UNION BELGE

Voici quelques mois, l'UB sortait ses chiffres de fréquentation des stades : la cata dans les divisions inférieures. Je crois me faire ici le porte-parole des petits clubs par opposition au foot professionnel, omnipotent : les directs TV du dimanche à 18 h sont une concurrence déloyale et risquent de laisser des séquelles financières dans les Provinces.
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Voici quelques mois, l'UB sortait ses chiffres de fréquentation des stades : la cata dans les divisions inférieures. Je crois me faire ici le porte-parole des petits clubs par opposition au foot professionnel, omnipotent : les directs TV du dimanche à 18 h sont une concurrence déloyale et risquent de laisser des séquelles financières dans les Provinces. Comment en effet garder les gens à la cafétéria après le match, source comme chacun sait, de revenus essentiels pour les clubs alors que dans la géniale petite lucarne, des affiches comme Anderlecht - Club Bruges, Mouscron- Standard et Westerlo- Anderlecht sont diffusés avec 16 caméras, ralentis, commentaires, interviews, tout cela dans le confort de son salon, frigo à portée de mains. Bien sûr, le vrai supporter peut toujours quitter le stade vers 17 h 30 après avoir avalé trois chopes à la va-vite et regagner son foyer à temps, du moins s'il habite près. Les autres se contenteront de voir les phases résumées en rentrant. Le direct qui tue ! Comme l'ont fait la saison passée les directs de Be TV le dimanche à 13 h, deux heures avant tous les matches se déroulant à 15 h, essentiellement dans les divisions inférieures. En présentant les chiffres de fréquentation à la nette baisse, la Fédération cherche des roupies de sansonnet au lieu de s'attaquer au vrai mal : la concurrence TV. La ligue des D3 où nous siégeons à Bruxelles a intelligemment soulevé le problème, Flamands comme Wallons, regrettant ces directs qui vident les stades. Réponse de consolation du comité exécutif : les directs TV à 18 h ne sont prévus QUE pour 16 mois par contrat. Après, basta. Chacun devra payer Belgacom TV s'il veut voir les stars balle au pied. En attendant, les clubs amateurs auront ramé pour boucler le budget. Le Standard a raison d'aller en appel pour la phase litigieuse concernant MéméTchité. L'arbitre a laissé l'avantage et son juge de touche n'a levé son drapeau que quand il a vu que Tchité s'était retrouvé en position de marquer. Aussi, je ne comprends pas pourquoi on dégrade un juge de touche parce qu'il signale un hors-jeu contre le Lierse au Standard et qu'on ne le ferait pas dans l'autre sens aussi. Mais bon, c'est au comité arbitral de trancher et nous n'avons rien à dire, ce qui est logique. Mais pour qui se prend Pierre François ? Il veut rejouer le match Mouscron-Standard en se basant sur un seul fait de match pour conclure que l'arbitrage a été anti-Standard. Mais sur l'ensemble du match, on ne peut pas dire que le Standard a perdu à cause de Serge Gumieny. Le directeur général des Rouches ne fait rien d'autre que du " calimérisme ". Dommage pour les supporters du Standard, qui doivent une fois de plus supporter le ridicule de leurs dirigeants. A aucun moment, et avant même le début des matches (souvenons-nous de cette image de Messieurs Frankie Vercauteren et Glen De Boeck, effondrés dans leurs sièges lors du tirage au sort des poules), nous n'avons eu le sentiment que l'équipe et son entourage, entraîneur et entraîneur adjoint en tête, croyaient véritablement en leurs chances. Comment dès lors insuffler aux joueurs l'audace et l'allant nécessaires pour au moins tenter de surmonter les obstacles. Vu de l'extérieur, on a l'impression que le seul et unique objectif est la participation aux poules de la L.C., avec à la clef le pactole droits de retransmission TV assuré. Que voilà une noble ambition... Ce même pactole qui réglera les montants des transferts réalisés par le club pour des éléments qui ne jouent pas, Marius Mitu par exemple... Lui, comme d'autres, aurait-il perdu toutes ses qualités à l'ombre de Saint-Guidon ? Cependant, le comble a été atteint par Alain Courtois, qui expliquait la déconfiture de notre football par le fait que l'école ne réservait pas une part plus importante au sport. Discours convenu qui consiste à demander à l'école d'assumer une infinité de tâches, alors que l'enseignement, tous niveaux confondus, se débat dans les problèmes d'infrastructure, de moyens et de personnel depuis plus de vingt ans. Que Monsieur Courtois s'interroge plutôt sur le système de jeu proposé par son club et sur ce qu'il convient de modifier pour rendre son équipe compétitive, sans chercher les responsabilités ailleurs.