NOS TAUREAUX

CRISTIAN BENAVENTE (23 ans) : " À 15 ans, j'ai assisté à un combat de taureaux à Las Ventas, une célèbre arène madrilène. Des milliers de personnes assistent à ces combats. J'ai trouvé ça spectaculaire mais une fois m'a suffi. À la fin, on achève l'animal et je n'aime pas ça. J'ai également peu d'affinités avec le flamenco, un autre aspect typique de la culture espagnole. Ce n'est pas mon style musical. Pourtant, je suis un vrai Madrilène. Je suis né à Alcala de Henares, une cité historique qui abrite une belle université, à vingt minutes de Madrid, mais j'ai grandi dans la capitale. Mes parents y ont déménagé quand j'avais un an. On n'habitait pas loin de la célèbre gare d'Atocha. Notre maison était située dans un quartier calme, avec des parcs où se promener tranquillement, alors qu'elle était à dix mi...

CRISTIAN BENAVENTE (23 ans) : " À 15 ans, j'ai assisté à un combat de taureaux à Las Ventas, une célèbre arène madrilène. Des milliers de personnes assistent à ces combats. J'ai trouvé ça spectaculaire mais une fois m'a suffi. À la fin, on achève l'animal et je n'aime pas ça. J'ai également peu d'affinités avec le flamenco, un autre aspect typique de la culture espagnole. Ce n'est pas mon style musical. Pourtant, je suis un vrai Madrilène. Je suis né à Alcala de Henares, une cité historique qui abrite une belle université, à vingt minutes de Madrid, mais j'ai grandi dans la capitale. Mes parents y ont déménagé quand j'avais un an. On n'habitait pas loin de la célèbre gare d'Atocha. Notre maison était située dans un quartier calme, avec des parcs où se promener tranquillement, alors qu'elle était à dix minutes du centre de Madrid. Là, évidemment, c'est la foule, il y a de l'animation, beaucoup de trafic, énormément de nations différentes, comme à Bruxelles. Ce qui est typique des Madrilènes, c'est qu'ils n'aiment pas rester entre leurs quatre murs. Ils ont besoin de sortir. Même à 23 heures, on rencontre encore beaucoup de gens en rue. C'est ancré dans la culture locale : après le boulot, on va boire un verre et manger des tapas avec les copains à une terrasse. Le summum, pour moi, c'est de déguster du Cocido Madrileño, une soupe avec de la viande et des pois. Si je peux vous donner un conseil, c'est de fêter le Nouvel-An à la Puerta del Sol, la grand-place de Madrid. Chaque année, des milliers de personnes s'y rendent pour entendre sonner les douze coups de minuit, les Doce Campanadas. La télévision espagnole retransmet le moment en direct. Andres Iniesta est le meilleur footballeur espagnol de tous les temps car il a inscrit le but le plus important de l'Espagne, au Mondial 2010, en finale contre les Pays-Bas, lui offrant ainsi son premier titre mondial. J'avais 16 ou 17 ans quand Iniesta a atteint son meilleur niveau. Il a fait partie du meilleur Barça de tous les temps. Iniesta permet à ses coéquipiers de mieux jouer, il marque des buts importants et joue simplement. Je me rappelle aussi son but crucial contre Chelsea, en 2009, en demi-finale de la Ligue des Champions. Ma mère est péruvienne. Elle a fait la connaissance de mon père il y a 25 ans, pendant un voyage en Espagne. Je me rends régulièrement au Pérou depuis l'âge de trois ans. Dans sa capitale, Lima, où vit la famille de ma mère. Je me souviens très bien de ma première rencontre avec mes grands-parents maternels. C'était très émouvant. Ces dernières années, j'ai moins de temps et je ne vais au Pérou que pour l'équipe nationale mais c'est toujours avec grand plaisir. Je connais bien Lima mais moins l'arrière-pays. La Costa Verde de Lima est fantastique. La côte est bourrée d'excellents restaurants. La cuisine locale est un fameux atout. Je fais toujours goûter des plats péruviens à mes amis. Mon préféré, c'est le ceviche, un plat de poisson avec du mäis et des pommes de terre. Mon numéro deux est le Papa a la Huancaina, des pommes de terre à la crème. Les Péruviens adorent plaisanter, ils sont modestes et ont toujours l'air content. Globalement, comme les Européens, les Sud-américains sont en quête de bonheur mais ils le cherchent davantage dans leur tête que dans des choses matérielles. Ça me plaît. La famille, les amis, les proches sont extrêmement importants. Le patriotisme des Péruviens est touchant. Le Pérou va participer à sa première Coupe du Monde en 36 ans, dans quelques semaines. Les gens y pensent beaucoup. Ils sont déjà très nerveux. Si je pouvais changer quelque chose en Belgique, je ferais ouvrir les magasins et les restaurants plus tard. Ici, la plupart des magasins ferment leurs portes à 18 heures. À Madrid, il est tout à fait possible d'entrer au restaurant à 23 heures alors qu'ici, tout le monde est déjà au lit. "