Prendre le départ du Tour en Belgique et y rester trois jours alors que c'est le 100e anniversaire du maillot jaune, ce n'est pas bizarre pour un Français ?

Heureusement qu'on est parti de Belgique ! La France s'étend sur un grand territoire et je n'ai pas ressenti un tel engouement. La Belgique est le pays qui reflète le plus la culture du vélo. Et puis, Eddy Merckx est le plus grand coureur, toutes générations confondues, même si Bernard Hinault lui emboîte le pas. Mais il sera toujours temps d'organiser un départ de la Bretagne quand on célèbrera ses 50 ans de maillot de jaune ! (il rit)

Depuis deux ans, vous commentez les étapes en intégralité. Si on y ajoute le débriefing, les longs voyages en voiture, les nuits parfois courtes, la préparation de l'étape suivante, cela vous arrive de craquer mentalement ?

Non, c'est moins fatiguant que du temps où je participais. Cela nécessite une hygiène de vie : si on multiplie les restaurants jusqu'à deux heures du matin, on ne tient pas très longtemps ! Notre organisation est bien rodée. Le matin, on prend la route jusqu'à la cabine du direct. Il y a cinq ou six heures d'antenne assez intenses. Ce qui est positif, c'est que nous disposons ensuite d'un chauffeur qui nous conduit jusqu'au prochain hôtel. Piloter après le direct serait très compliqué car cela exige énormément d'attention. Je profite du trajet pour m'assoupir, répondre aux messages sur les réseaux sociaux, débriefer l'étape avec Rodrigo,... On arrive à l'hôtel, on prend une douche, on mange et on se couche rarement tard.

La Belgique est le pays qui reflète le mieux la culture du vélo. " Cyril Saugrain

La diffusion des étapes en intégralité, c'est positif ?

Le public veut du spectacle mais exiger des coureurs qu'ils soient à fond chaque jour est impossible. On sait qu'il y a des étapes où un cycliste va démarrer après 2 km, où il ne se passera rien durant un laps de temps, etc. Il faut repenser la manière de faire vivre le direct. S'il y a des moments creux, on peut les consacrer à des débriefings : revenir sur l'étape de la veille, analyser pourquoi le leader a été piégé,... On peut ouvrir des débats via les réseaux sociaux, solliciter l'avis d'un second consultant, etc.

Vous avez prolongé jusqu'en 2023 avec la RTBF. Cette année-là, vous aurez été consultant chez nous dix ans. Vous demandez bientôt la nationalité belge ?

(il rit) Je me sens très bien intégré aux équipes de la RTBF et je me considère comme un membre de la rédaction des sports. J'habite à Tourcoing, à 2 km de Mouscron et j'apprécie énormément la Belgique, notamment pour sa culture du vélo.

Prendre le départ du Tour en Belgique et y rester trois jours alors que c'est le 100e anniversaire du maillot jaune, ce n'est pas bizarre pour un Français ? Heureusement qu'on est parti de Belgique ! La France s'étend sur un grand territoire et je n'ai pas ressenti un tel engouement. La Belgique est le pays qui reflète le plus la culture du vélo. Et puis, Eddy Merckx est le plus grand coureur, toutes générations confondues, même si Bernard Hinault lui emboîte le pas. Mais il sera toujours temps d'organiser un départ de la Bretagne quand on célèbrera ses 50 ans de maillot de jaune ! (il rit)Depuis deux ans, vous commentez les étapes en intégralité. Si on y ajoute le débriefing, les longs voyages en voiture, les nuits parfois courtes, la préparation de l'étape suivante, cela vous arrive de craquer mentalement ? Non, c'est moins fatiguant que du temps où je participais. Cela nécessite une hygiène de vie : si on multiplie les restaurants jusqu'à deux heures du matin, on ne tient pas très longtemps ! Notre organisation est bien rodée. Le matin, on prend la route jusqu'à la cabine du direct. Il y a cinq ou six heures d'antenne assez intenses. Ce qui est positif, c'est que nous disposons ensuite d'un chauffeur qui nous conduit jusqu'au prochain hôtel. Piloter après le direct serait très compliqué car cela exige énormément d'attention. Je profite du trajet pour m'assoupir, répondre aux messages sur les réseaux sociaux, débriefer l'étape avec Rodrigo,... On arrive à l'hôtel, on prend une douche, on mange et on se couche rarement tard. La diffusion des étapes en intégralité, c'est positif ? Le public veut du spectacle mais exiger des coureurs qu'ils soient à fond chaque jour est impossible. On sait qu'il y a des étapes où un cycliste va démarrer après 2 km, où il ne se passera rien durant un laps de temps, etc. Il faut repenser la manière de faire vivre le direct. S'il y a des moments creux, on peut les consacrer à des débriefings : revenir sur l'étape de la veille, analyser pourquoi le leader a été piégé,... On peut ouvrir des débats via les réseaux sociaux, solliciter l'avis d'un second consultant, etc. Vous avez prolongé jusqu'en 2023 avec la RTBF. Cette année-là, vous aurez été consultant chez nous dix ans. Vous demandez bientôt la nationalité belge ? (il rit) Je me sens très bien intégré aux équipes de la RTBF et je me considère comme un membre de la rédaction des sports. J'habite à Tourcoing, à 2 km de Mouscron et j'apprécie énormément la Belgique, notamment pour sa culture du vélo.