De manière tout à fait inattendue, Frederik Nolf, professionnel depuis 2 ans, a été retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel. Il avait 21 ans à peine et disputait le Tour du Qatar pour le compte de l'équipe Topsport Vlaanderen-Mercator, la première course d'une saison qui démarre. Après la quatrième étape, la dernière course pour lui, rien ne présageait du destin tragique du coureur de Flandre-Occidentale. Les tests médicaux du début de saison n'avaient eux non plus pas indiqué de problèmes cardiaques.
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De manière tout à fait inattendue, Frederik Nolf, professionnel depuis 2 ans, a été retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel. Il avait 21 ans à peine et disputait le Tour du Qatar pour le compte de l'équipe Topsport Vlaanderen-Mercator, la première course d'une saison qui démarre. Après la quatrième étape, la dernière course pour lui, rien ne présageait du destin tragique du coureur de Flandre-Occidentale. Les tests médicaux du début de saison n'avaient eux non plus pas indiqué de problèmes cardiaques. Nolf découvrait le cyclisme pro. Chez les juniors, ce coureur au goût prononcé pour l'offensive s'était distingué en collectant un beau palmarès, ce qui lui avait valu un passage chez Beveren 2000, l'antichambre de Quick-Step. Il n'eut pas de chance : il se brisa la hanche en 2006 et malgré une revalidation très rapide, il dut faire l'impasse sur les courses printanières. Dans sa deuxième saison, il connut trois succès à l'âge de 20 ans. Willy Vankeirsbulck, le manager de Beveren 2000, aurait aimé qu'il coure une troisième saison chez les Espoirs mais Nolf avait un rêve : devenir coureur pro. Empli de l'enthousiasme de la jeunesse, il commença l'aventure chez Topsport Vlaanderen. Le passage chez les professionnels ne se fit pas sans mal. Le directeur d'équipe Walter Planckaert ne voulait pas tout de suite le jeter aux lions. Il limita volontairement son calendrier de courses mais le frêle Nolf ne fit pas forte impression dans les quelques courses qu'il disputa. Surtout que sa hanche continuait à lui jouer des tours. Mais une progression se dessinait : à l'automne, Nolf fut meilleur et fit des progrès. Il était aussi un optimiste né. Cette saison devait être cruciale pour le jeune homme de Kuurne. Son équipe attendait qu'il développe son talent. L'an dernier il avait manqué de body, ce qui ne s'acquiert qu'en roulant beaucoup. Il était donc parti plein de confiance au Tour du Qatar pour prendre du rythme. Quel aurait été le futur de sa carrière ? Cela restera un mystère. Nolf vivait en tout cas pleinement pour le vélo, témoigne son compagnon d'entraînement et ami d'enfance Gianni Meersman. Si cette saison lui réussissait mieux, il avait même promis de toucher un mot à son sujet chez la Française des Jeux. Son entourage aussi faisait tout pour développer son talent. Enfant unique, Nolf bénéficiait du soutien de ses parents qui mettaient tout en £uvre pour voir son rêve d'enfant se réaliser. Même au-delà de la famille, les supporters étaient nombreux : quel coureur professionnel compte 150 fans dans sa deuxième année en tant que pro ? A Kuurne, il était très populaire. L'an dernier, lors de Kuurne-Bruxelles-Kuurne qui lui tenait à c£ur, il tomba de façon malchanceuse tôt dans la course. Pas de problème : cette année la semi-classique figurait en bonne place dans son agenda. Le destin en a décidé autrement.