En mai 2000, deux anciens joueurs de Westerlo, Marc Cox et le Hollandais Coen Burg sont arrêtés par les services de police de Courtrai. Motif de cette action de la justice : le 18 avril 1999, ils ont levé le pied lors du déplacement de leur équipe à Courtrai mal embarqué dans la lutte pour le maintien en D2. Résultat : 4-2. Une enquête prouve que Marc Cox et Coen Burg ont été achetés par une mafia hollandaise de la drogue. Plus grave : des enquêteurs et des informateurs de la police d'Harlem (service IRT, Inter...

En mai 2000, deux anciens joueurs de Westerlo, Marc Cox et le Hollandais Coen Burg sont arrêtés par les services de police de Courtrai. Motif de cette action de la justice : le 18 avril 1999, ils ont levé le pied lors du déplacement de leur équipe à Courtrai mal embarqué dans la lutte pour le maintien en D2. Résultat : 4-2. Une enquête prouve que Marc Cox et Coen Burg ont été achetés par une mafia hollandaise de la drogue. Plus grave : des enquêteurs et des informateurs de la police d'Harlem (service IRT, Interregionale Recherche Team) gagnent des millions d'euros en organisant un trafic avec l'Amérique latine et empochent des sommes très importantes des pouvoirs publics afin de poursuivre leurs enquêtes. Des agents corrompus investissent leurs bénéfices dans l'immobilier, en Hollande, ainsi que dans des paris en Autriche. Un de leurs informateurs, originaire du Surinam, place ses gains de la drogue dans les officines de pronostics et approche des footballeurs prenant part aux matches sur lesquels il mise. Il aurait acheté des joueurs en Hollande, en Belgique et au Maroc. Contacté par un ami hollandais comme lui, et jouant au mini football, Coen Burg embarque un de ses équipiers, Marc Cox, dans ses combines. Ils lèvent le pied, Courtrai gagne et ils se partagent, selon leurs dires à la police, 1.250 euros. " Quand nous avons appris cela, Marc Cox et Coen Burg avaient déjà quitté le club, respectivement vers Dessel Sport et Saint-Trond ", nous raconte un de leurs anciens équipiers de Westerlo préférant garder l'anonymat. " Coen Burg avait été remplacé en fin de première mi-temps par notre coach, Jos Heyligen. Nous étions loin de penser que lui et notre capitaine, Marc Cox, avaient trempé dans une combine. Peu importe le montant en jeu, 1.250 ou des millions d'euros. C'était d'autant plus grave que le port du brassard doit, en principe, souligner publiquement la droiture du leader de l'équipe. Marc Cox nous représentait, défendait le point de vue des joueurs auprès de la direction. Il faut dire les choses comme elles sont : Marc Cox et Coen Burg étaient des traîtres. Ils ont violé le vestiaire. Même s'ils n'étaient plus là quand cette affaire fut révélée, cela perturba le groupe. On perd ses points de repère. A qui peut-on encore faire confiance si cela arrive ? Ce fut dur à vivre. Qu'aurions-nous fait s'ils étaient restés à Westerlo ? Je ne sais pas. Nous aurions peut-être accepté les excuses de ces hommes ayant fait preuve de faiblesse. Je ne suis pas juge mais la direction les aurait bannis. Je ne les ai plus jamais revus. Et je préfère ne plus les croiser... " En 2000, l'Union Belge a suspendu Coen Burg (immédiatement rayé des cadres à Saint-Trond) pour trois ans et son compère pour deux saisons. Marc Cox a été condamné à six mois de prison avec sursis. Coen Burg a écopé de la même peine sans sursis.