Ce club est né d'une double fusion. En 2003, le club de Gaillard fusionnait avec celui de Ville-la-Grand avant que l'Olympique Thonon Chablais ne rejoigne cette entité en 2007. Il y a une semaine, Croix-de-Savoie a changé de nom " pour mieux identifier géographiquement le club " et se dénomme désormais l'Evian Thonon Gaillard Football Club (ETGFC). Si ce club commence à faire l'actualité en France, c'est à cause de son actionnaire principal. L'ETGFC est aux...

Ce club est né d'une double fusion. En 2003, le club de Gaillard fusionnait avec celui de Ville-la-Grand avant que l'Olympique Thonon Chablais ne rejoigne cette entité en 2007. Il y a une semaine, Croix-de-Savoie a changé de nom " pour mieux identifier géographiquement le club " et se dénomme désormais l'Evian Thonon Gaillard Football Club (ETGFC). Si ce club commence à faire l'actualité en France, c'est à cause de son actionnaire principal. L'ETGFC est aux mains de Frank Riboud, le grand patron de Danone . Il a activé son réseau et a mis à contribution ses connaissances. En décembre 2008, Zinédine Zidane, Bixente Lizarazu et Alain Boghossian sont entrés dans le capital du club, injectant chacun 10.000 euros. Le conseil d'administration ressemble ainsi à un bottin mondain dans lequel se côtoient Sébastien Bazin, actionnaire principal et président du PSG, Alain Migliaccio, l'agent de Zidane et de Frank Ribéry, et Christophe Chénut, le patron de Lacoste. Riboud veut faire de ce club une plate-forme pour son groupe. Pour cela, il voit loin. Un nouveau stade devrait sortir de terre dans les trois ans. En quelques semaines, les terrains d'entraînement ont subi un sérieux lifting (un synthétique est arrivé). " Riboud chapeaute tout mais il n'est physiquement pas trop présent ", explique notre compatriote Patrick Aussems, qui est arrivé dans le projet de l'ETGFC comme entraîneur adjoint de Stéphane Paille qu'il avait déjà connu il y a trois ans à Angers. " Il délègue beaucoup à Patrick Trotignon, ancien dirigeant du Servette Genève. Ils veulent monter en Ligue 1 dans les cinq ans. En deux ans, on peut déjà monter en L2 mais on nous conseille vivement de réussir déjà cette année ( il rit). On voit que le club a les moyens. Toutes nos exigences passent. Dès qu'on demande quelque chose, on le reçoit. Et puis, les salaires sont assez élevés. Ils correspondent à ceux qu'on peut recevoir dans un club du top-5 de la Ligue 2. Si on monte, le stade de Thonon où on évolue ne sera pas homologué. On parle déjà de jouer dans le stade du Servette ou dans celui d'Annecy, en attendant la nouvelle enceinte qu'on construira près d'Annemasse. " " On veut viser la montée cette saison ", explique Paille. " Mais on ne sera pas les seuls. Il y aura Amiens, Troyes, Reims, Cannes, le Paris FC. "