Le tirage au sort des huitièmes de finale de la Coupe a donné lieu à des affiches alléchantes. Avec, notamment, un choc Genk-Anderlecht, un derby wallon Standard-Charleroi et le retour de GeorgesLeekens au Canonnier avec Mouscron-Gand. Heureusement, d'ailleurs, que les affiches sont alléchantes, car au niveau de la programmation des matches, on n'a toujours rien compris : le mercredi 19 janvier, soit un jour de semaine au lendemain des fêtes,...

Le tirage au sort des huitièmes de finale de la Coupe a donné lieu à des affiches alléchantes. Avec, notamment, un choc Genk-Anderlecht, un derby wallon Standard-Charleroi et le retour de GeorgesLeekens au Canonnier avec Mouscron-Gand. Heureusement, d'ailleurs, que les affiches sont alléchantes, car au niveau de la programmation des matches, on n'a toujours rien compris : le mercredi 19 janvier, soit un jour de semaine au lendemain des fêtes, lorsque les portefeuilles sont vides et qu'il risque de faire un froid de canard. Après, on s'étonnera encore que les gradins sont vides... " Programmer les matches à d'autres périodes n'est pas aussi simple ", se défend Jean- ClaudeOlio, président du comité sportif, qui organise la Coupe. " Le calendrier est déjà surchargé. Il faut caser les matches de l'équipe nationale. Jouer plus tôt dans la saison, lorsque le temps est encore clément ? On ne peut pas demander aux petits clubs de commencer l'épreuve encore plus tôt. Par ailleurs, les clubs professionnels sont demandeurs d'un match en janvier, pour la reprise. Il faudrait trouver une autre formule, pour redynamiser la Coupe ". Mais laquelle ? Aucune réponse. Peut-être faudrait-il commencer par supprimer ce fameux point du règlement qui autorise l'inversion des terrains. Au tour précédent, le véritable parfum de la Coupe, c'est à Eupen, à l'Olympic, à Woluwé et à Sprimont qu'on l'a humé. Pas à Sclessin, où Maasmechelen û aux dires mêmes de son président û avait délibérément opté pour la compensation financière plutôt que pour l'aspect sportif. Le public n'est pas dupe. Et si les petits clubs peuvent s'y retrouver financièrement sur un match en sacrifiant leurs chances sportives, sont-ils certains d'y gagner sur le long terme ? En poussant le raisonnement jusqu'au bout, on pourrait se demander : pourquoi le club le plus offrant ne pourrait-il pas... choisir son adversaire lors du tirage au sort ? " On m'a reproché de ne pas avoir demandé à Sprimont l'inversion des terrains ", affirme RolandLouf, le manager de Mouscron. " Pourquoi aurais-je dû le faire, alors que le tirage au sort nous proposait un match en déplacement ? A Sprimont, il y a des gamins qui n'ont jamais vu des joueurs de D1. La Coupe leur en offre l'occasion. C'est à cela aussi que doit servir cette épreuve ". (D. Devos)D.Devos