L'ancien Carolo a trouvé chaussure à son pied à Mannheim, en Allemagne. A 30 ans, cette évolution dans sa carrière lui fait du bien.
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L'ancien Carolo a trouvé chaussure à son pied à Mannheim, en Allemagne. A 30 ans, cette évolution dans sa carrière lui fait du bien. Daniel Camus: J'avais déjà eu des contacts à l'étranger, notamment avec Milwall, en Angleterre, mais à la fin de la saison passée, je m'attendais à prolonger mon séjour à Charleroi. J'avais gelé mes touches avec Mons, la Louvière et le Lierse. Puis, hélas, je n'ai pas trouvé d'accord avec les Zèbres. Un émissaire de Mannheim a suivi un match amical du Sporting face à l'équipe nationale Espoirs et j'ai eu une proposition. Cela a été vite. Mon père gère mon magasin de Bruxelles, ma mère celui d'Auvelais. Mon épouse est mannequin: pas de problèmes de travail pour elle en Allemagne car ses agences y sont bien représentées. Que représente Mannheim en Allemagne?Certains ont souri en apprenant que ce club était en D2. Il faut savoir deux choses. La D2 est très médiatisée, populaire, et la différence n'est pas grande avec la D1. Un club comme Francfort a un budget de 50 millions d'euros. La D1 et la D2 composent en fait la Bundesliga, et nous jouons souvent devant 25.000 spectateurs à l'extérieur. Tout est hyperpro: préparation, soins, staff et services administratifs du club. L'actuel Mannheim est né de la fusion des deux clubs de la ville, projet mené à bien par une grande compagnie d'assurance établie ici. Je n'ai jamais été en aussi bonne condition physique de ma vie. Il est vrai que la travail de préparation de la saison a été énorme. Finalement, sans avoir la chance de jouer pour le compte d'un des grands, j'avais fait le tour du sujet en Belgique après avoir gagné mon pain à Bruxelles (RWDM), en Flandre (Gand et Malines) et en Wallonie (Charleroi). Je prends un bol d'air frais...Le début de saison n'est-il pas plus difficileque prévu?Oui, nous avons noté trois défaites, de justesse, mais personne n'est négatif. On ne regarde pas dans le rétro mais devant soi en ne cherchant pas des excuses mais des solutions. C'est un nouveau groupe avec beaucoup d'étrangers et on a besoin d'un peu de temps. Le club veut monter en D1 dans les trois ans et est très content de moi. A 30 ans, un joueur est à son top en Allemagne. On n'exige pas l'impossible d'un gars de 20 ans comme c'est devenu le cas en Belgique. Les Allemands sont très patients à l'égard des jeunes qui ne sont pas obligés de porter trop vite le poids de toute une équipe. Je découvre aussi une belle région entre le Rhin et le Neckar. C'est une expérience sportive, humaine et familiale intéressante sur toute la ligne. Je ne m'attendais à une séjour aussi positif : je renais Mannheim. (P. Bilic)