Le week-end dernier, on a appris le transfert de Philippe Coutinho (26 ans) au FC Barcelone. Le club déverse environ 120 millions d'euros à Liverpool. Comme il a déjà payé 105 millions l'été passé pour engager Ousmane Dembélé, il a donc dépensé tout l'argent reçu pour Neymar. Pourtant, le président Josep Bartomeu avait laissé entendre qu'il ne consacrerait pas toute la somme à des transferts.
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Le week-end dernier, on a appris le transfert de Philippe Coutinho (26 ans) au FC Barcelone. Le club déverse environ 120 millions d'euros à Liverpool. Comme il a déjà payé 105 millions l'été passé pour engager Ousmane Dembélé, il a donc dépensé tout l'argent reçu pour Neymar. Pourtant, le président Josep Bartomeu avait laissé entendre qu'il ne consacrerait pas toute la somme à des transferts. L'arrivée de Coutinho semble avoir plus d'inconvénients que d'atouts pour le Barça. L'avantage, c'est qu'il renforce sensiblement la phalange d'Ernesto Valverde. Coutinho est considéré comme le successeur d'Andres Iniesta, qui aura 34 ans en mai. Valverde va donc pouvoir ménager Iniesta en prévision de la Ligue des Champions, pour laquelle Coutinho n'est pas qualifié cette saison. L'entraîneur aura le temps d'intégrer le médian brésilien sans pression. Celui-ci va devoir trouver ses marques dans le championnat espagnol, nettement moins physique que l'anglais. L'arrivée de Coutinho n'est pas exempte d'inconvénients. Il gagnerait douze millions par an, d'après les rumeurs. Cela risque de susciter la grogne dans le vestiaire et d'accroître encore un peu plus la masse salariale, qui absorbait 63 % du budget avant le nouveau contrat de Lionel Messi. Barcelone dépense de toute façon plus en salaires que le Real Madrid, Manchester City ou le PSG. Le club catalan mise sur des rentrées-record de 897 millions pour l'année financière 2017-2018 mais la masse salariale risque d'atteindre des proportions malsaines. Ce souci est aussi le résultat d'une mauvaise politique des transferts. Depuis des années, le club fait piètre figure sur le marché. On ne compte plus ses transferts ratés, aussi chers soient-ils, il suffit de penser à Arda Turan. L'été dernier, le transfert de et Marco Verratti (PSG) et de Jean Michaël Seri (Nice) a capoté pour des raisons mystérieuses. Le mois passé, l'Atletico Madrid a, en sus, menacé de déposer plainte auprès de la FIFA, le Barça ayant noué contact avec Antoine Griezmann sans sa permission. Pendant ce temps, le noyau du dream team qui a entamé sa montée en puissance sous la férule de Pep Guardiola il y a dix ans ne rajeunit pas : le quatuor Messi-Piqué-Iniesta-Busquets compte trois trentenaires, seul Busquets étant plus jeune. Les remplaçants ne sont pas encore prêts et ils ne devraient pas venir du centre de formation de La Masia. On peut se demander si le Barça n'aurait pas mieux fait d'investir l'argent rapporté par Neymar dans la formation de ses jeunes au lieu d'attirer des noms. Quel contraste avec le Real... Florentino Perez semble avoir renoncé à engager des galacticos. L'été dernier, il n'a dépensé que 40,5 millions : 24 millions pour Theo Hernandez (19 ans) et 16,5 pour Dani Ceballos (vingt ans).