Habitué de la scène européenne avec 15 années de présence ininterrompue à ce niveau, le Shakhtar Donetsk peut se prévaloir d'être entré dans l'histoire comme l'ultime vainqueur de la Coupe de l'UEFA. Le 20 mai passé, les Ukrainiens se jouèrent du Werder Brême (2-1 après 120 minutes de jeu), pour remporter le seul trophée continental depuis la création du club en 1936. Trois mois plus tard, à la faveur de la Supercoupe cette fois, les prolongations sourirent moins aux Jaune et Noir, battus 1-0 par le FC Barcelone.
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Habitué de la scène européenne avec 15 années de présence ininterrompue à ce niveau, le Shakhtar Donetsk peut se prévaloir d'être entré dans l'histoire comme l'ultime vainqueur de la Coupe de l'UEFA. Le 20 mai passé, les Ukrainiens se jouèrent du Werder Brême (2-1 après 120 minutes de jeu), pour remporter le seul trophée continental depuis la création du club en 1936. Trois mois plus tard, à la faveur de la Supercoupe cette fois, les prolongations sourirent moins aux Jaune et Noir, battus 1-0 par le FC Barcelone. Et un malheur ne venant jamais seul, les gars de l'entraîneur Mircea Lucescu furent également privés, dans la foulée, d'une 10e participation consécutive à la phase finale des groupes de la Champions League. Contre toute attente, le bourreau, au troisième tour préliminaire de cette compétition, avait pour nom le modeste onze roumain de Timisoara, dénué de tout grand palmarès au plus haut niveau. Une absence de qualification qui n'aura pas été sans incidence pour le deuxième du championnat ukrainien (après le Dynamo Kiev), obligé de céder l'un ou l'autre de ses joyaux afin de compenser son manque à gagner européen. Dmytro Chygrynski, clé de voûte de la défense, a ainsi été vendu pour 25 millions d'euros au FC Barcelone, une affaire conclue dès le lendemain de la finale face aux Blaugranas à Monaco, le 28 août dernier. Le Bolivien Marcelo Moreno Martins, qui avait tapé de la même manière dans l'£il des gens du Werder Brême, lors de l'apothéose de la C2, est lui au Weser-stadion de nos jours. Quatre autres ont également quitté le club, sur base locative : le Mexicain Nery Castillo à Dniepr Dniepropetrovsk, et les locaux Artem Fedetskiy et Denys Kozhanov au FC Karpaty Lviv. Le dernier, Ihor Korotetskyi, défend à présent les couleurs des voisins du Metalurh Donetsk. Malgré cette saignée, le Shakhtar regorge de beau monde. Au goal, Andriy Pyatov a été confirmé et ne doit plus composer avec la concurrence de Bohdan Shust, passé plus tôt cette année au Metalurh aussi. En défense, sur le flanc droit, les Ukrainiens sont parvenus à garder le Croate Darijo Srna, pourtant courtisé lui aussi après le succès de ses couleurs en Coupe de l'UEFA. En défense centrale, Oleksander Kucher est une certitude. Pour remplacer Chygrynski, Lucescu a plusieurs possibilités : il peut opter pour le routinier polonais Mariusz Lewandowski (30 ans) ou l'expérimenté Mykola Ishchenko (26). Ou bien, il joue la carte jeune comme il l'avait fait avec Chygrynski (22) en alignant soit Oleksandr Chyzhov (23) ou Yaroslav Rakytskyi (20). Au back gauche, il a deux solutions : son compatriote Razvan Rat ou l'Ukrainien Vyacheslav Shevchuk. Dans le milieu du jeu, le travail de récupération du ballon est assumé par l'international tchèque Tomas Hübschman. Il est flanqué de deux latéraux brésiliens chargés de la percussion sur les ailes : Ilsinho à droite et Willian à gauche. Le quatrième homme dans ce secteur, Fernandinho, Brésilien lui aussi, est chargé d'alimenter aux avant-postes deux autres compatriotes : Luiz Adriano et Jadson. C'est eux qui inscrivirent les deux buts en finale de la Coupe de l'UEFA contre Brême. Redoutables sur phases arrêtées, ils se partagent les coups francs et les penalties. Le Shakhtar évolue en 4-4-2. En raison de la présence de cinq Brésiliens dans l'équipe de base, son jeu est technique et offensif à souhait. Avec son football à touches rapides et multiples, la formation ukrainienne n'a toutefois jamais réussi à s'extirper de la phase des poules en Ligue des Champions... par bruno govers - photo: reporters