J acky Mathijssen a donc obtenu, avec MomoDahmane, le renfort offensif qu'il réclamait à cor et à cri depuis la blessure de Wesley Sonck. L'attaquant de Mons ne constituait cependant pas son maître-choix en Belgique mais avait pour nom le buteur sénégalais de Zulte Waregem, Mbaye Leye. Mais dans la mesure où sa tête était mise à prix pour 1,5 million d'euros, la direction des Bleu et Noir a préféré jeter son dévolu sur le Franco-Algérien, acquis pour moins d...

J acky Mathijssen a donc obtenu, avec MomoDahmane, le renfort offensif qu'il réclamait à cor et à cri depuis la blessure de Wesley Sonck. L'attaquant de Mons ne constituait cependant pas son maître-choix en Belgique mais avait pour nom le buteur sénégalais de Zulte Waregem, Mbaye Leye. Mais dans la mesure où sa tête était mise à prix pour 1,5 million d'euros, la direction des Bleu et Noir a préféré jeter son dévolu sur le Franco-Algérien, acquis pour moins d'un tiers de ce montant. Une opportunité sur les plans financier et sportif, peut-être. Mais humainement parlant ? Après Vadis Odjidja, les Flandriens viennent d'engager deux gars pas faciles à gérer. A Anderlecht, le médian belgo-ghanéen s'était fréquemment poussé du col, alors qu'il n'avait pas encore prouvé quoi que ce soit au plus haut niveau. L'autre en revanche, qui a fait ses preuves (50 buts en 102 matches au total depuis son arrivée chez les Francs Borains en 2005) a, dans le même temps, multiplié les frasques et autres coups de gueule qui lui ont valu une réputation de très mauvais coucheur. Notamment à Genk, où il claqua la porte il y a tout juste un an, excédé de ne pas y faire figure d'incontournable et duquel Hugo Broos a dit : " Sportivement, Dahmane en impose mais pour le reste, c'est un empêcheur de tourner en rond ". Dans une entité qui, durant des lustres, a toujours été synonyme de havre de paix, l'ancien Dragon n'est toutefois pas le premier à débarquer avec un tempérament de feu. Avant lui, le Club avait déjà dû composer avec d'autres fortes têtes, du style Robert Spehar ou, plus près de nous encore, Bosko Balaban. Deux avants pas tendres pour un sou, mais à qui leurs partenaires pardonnaient tout au nom des buts et, corollairement, de l'argent qu'ils rapportaient. Il est vrai qu'hormis Darko Anic et Khalilou Fadiga pour le premier et Gert Verheyen pour le second, Bruges fourmillait de gars très cools. Mais est-ce toujours le cas ? La semaine dernière, Nabil Dirar se plaignait amèrement d'être boycotté par les anciens qui lui reprochaient ses ronds-de-jambes. Ambiance ! Reste à voir si, par sa contribution aux résultats, le dernier transfuge parviendra à restaurer un bon climat... ou s'il se révélera un cadeau empoisonné pour son nouvel employeur. A Mons, son départ n'a pas fait que des heureux. Auprès des fans d'abord : ceux-ci estiment que, privés de leur meilleur artificier (7 goals cette saison et 22 en deux campagnes au Tondreau), les Dragons sont mûrs pour la D2. La fronde ne se limite pas aux supporters. Frédéric Herpoel a jeté lui aussi un fameux pavé dans la mare en rendant son brassard de capitaine la semaine passée. par bruno govers