La saison avait commencé de la meilleure manière : par une victoire 0-3 au Standard lors de la journée d'ouverture. LorenzoStaelens avait réussi un heureux mélange de jeunesse et d'expérience, tout en apportant le brin d'audace et de variantes tactiques qui manquait parfois à l'Excelsior, version HugoBroos. Malgré quelques avertissements précoces (de lourdes défaites à l'Antwerp, à Bruges et à Prague en Coupe de l'UEFA qui mirent en év...

La saison avait commencé de la meilleure manière : par une victoire 0-3 au Standard lors de la journée d'ouverture. LorenzoStaelens avait réussi un heureux mélange de jeunesse et d'expérience, tout en apportant le brin d'audace et de variantes tactiques qui manquait parfois à l'Excelsior, version HugoBroos. Malgré quelques avertissements précoces (de lourdes défaites à l'Antwerp, à Bruges et à Prague en Coupe de l'UEFA qui mirent en évidence les faiblesses défensives de Hurlus), Mouscron réalisa le meilleur premier tour de son histoire en D1, avec 29 points conquis sur le terrain. Deux événements, cependant, annoncèrent des jours sombres : la perte de trois points sur le tapis vert, pour avoir aligné pendant cinq minutes le jeune MathieuDejonckheere (qui avait fait l'essentiel de ses classes à l'Excel mais n'était pas en possession d'une licence professionnelle), lors d'un match remporté 3-2 contre Mons, et la blessure de MboMpenza lors d'un match de Coupe de Belgique pourri à Overpelt. Le moral en prit un coup et la motivation, dans le chef de certains éléments, n'allait plus jamais être la même. La défaite 0-1 contre le Standard, lors de l'entame du deuxième tour, marqua le début d'une longue série noire : trois points sur 33, la seule victoire étant conquise û de manière presque incompréhensible û contre Anderlecht, que l'Excel n'avait jamais battu précédemment au Canonnier. Durant tout le second tour, les Hurlus se traînèrent comme des âmes en peine. Il reçurent quelques gifles mémorables : 5-0 à Charleroi, 1-6 à domicile contre le GBA, mais cela ne suffit pas pour les réveiller. Lorenzo Staelens essaya tout : il modifia son système tactique, décréta des entraînements supplémentaires en guise de punition, renvoya des joueurs en Réserve ou dans le noyau B, lança des jeunes à la place des anciens. Rien n'y fit. Le ver était dans le fruit et n'allait plus en sortir. Le point positif, diront certains, c'est que des jeunes ont reçu leur chance. Peut-être, mais pour pouvoir parler de succès, il aurait fallu que ces jeunes apportent un plus et démontrent de réelles capacités. Or, s'ils se sont tous estimés heureux d'avoir pu goûter à la D1 et si certains n'ont pas démérité, la plupart ont sombré avec les anciens sur un navire en perdition. Le public du Canonnier - fait rarissime - a même sifflé sa propre équipe en certaines occasions.n