La première présentation officielle du projet Coupe du Monde 2018 a eu lieu jeudi dernier à Bruxelles. Son coordinateur, Alain Courtois, n'a pu s'empêcher de faire allusion à l'actualité politique toute fraîche : " Notre pays a un gouvernement, c'est nouveau. Point de vue football, les régions et des villes ont un projet commun ".
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La première présentation officielle du projet Coupe du Monde 2018 a eu lieu jeudi dernier à Bruxelles. Son coordinateur, Alain Courtois, n'a pu s'empêcher de faire allusion à l'actualité politique toute fraîche : " Notre pays a un gouvernement, c'est nouveau. Point de vue football, les régions et des villes ont un projet commun ". Trois comités ont été constitués pour faire avancer le projet. Un comité de patronage comprenant notamment Michel D'Hooghe et GuyVerhofstadt. Un comité économique avec Etienne Davignon et Jean-Luc Dehaene. Un comité créatif comprenant des leaders d'opinion francophones et flamands. Ce comité est chargé de promouvoir la candidature belge dans l'opinion publique. Dans notre numéro de la semaine dernière, Courtois signalait qu'il faudrait trouver environ 8 millions d'euros (et la même chose aux Pays-Bas) pour ficeler le projet de candidature. Cela équivaut à une dizaine de sponsors privés. Le sénateur est sûr de son coup : " J'en ai déjà pratiquement trois ". Belgacom, Inbev et Electrabel se prépareraient à monter dans le train. Lors de la présentation à Bruxelles, le site de la candidature belgo-hollandaise a été lancé : www.beltomundial.org. Au cours des années à venir, on pourra y suivre en temps réel les grandes étapes du rêve de Courtois. Si une partie de la crème politique et économique belge était présente, on a été étonné de l'absence des Néerlandais. Courtois : " Chez nous, tout est toujours plus compliqué et plus lent que chez eux. Il était donc logique que nous nous y prenions plus tôt "... En effet, le projet du Mondial 2018 ne déchaîne toujours pas les passions et occupe très peu de place dans les médias, aux Pays-Bas. Et au fait, comment Courtois est-il parvenu à mettre autant de beau monde derrière son projet alors que l'ancien athlète Philippe Housiaux n'avait pas su convaincre le gratin quand il avait voulu lancer une candidature pour l'organisation des Jeux Olympiques à Bruxelles en 2004 ? " Un dossier olympique est fort différent. Vu la multitude de sports, il aurait fallu construire un grand nombre d'installations, dont certaines auraient été très difficiles à réaffecter après les JO. Dans notre cas, il s'agit d'un seul sport, avec des matches dans de nouveaux stades dont la Belgique a urgemment besoin. Tous des stades multifonctionnels qui seraient encore très utiles après la Coupe du Monde. Ce projet-ci est quand même beaucoup plus réaliste ". PIERRE DANVOYE