LE COACH ZLATKO DALIC

Né le 26 juin 1966
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Né le 26 juin 1966 Il a eu besoin de s'expatrier très loin, en Arabie Saoudite puis aux Émirats Arabes Unis, pour commencer à remplir sa vitrine de trophées. Avec Al-Hilal puis Al-Ain, il a tout gagné ou presque. Au niveau national mais aussi international, avec une finale de Ligue des Champions asiatique. Un an avant le miracle russe, la finale de la Coupe du monde 2018 face à la France, personne ne l'imaginait en haut de l'affiche. Il avait juste une expérience d'adjoint chez les Espoirs, dans une autre vie. Où il avait quand même rencontré Mandzukic et Rakitic. Il a fallu le C4 remis à Ante Cacic, en octobre 2017, pour qu'il soit propulsé sur le devant de la scène. L'équipe croate était mal. Zlatko Dalic s'est installé et a directement qualifié la sélection pour les barrages. La présence de la Croatie en Russie était donc déjà un petit miracle. Mais là-bas, l'histoire est devenue extraordinaire. L'équipe au damier y a signé le meilleur résultat de sa jeune histoire. Un coach à succès, mais un coach qui n'a pas un grand passé de joueur. Il a évolué en Bosnie et dans son pays, sans être au-dessus du lot. D'ailleurs, il n'a jamais eu les honneurs d'une sélection nationale. Ses proches le disaient déjà prêt pour un poste d'entraîneur quand il avait 25 ans. Il a dû attendre d'en avoir 51 pour être nommé à la tête de la sélection. Une décision de Davor Suker, le président. Au moment de préfacer la finale du Mondial contre les Français, il a lâché que vingt ans plus tôt, il était dans les stades de l'Hexagone, comme supporter, pour voir les matches de poules de son pays. Il avait ensuite dû rentrer en Croatie pour faire la préparation de la nouvelle saison. Avec un goût de trop peu: "La demi-finale contre la France, je l'avais suivie à la télévision." "À l'exception de Danijel Subasic, Ivan Rakitic et Mario Mandzukic qui ont arrêté leur carrière internationale, la Croatie a la même équipe qu'à la Coupe du monde, avec toujours le même coach. Et ça, c'est prometteur. Au pays, les gens sont unanimes: cet EURO, on peut le gagner. Le minimum syndical sera un quart de finale. Mais si on s'arrête là, il y aura beaucoup de déception. Ce sera normalement le dernier tournoi pour Luka Modric et Ivan Perisic et je peux te dire qu'ils meurent d'envie de partir sur un dernier exploit. Par rapport au noyau de 2018, on a aussi deux nouvelles armes, des jeunes dont on attend beaucoup dans les prochaines années: Luka Ivanusec et Mislav Orsic, qui se sont fait connaître cette saison avec le Dinamo Zagreb en Europa League. Les supporters sont en confiance, les joueurs aussi. Ils sont conscients qu'ils étaient moins forts que les Français en finale de la Coupe du monde, la victoire des Bleus n'a jamais été contestée chez nous, mais ils sont persuadés que le bloc est encore plus performant aujourd'hui. Évidemment, ils savent que la Croatie sera une des équipes à battre, vu son parcours en Russie." Les Croates le comparent à Kevin De Bruyne pour sa facilité technique, son sens de la passe tranchante, son intelligence footballistique et ses statistiques (buts et assists). Il est aussi à l'aise sur une aile que dans l'axe. Luka Ivanusec a été un acteur majeur du parcours du Dinamo Zagreb en Europa League, avec cette accession en quarts de finale après avoir éliminé Tottenham. On pense qu'il restera encore un an ou deux dans le championnat national, mais après ça, il devrait évoluer à un niveau bien plus élevé. Il y a déjà deux ans qu'il est convoité par des bons clubs étrangers, mais lui-même ne veut pas brûler les étapes. Vu la concurrence, il n'a encore fait que deux apparitions en équipe nationale et elles remontent à l'année 2017. Mais il est vu comme un futur titulaire en puissance. D'ailleurs, dans l'un de ces deux matches, il en a profité pour marquer et devenir le plus jeune buteur de l'histoire de l'équipe croate. En volant ce trophée à Ivan Rakitic. Entre-temps, c'est surtout avec les U21 qu'il s'est mis en évidence. Il a disputé deux éditions de l'EURO, et avec ses 27 matches, il détient le record du joueur qui s'est le plus produit avec les U21 croates. Sa présence dans le noyau pour l'EURO de cet été ne surprend personne en Croatie. "Avec Josko Gvardiol, il est considéré comme une des plus belles promesses de notre football", nous dit Zoran Ban. Depuis sa création en 1991 (premier match officiel en 1994), la Croatie n'a raté que deux fois la qualification pour un EURO ou une Coupe du monde. Ça donne un bilan de cinq participations au Mondial et maintenant la sixième à un championnat d'Europe. En Coupe du monde, les Croates sont allés en demi-finale en 1998 et en finale en 2018. Depuis 2005, la Croatie n'a pas quitté le top 20 du ranking FIFA. Après la finale de Coupe du monde en 2018, elle est montée à la quatrième place. Elle a perdu quelques positions entre-temps, mais fait toujours partie des quinze meilleures équipes nationales du monde. Ivan Perisic, qu'on a bien connu chez nous, est le quatrième meilleur buteur de l'histoire de la sélection (27 buts). Il a été sélectionné pour la première fois en 2011 et va disputer son quatrième grand tournoi d'affilée: Coupe du monde 2014, EURO 2016, Coupe du monde 2018, EURO 2020. Il a inscrit trois buts pendant le Mondial en Russie. Zlatko Dalic continue à s'appuyer sur la recette qui a si bien marché à la Coupe du monde en Russie. Il a maintenu son 4-3-3 en se contentant de remplacer les partants. Des joueurs comme Livakovic, Barisic, Vlasic et Petkovic en ont profité pour entrer dans son équipe. Avec les retraits de Subasic, Rakitic et Mandzukic, c'est une tonne d'expérience qui a disparu. Mais il en reste suffisamment dans ce noyau. Vida (86 matches) organise et rassure derrière. Modric (136) contrôle et crée dans le milieu. Perisic (99) fait le boulot devant. Dans chaque ligne, il y a donc au moins un joueur avec un vécu XXL dans des grands clubs. Tout devant, Petkovic est désormais destiné à finir les actions. Il tourne à une moyenne d'un but tous les deux matches. Bon à savoir: il est loin de les avoir tous joués entièrement, ces matches.