Si le RSCA n'est pas parvenu à réaliser la passe de trois, c'est dû probablement, en grande partie, au lourd tribut qu'il aura payé pour son tout bon comportement à l'échelon européen, l'année dernière. Son accession au deuxième tour avait tout simplement valu au club et aux joueurs une publicité sans précédent, qui eut ses répercussions sur la période des transferts. En deux temps trois mouvements, le club bruxellois fut alors privé de quatre éléments qui contribuèrent à près de 7...

Si le RSCA n'est pas parvenu à réaliser la passe de trois, c'est dû probablement, en grande partie, au lourd tribut qu'il aura payé pour son tout bon comportement à l'échelon européen, l'année dernière. Son accession au deuxième tour avait tout simplement valu au club et aux joueurs une publicité sans précédent, qui eut ses répercussions sur la période des transferts. En deux temps trois mouvements, le club bruxellois fut alors privé de quatre éléments qui contribuèrent à près de 75% de sa pénétration offensive: les pourvoyeurs Bart Goor et Didier Dheedene et les finisseurs Jan Koller et Tomasz Radzinski. Quatre hommes que leurs successeurs, cette saison, n'allaient jamais pouvoir effacer totalement: ni Marc Hendrikx et Tarek Saïd sur le flanc gauche, ni Gilles De Bilde, Ivica Mornar ou encore Nenad Jestrovic en ligne d'attaque. Bien sûr, il y avait des circonstances atténuantes à faire valoir. Comme la longue indisponibilité du dernier cité, par exemple, voire les nombreuses blessures qui auront décimé l'effectif d'un bout à l'autre de cette campagne et qui concernèrent Davy Oyen, AlexandarIlic, Manu Pirard, Glen De Boeck, Olivier Doll et Oleg Iachtchouk, pour ne citer qu'eux. Il n'empêche que compte tenu du potentiel, on était quand même en droit d'attendre plus d'une équipe du calibre du Sporting, même si les remaniements constants pour cause de blessures et autres indisponibilités ne contribuèrent pas aux automatismes. Comble de malchance, de manière plus individuelle cette fois, pas mal de joueurs rentrèrent aussi singulièrement dans le rang après une saison euphorique. Ce fut le cas, notamment, pour Bertrand Crasson, Alin Stoica et Walter Baseggio. Dans les hautes sphères du club, on s'est promis de tirer les leçons de cette saison en demi-teinte et d'y remédier. Ce nouvel élan doit immanquablement passer par un recrutement ciblé où le qualitatif l'emportera sur le quantitatif. Trois postes sont particulièrement concernés: celui de finisseur, où l'on espère avoir trouvé le sosie de Jan Koller en l'Australien Clayton Zane; celui de régisseur, pour lequel on ne désespère pas pouvoir récupérer Pär Zetterberg; et enfin celui de latéral gauche pour lequel un autre ancien, Didier Dheedene, est cité aussi. A moins que le Français Jean-Sébastien Jaurès, de l'AJ Auxerre, ne mette finalement tout le monde d'accord, comme le Finlandais Hannu Tihinen y était parvenu au préalable. Bruno Govers