Après l'engagement, entre autres, de Daniel Van Buyten (26 ans) et d'Emile Mpenza, Hambourg a été considéré comme une révélation possible du championnat mais après six journées et autant de points, le club hanséatique se retrouve à une onzième place décevante alors que l'entraîneur, Klaus Toppmöller, a déjà dirigé plusieurs fois le match de la dernière chance.
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Après l'engagement, entre autres, de Daniel Van Buyten (26 ans) et d'Emile Mpenza, Hambourg a été considéré comme une révélation possible du championnat mais après six journées et autant de points, le club hanséatique se retrouve à une onzième place décevante alors que l'entraîneur, Klaus Toppmöller, a déjà dirigé plusieurs fois le match de la dernière chance. Daniel Van Buyten : Quand même pas. L'Intertoto nous a coûté des forces et nous n'avons pu nous régénérer avant le début de la Bundesliga. Il ne faut pas chercher la cause de notre mauvais classement plus loin. Nous voulions nous qualifier pour la Coupe UEFA mais en demi-finales, nous sommes tombés sur la Villarreal, nettement plus forte que nous. La plupart des joueurs ont accusé le contrecoup et nous n'avons pas eu le temps de digérer ces rudes efforts. Progressivement, nous retrouvons notre meilleure condition. Absolument. Avant, nous ne nous sommes inclinés contre le VfB Stuttgart et Kaiserslautern qu'en fin de match. Maintenant, nous nous appuyons sur un collectif plus solide. Notre sélection n'est encore qu'à 70 % de ses possibilités. Nous avons donc une large marge de progression mais ça demande du temps alors qu'ici, la patience n'est pas vraiment une qualité. Cela reste possible, si nous alignons une série de bons résultats. La lutte sera très ardue car le niveau de la Bundesliga est extrêmement élevé. Ici, chaque équipe est capable de battre les autres. Chaque match est assorti de suspense. Quand une équipe ne tourne pas, on cherche des boucs émissaires. Notre entraîneur est visé depuis un certain temps. Hambourg reste un grand club, doté d'ambitions et les journalistes qui le suivent sont critiques. Ils citent volontiers le nom de successeurs. Le groupe des joueurs est à fond derrière l'entraîneur. Nous n'avons aucun problème. Toppmöller a une expérience inestimable, il sait très bien ce qu'il peut atteindre avec son noyau. Il lui arrive de s'exprimer en termes durs. Il dit ce qu'il pense. Certains acceptent mal la vérité. Parfois, il invite trois ou quatre joueurs clefs de l'équipe dans son bureau pour discuter de tout. Il privilégie le dialogue. Je m'attendais un peu à du football anglais. Beaucoup de duels, du physique, de l'ambiance. En France, l'accent est placé sur la tactique et la technique. Le football allemand est un mélange des deux styles et ça me convient parfaitement. L'entraîneur. Il m'a convoqué dans son bureau. Il trouve que je suis un leader. Je suis bien dans le groupe, je ne rate aucun entraînement. Il a surtout loué ma mentalité et le fait que je m'exprime couramment en allemand. Pour moi, c'est un très grand honneur. Depuis, j'ai déjà organisé quelques soupers pour le groupe, pour favoriser sa cohésion. Offensivement oui, avec deux buts en six matches, mais sur le plan défensif, je peux mieux. Nous encaissons trop de buts. C'est de mon ressort. Cependant, je reçois des notes et des commentaires positifs à chacune de mes prestations. Oui mais tout le monde s'attend à ce qu'il marque immédiatement. C'est dommage. Il abat quand même du boulot en perte de balle mais on n'en tient guère compte. L'approvisionnement n'est pas optimal non plus. Dans ce cadre, l'arrivée d'Almani Moreira est une bonne chose. Il sait comment servir Emile. Sergei Barbarez m'a dit qu'elle n'avait pas été impressionnante contre la Bosnie-Herzégovine. Cela nous ouvre des perspectives. Nous devons tout mettre en £uvre pour prendre des points. par Frédéric Vanheule