseur au Standard de 1981 à 1992 (267m en D1 et 6b, champion en 82 et 83). Ex-chargé de cours à l'Ecole du Heysel, il coacha de la P1 à la D1 (Charleroi).