Le titre se jouera entre Marseille et Bordeaux et marquera à coup sûr le championnat de France. Lyon, qui restait sur sept titres d'affilée, ne sera pas champion cette fois-ci et le règne se termine dans un certain chaos. Alors, qu'il y a encore un mois, Lyon vacillait mais restait en tête, la donne a complètement changé. L'élimination (la correction devrait-on dire) en huitièmes de finale de Ligue des Champions face à Barcelone a ouvert une brèche. Le dernier bilan en championnat (2 sur 12) a parachevé le déclin.
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Le titre se jouera entre Marseille et Bordeaux et marquera à coup sûr le championnat de France. Lyon, qui restait sur sept titres d'affilée, ne sera pas champion cette fois-ci et le règne se termine dans un certain chaos. Alors, qu'il y a encore un mois, Lyon vacillait mais restait en tête, la donne a complètement changé. L'élimination (la correction devrait-on dire) en huitièmes de finale de Ligue des Champions face à Barcelone a ouvert une brèche. Le dernier bilan en championnat (2 sur 12) a parachevé le déclin. Et quand cela ne va pas, c'est souvent l'entraîneur qui trinque. Le vestiaire n'est plus derrière Claude Puel dont les méthodes sont jugées trop rigoureuses. Les joueurs n'aiment pas trop que l'accent soit mis sur l'engagement physique et la récupération du ballon. Sans oublier les séances vidéo à répétition qui mettent davantage l'accent sur l'adversaire que sur les propres qualités du noyau. Certains cadres (comme Fabio Grosso, Juninho ou Ederson) sont transparents, voire démobilisés. Lors de la dernière défaite, le médian brésilien Fabio Santos a d'ailleurs eu une vive altercation avec Puel. Mais le président Jean-Michel Aulas, qui avait personnellement beaucoup misé sur le coach, continue à défendre celui qui est plus que son entraîneur (pour la première fois, Aulas avait donné à son entraîneur les pleins pouvoirs). Fabio Santos a ainsi été écarté du groupe et devra se chercher un nouvel employeur en juillet. En semaine, Aulas n'a pas manqué de critiquer le reste du noyau, ce qu'il n'avait jamais fait auparavant. " Certains joueurs ont un passage à vide et moins de force de caractère ", a expliqué Aulas. " Soit parce qu'ils envisagent leur avenir ailleurs, soit parce qu'ils ont une baisse de forme. " Sur le capitaine Cris : " Il est à un niveau bien loin de celui d'avant. " Sur Juninho : " On a tous les yeux de Chimène pour lui mais sera-t-il indispensable à l'OL la saison prochaine ? Ce n'est pas sûr. " Sur Matthieu Bodmer : " Il voulait jouer milieu offensif mais quand il s'engage aussi modestement physiquement, j'ai envie de lui dire - Regarde les matches que tu peux faire comme défenseur central et ceux que tu fais en milieu offensif. "Le ressort s'est cassé. Bodmer : " On a un peu lâché. Le jeu est parti, l'envie est partie et si on continue, la place qualificative pour la Ligue des Champions va s'en aller. "DIDIER DESCHAMPS sera le nouvel entraîneur de l'OM qui n'a pas tardé à trouver un successeur à Eric Gerets. Pape Diouf voulait faire vite et trouver un entraîneur de renom afin d'éviter les velléités de départ de nombreux joueurs. Pour l'ex-international, il s'agit d'un retour aux sources puisqu'il était le capitaine de la formation championne d'Europe en 1993. PAUL LE GUEN, en fin de contrat, ne sera pas reconduit comme entraîneur du PSG. Souvent menacé en trois ans, c'est finalement lors de sa meilleure saison qu'il n'a pas su convaincre Colony Capital, l'actionnaire principal du PSG. Le nom d' Antoine Kombouaré, l'entraîneur de Valenciennes, revient très souvent pour le remplacer. SAINT-ÉTIENNE file tout droit vers la Ligue 2 et la nervosité se fait sentir. Une nouvelle bagarre a eu lieu à l'entraînement. C'est la deuxième en un mois. Par ailleurs, Alain Perrin a annoncé qu'il resterait, même en L2. GUINGAMP, 13e en L2, a créé l'énorme surprise en s'adjugeant la Coupe de France aux dépens de Rennes (1-2). En fin de contrat, Victor Zvunka n'est pas certain de rester. Pour l'entraîneur du battu, il s'agit sans doute de sa dernière cartouche. Guy Lacombe n'était déjà plus soutenu par l'actionnaire principal, François Pinault, qui s'est dit choqué de l'absence de son entraîneur sur le podium protocolaire. DANIEL MOREIRA, l'attaquant de Grenoble, a écopé de quatre matches de suspension pour avoir tenu des propos grossiers à l'encontre l'arbitre de la demi-finale de la Coupe contre Rennes (0-1). STÉPHANE VANDE VELDE