Vendredi dernier, Riccardo Riccò a annoncé son transfert chez Quick-Step mais nul, au sein de l'équipe de Patrick Lefevere, n'a souhaité officialiser le communiqué paru dans la Gazzetta dello Sport. " Une batterie d'avocats des deux parties se penche toujours sur le contrat. L'année dernière, une transaction avec Johan Vansummeren a capoté en dernière minute. Nous en avons tiré les leçons. "
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Vendredi dernier, Riccardo Riccò a annoncé son transfert chez Quick-Step mais nul, au sein de l'équipe de Patrick Lefevere, n'a souhaité officialiser le communiqué paru dans la Gazzetta dello Sport. " Une batterie d'avocats des deux parties se penche toujours sur le contrat. L'année dernière, une transaction avec Johan Vansummeren a capoté en dernière minute. Nous en avons tiré les leçons. " S'il n'y avait pas encore d'accord le week-end passé, ce serait à cause de contrats qui lient le coureur à ses sponsors privés. Ceux-ci risqueraient de nuire aux intérêts des sponsors matériels de l'équipe belge du Pro Tour. L'ambitieux Riccò tente depuis un moment d'accélérer son passage chez Quick-Step et il n'a pas ménagé ses primeurs, stratégiquement distillées, à la Gazzetta. Fin juin déjà, le journal rose écrivait que Quick-Step souhaitait emmener le grimpeur transalpin à la Vuelta, une rumeur balayée par Quick-Step comme par l'ancien team manager de Riccò. Mais celui-ci s'est défait du contrat qui le liait l'année prochaine à Ceramica Flaminia, contre un débours de 75.000 euros, et il a frappé à toutes les portes, depuis lors. Celui qui embauchera le Cobra devra se méfier de son venin. Débutant déjà, Riccò s'était attiré les foudres de tout le peloton par ses déclarations. Il avait traité ses collègues de végétaux, de plantes, parce qu'ils préféraient pédaler dans l'anonymat qu'attaquer. Ses provocations lui sont revenues en pleine figure, comme un boomerang, notamment au Tour 2008, quand on a découvert que ses spectaculaires accélérations en côte n'étaient pas étrangères à des injections de cera. L'enfant terrible a purgé une suspension de douze mois mais sa réputation le poursuit. A son retour au printemps, Robbie McEwen n'a pas mâché ses mots : " Just don't come back, you piece of shit ". Le mois dernier encore, Ben Hermans avait confié que le peloton aurait préféré que Riccò ne s'adjuge pas le Tour d'Autriche. Mais qui, des coureurs ou de l'opinion publique, est le plus influent ? Si Riccò renoue avec le succès, va-t-il être victime de huées, comme AlexandreVinokourov lorsqu'il a franchi en premier la ligne de Liège-Bastogne-Liège, au printemps dernier ? Ou les tifosi oublieront-ils ses méfaits pour fêter sa victoire ? Si cela ne dépend que du Cobra, nous aurons la réponse au Tour d'Espagne, qui débute samedi en huit. Riccò ne figure pas sur la liste transmise il y a peu par les organisateurs. Même s'il signe un contrat chez Quick-Step d'ici là, il n'est pas certain que le Tour d'Espagne, qui peut opérer une sélection parmi les participants, consentira une exception pour le Transalpin si contesté. PAR BENEDICT VANCLOOSTER