Ne vous attendez plus à entendre Bertrand Crasson sur Belgacom TV : le consultant se lance dans une carrière d'agent de joueurs.
...

Ne vous attendez plus à entendre Bertrand Crasson sur Belgacom TV : le consultant se lance dans une carrière d'agent de joueurs. J'avais envie de bousculer mes habitudes après six années sur Belgacom 11. J'avais commencé une formation accélérée pour devenir entraîneur. Mais nous n'étions que deux candidats, Olivier Doll et moi, et les choses ont traîné. Entre-temps, j'ai rencontré Nenad Petrovic, agent de joueurs, et le courant est bien passé. Il est ancré au Moyen-Orient et m'a proposé de l'accompagner au Qatar pour travailler avec lui. Je ne partais pas dans l'inconnu. Mon frère travaille depuis six à Dubaï pour Besix, une grosse entreprise de construction. Pour l'instant, j'apprends. Je rencontre les décideurs, les gens implanté là-bas comme Bruno Metsu et Roger Boli. Je me crée un réseau de relations. Au Qatar, nous avons discuté avec des dirigeants d'Anderlecht. Je m'entends bien avec ceux du Standard. J'aimerais développer des projets avec ces deux entités. Les choses vont commencer à bouger en Belgique. Nenad et moi connaissons le foot. Mais je ne suis pas là pour me faire du pognon n'importe comment et avec n'importe qui ! Disons que je n'ai pas été surpris. J'avais eu quelques échos et je sentais que le vent avait tourné depuis l'affaire des test-matches achetés par VOO. Belgacom n'a pas affiché assez de volonté. Le prix n'était pas un problème. C'est la stratégie des dirigeants qui est en cause. Peut-être que le foot belge n'a plus la même valeur à leurs yeux. Aujourd'hui, ils essaient de rattraper le coup. Personnellement, j'ai assuré 400 directs et travaillé pour eux pendant six ans. Durant ce laps de temps, je n'ai jamais rencontré un seul responsable. J'ai juste serré la main de Jean-Charles De Keyser lors d'un match. Ce n'est pas une critique mais je regrette ce manque de dialogue. Je faisais partie du produit et j'aurais souhaité recevoir un écho. Peut-être n'avaient-ils pas le temps de faire attention à tout le monde. En tant qu'indépendant, je ne ferme aucune porte. J'ai suffisamment prouvé que je pouvais être objectif avec mon travail sur Belgacom TV. On m'a taxé de supporter d'Anderlecht mais je disais ce que je voyais et je n'ai jamais commenté un match avec une écharpe des Mauves. PAR SIMON BARZYCZAK