D'abord, faut s'excuser quand on radote : aucun footballeur ne remporta le Ballon d'Or l'année où il gagna à la fois Mondial et Champions League ! Je me suis crashé voici deux mois en le prétendant pour Ronaldo (le gros) en 2002 : madrilène selon le palmarès, il n'avait rejoint qu'à l'intersaison (venant de l'Inter) le Real Madrid victorieux ! Merci aux lecteurs m'ayant mis le nez dans le caca de mon encyclopédisme foireux...mais pas toujours, hé !
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D'abord, faut s'excuser quand on radote : aucun footballeur ne remporta le Ballon d'Or l'année où il gagna à la fois Mondial et Champions League ! Je me suis crashé voici deux mois en le prétendant pour Ronaldo (le gros) en 2002 : madrilène selon le palmarès, il n'avait rejoint qu'à l'intersaison (venant de l'Inter) le Real Madrid victorieux ! Merci aux lecteurs m'ayant mis le nez dans le caca de mon encyclopédisme foireux...mais pas toujours, hé ! Ceci dit, maintenant qu'est connu le lauréat 2014, je me flatte de l'avoir pronostiqué, et d'avoir cité 7 des 8 premiers : je n'aurais pas cru que James Rodriguez (8e) devancerait Angel Di Maria (10e). Classement flatteur et prématuré pour l'un, qui crève l'écran depuis moins longtemps que l'autre, et qui l'a moins crevé en 2014 : l'Argentin a illuminé la Champions League et l'a remportée avant de briller au Mondial... où son absence en finale a pesé lourd dans la balance ! Mais les beaux buts marquent prioritairement les esprits et Rodriguez en a planté un d'anthologie contre l'Uruguay : ça lui a d'ailleurs parallèlement valu le Prix Puskas du plus beau but de l'année ! Perso, j'aurais choisi la tête plongeante de Robin Van Persie contre l'Espagne : s'envoler à l'horizontale tout en jetant un coup d'oeil pour lober le gardien d'un heading, ça m'avait semblé littéralement plus extra-ordinaire qu'une amortie/poitrine orientée avec reprise de volée, bien qu'elle eût la pureté blanche d'un coup de fouet... Est-ce injuste pour Manuel Neuer, plébiscité par les médias en décembre... alors que les votes étaient clôturés depuis le 21 novembre ! Non. Il était inévitable d'avoir des rivaux au sein même de la Mannschaft, où d'autres rivalisèrent d'importance, surtout Thomas Müller, renard d'exception, bosseur et buteur ; mais le total des votes pour les 5 autres Allemands nominés n'aurait pas permis à Neuer d'atteindre Cristiano Ronaldo ! Et aussi, le poste de gardien est si spécifique, trop peu pédestre pour se comparer victorieusement aux autres...la FIFA et France Football pourraient d'ailleurs remplacer le Prix Puskas par un Prix Yachine, qui honorerait mieux la fonction de goal-keeper. En recompulsant 50 ans de Ballon d'Or via mes p'tites archives, j'ai relevé 7 noms ayant droit comme Neuer à ma pensée compatissante, vu qu'ils ont jadis frôlé le podium ou accumulé des votes : par ordre d'ancienneté, hommage ému à Dino Zoff, Ivo Viktor, Rinat Dassaev, Peter Schmeichel, Oliver Kahn, Gigi Buffon et Iker Casillas. La victoire de Ronaldo confirme que l'actuel poids de la Champions League dans l'attribution du trophée vaut au moins celui du Mondial. Et fort surprenante est l'ampleur de l'écart avec Lionel Messi : plus du double de votes pour le Portugais, cela relance une guéguerre qui dure depuis 2008... et finira par lasser ! Y'a pas de Paradis au Paradis, quand t'y es, t'y es : et te dire deux, trois ou quatre fois que t'y es, ça fait surtout regretter amèrement ceux qui n'y sont pas : si, depuis sa création, le Ballon d'Or n'avait été décernable qu'une fois, il y aurait au palmarès 16 dieux supplémentaires ! Lesquels ? Là, j'ai replongé délicieusement dans mes chiffres archivés : on ne peut pas toujours affirmer où se seraient reportés les votes, mais certains pronos sont au minimum vraisemblables. Sans Messi et Ronaldo déjà couronnés, Frank Ribéry l'aurait emporté en 2013, Xavi en 2011, Andrès Iniesta en 2010. En 1989, sans le 2e sacre de Marco Van Basten, le trophée revenait à Franco Baresi, sûr certain ! En 1992, Van Basten est encore élu et prive Hristo Stoïchov de victoire, lequel prend sa revanche en 1994, mais en spoliant selon mes calculs Paolo Maldini ! En 1984 ou 1985, si Michel Platini n'avait pas doublé puis triplé, notrePreben Elkjaer-Larsen raflait le trophée ! En 1979 puis 1981, les seconds couronnements de Kevin Keegan puis de Karl-Heinz Rummenigge furent sans doute préjudiciables à un Bernd Schuster et un Paul Breitner. Et je vous réserve le meilleur pour la fin : en 1976, quand Franz Beckenbauer fait bis au Ballon d'Or, devinez qui fut son indiscutable dauphin : Robbie Rensenbrink, l'inoubliable ! Je suis Robbie. Journaliste, sélectionneur et capitaine d'une des 209 fédérations, 544 votants ont répondu pour donner 3 noms dans l'ordre. Et sur 23 nominés...