Patron des entreprises de chauffage Vasco (Vaessen & Co), Jos Vaessen est depuis près de quatre ans le président du KRC Genk, où il a succédé à Edgard Troonbeeckx. Mais il est dirigeant de football depuis longtemps.

" Dès l'âge de 30 ans, je me suis impliqué dans la vie d'un club ", se souvient-il. " Je fus, pendant 13 ans, le président du Conseil d'Administration du Patro Eisden (l'actuel Patro Maasmechelen). Je fus aussi footballeur, un peu comme tout le monde, mais je n'ai jamais dépassé le niveau de la 2e Provinciale. Si mon entreprise m'a amené à embrasser une carrière de dirigeant, c'est parce que j'ai toujours eu le virus du football. Dès l'âge de 7 ou 8 ans, j'accompagnais mon père au football. Il avait l'art de sélectionner les bons matches. On allait au Standard, au FC Liégeois, à Waterschei ou à Beringen. Là où il sentait que l'affiche valait le déplacement ".

Y compris dans la Cité Ardente, donc : " D'ailleurs, savez-vous que, pendant un an, je me suis senti dans la peau d'un... Wallon ? J'ai, effectivement, effectué mon service militaire sous la régime linguistique francophone ! "

Longtemps sponsor du Patro Eisden, puis de Genk, Vasco n'apparaît plus cette saison sur les équipements blancs et bleus des coalisés, mais fera sa réapparition sur les... shorts du Racing la saison prochaine. Le président ne se contente pas d'apporter de l'argent. Il s'investit pleinement.

Comment vivez-vous cette période sportive difficile ?

JosVaessen : Très mal. Sur le plan émotionnel, c'est dur à supporter. Je suis négativement influencé par les mauvais résultats. N'exagérons rien : je sais faire la part des choses avec ma vie privée et professionnelle, mais je suppose que dans mon entourage, on se rend compte que je suis souvent de mauvaise humeur.

Accrocher une place européenne ne sera pas simple...

Effectivement. J'ai bon espoir de voir mon équipe terminer devant Westerlo, mais en ce qui concerne Mouscron, ce sera une autre paire de manches. L'Excelsior est, pour moi, la révélation de la saison. Les Hurlus possèdent une bonne équipe. Comme nous, d'ailleurs. Mais leur équipe tourne bien. La nôtre, pas.

Pour quelle raison ?

C'est une bonne question. Je connais la réponse, mais je la garde pour moi. C'est de la cuisine interne.

" 13 points sur 30, c'est inacceptable ! "

Pouvez-vous être plus précis ?

Cela a trait aux caractères, aux personnes, mais aussi à d'autres facteurs. En tout cas, les dirigeants et les supporters sont très déçus. Tout le monde est très déçu. Nous avons bouclé le premier tour en troisième position. Mais, au cours du deuxième tour, nous n'avons plus récolté que 13 points sur 30 et nous avons rétrogradé à la cinquième place. C'est inacceptable ! Si nous avions eu une récolte de points normale, nous nous situerions aux alentours de la troisième place, voire carrément troisièmes. Les matches retour avaient pourtant bien commencé, puisque nous avons battu Bruges à domicile (avec un peu de chance, je dois le reconnaître, car deux buts flandriens avaient été annulés), mais depuis lors, nous évoluons loin en deçà de nos possibilités. Le ballon ne roule plus pour nous. Mais ce n'est pas un hasard : la chance, il faut la forcer.

Où s'est situé le tournant ?

Peut-être lors de notre défaite à Charleroi. Mentalement, les joueurs ont accusé le coup. Pourtant, ce soir-là, nous n'avions pas mal joué. Ces dernières semaines, en revanche, la manière a aussi fortement laissé à désirer. Pour Genk, ce week-end sans match de championnat est tombé à point nommé, car le staff technique avait du pain sur la planche. Malheureusement, notre préparateur mental, Louis Cauffmann, a quitté le club alors qu'on en aurait eu bien besoin. Personnellement, je le regrette.

Et Sef Vergoossen ?

Oui, Sef Vergoossen... Beaucoup de gens se posent des questions à son égard.

Il jouit toujours de votre confiance ?

( Ilsoupire) Oui.

C'est un petit " oui "...

En effet. Permettez-moi de garder certaines opinions pour moi. Il y a parfois des décisions difficiles à prendre, et si j'ai des choses à lui dire, je préfère l'en avertir en premier lieu.

Il ne peut pas avoir perdu toutes les qualités qui avaient fait de lui l'Entraîneur de l'Année, voici deux ans ?

Certainement pas. Mais, regardez Hugo Broos : il compte 13 points d'avance au classement, et malgré tout, les supporters d'Anderlecht le conspuent régulièrement. Alors, il ne faut pas s'étonner que nos supporters aient pris Sef Vergoossen en grippe. Mais je respecte nos fans. Je les considère comme nos clients. Alors, il faut parfois écouter leurs remarques. Pas la minorité : si une vingtaine d'agités font entendre leur voix, on ne peut pas accéder à leurs désirs. Mais, lorsqu'une majorité se prononce, on ne peut pas l'ignorer.

Les supporters demeurent d'une grande fidélité à l'égard de Genk...

Ce sont tous des abonnés. Donc, ils continuent à venir, puisqu'ils ont payé leur place. Mais qu'en sera-t-il la saison prochaine, lorsqu'ils devront renouveler leur abonnement ?

Craignez-vous que beaucoup d'entre eux vous tournent le dos ?

J'espère que non. Mais j'attends tout de même le verdict avec une certaine inquiétude. La direction doit à tout prix frapper un gros coup pour frapper leur imagination. Une action spectaculaire est prévue. Sous la forme d'un transfert très important.

Beaucoup de gens, précisément, expliquent les mauvais résultats actuels par l'échec de votre politique de transferts...

Je ne suis pas d'accord. Certains joueurs importants sont partis, mais d'autres, et non des moindres, sont arrivés à leur place. Aaron Mokoena était l'un des meilleurs défenseurs du championnat, la saison dernière. Cédric Roussel était le meilleur buteur, à égalité avec Wesley Sonck. Paul Kpaka, qui a malheureusement souffert d'une blessure, était aussi un très bon joueur. On avait encore transféré Theo Janssen (qui est reparti entre-temps), Gert Claessens et Eric Matoukou. Avec autant de qualité en nos rangs, on pouvait espérer mieux. Ce qui nous a surtout manqué, c'est un véritable meneur de jeu. Un homme capable d'adresser des dernières passes tranchantes. On ne l'a pas engagé et j'en endosse personnellement la responsabilité, en tant que président. On a opté pour un autre dispositif sur le terrain et ce fut une erreur, que l'on rectifiera la saison prochaine. On s'active déjà en ce sens.

" Où est le numéro 10 ?"

Les vrais n°10 ne constituent-ils pas une race en voie de disparition ?

Non. Almami Moreira est un vrai n°10. Tout comme Walter Baseggio. Alin Stoica aussi, mais il ne joue jamais. Contre La Louvière, on a évolué comme si on avait un vrai n°10 en nos rangs. Faris Haroun a rempli ce rôle. C'est un très bon joueur, mais pas un vrai n° 10.

Genk continue aussi à chercher la bonne formule en attaque. Vous possédez en Cédric Roussel, Paul Kpaka et Kevin Vandenbergh trois grands attaquants, mais deux d'entre eux ont régulièrement été amenés à prendre place sur le banc au profit de Thomas Chatelle, ces dernières semaines...

Thomas Chatelle a joué comme attaquant au Cercle Bruges, pas contre La Louvière. Mais, c'est vrai : le staff technique est toujours en train de chercher la bonne formule. Nous sommes en mars : il aurait déjà dû avoir trouvé.

Qui vous manque le plus : Josip Skoko ou Wesley Sonck ?

Josip Skoko, assurément. Mais je dois reconnaître que Wesley Sonck nous manque aussi. Il ne portait pas le brassard de capitaine, mais par son caractère, il était un leader, sur le terrain comme dans le vestiaire.

Louper l'Europe, ce serait une catastrophe ?

Il ne mettrait pas en péril la pérennité, ni les ambitions, de Genk. Mais, si nous voulons réduire l'écart qui nous sépare d'Anderlecht et de Bruges, ce n'est pas en loupant l'Europe que nous y parviendrons. Au contraire : ces deux clubs progresseraient encore alors que nous ferions du surplace.

L'écart avec Anderlecht et Bruges est-il encore très important ?

Enorme. Aussi longtemps que nous devrons encore consacrer une grande partie de nos bénéfices au remboursement des travaux d'agrandissement du stade, il demeurera important. On en a encore pour quelques années. Il ne faut pas oublier que le club a investi 35 millions d'euros dans ces travaux. C'est énorme. Lorsque tout sera payé, on pourra réinvestir davantage dans le domaine sportif. Pour l'instant, Anderlecht et Bruges disposent de cinq ou dix millions de plus que Genk pour investir dans leur équipe. C'est beaucoup. En fait, nous nous trouvons dans la situation du club bruxellois au cours des années 80, lorsque le stade Constant Vanden Stock a été modernisé et que le Sporting était aussi passé par cette étape indispensable où il faut investir dans la brique.

Indispensable, vous l'avez dit...

Oui, le stade est presque toujours rempli, ce n'était donc pas une folie. D'ailleurs, jusqu'à quelques mois d'ici, je rêvais encore d'un nouvel agrandissement. Mais ce projet est désormais dans le tiroir. Toutes les activités d'un club de football sont tributaires des résultats sportifs. Et, pour l'instant, ceux-ci ne sont pas bons. On doit donc prioritairement réinvestir dans l'équipe avant de songer à d'autres projets.

Et la collaboration avec Heusden-Zolder ?

Sportivement, elle a sa raison d'être. Deux ou trois de nos joueurs prêtés à Heusden-Zolder ont mûri, et pourront être récupérés par Genk la saison prochaine. Mais, si nos voisins descendent en D2, ce sera moins intéressant. J'ignore ce qui va se passer. En principe, la collaboration doit être valable sur le long terme, mais certains points devront peut-être être revus. Nous sommes aussi déçus par le peu d'engouement populaire dont jouit Heusden-Zolder. Même avec une bonne partie d'entrées gratuites, il n'y a encore que 4 ou 5.000 spectateurs qui se déplacent. Et, comme tous ces gens prennent place dans la tribune principale, là où sont aussi installées les caméras, on ne voit que les trois tribunes vides à la télévision. Ce n'est pas encourageant. Les loges, aussi, sont en grande partie inoccupées. Et la pelouse subit des dégâts...

Daniel Devos

" SEF VERGOOSSEN... Beaucoup de gens se posent des questions à son égard "

" Anderlecht et Bruges disposent de 5 ou 10 MILLIONS DE PLUS QUE NOUS "

Patron des entreprises de chauffage Vasco (Vaessen & Co), Jos Vaessen est depuis près de quatre ans le président du KRC Genk, où il a succédé à Edgard Troonbeeckx. Mais il est dirigeant de football depuis longtemps. " Dès l'âge de 30 ans, je me suis impliqué dans la vie d'un club ", se souvient-il. " Je fus, pendant 13 ans, le président du Conseil d'Administration du Patro Eisden (l'actuel Patro Maasmechelen). Je fus aussi footballeur, un peu comme tout le monde, mais je n'ai jamais dépassé le niveau de la 2e Provinciale. Si mon entreprise m'a amené à embrasser une carrière de dirigeant, c'est parce que j'ai toujours eu le virus du football. Dès l'âge de 7 ou 8 ans, j'accompagnais mon père au football. Il avait l'art de sélectionner les bons matches. On allait au Standard, au FC Liégeois, à Waterschei ou à Beringen. Là où il sentait que l'affiche valait le déplacement ". Y compris dans la Cité Ardente, donc : " D'ailleurs, savez-vous que, pendant un an, je me suis senti dans la peau d'un... Wallon ? J'ai, effectivement, effectué mon service militaire sous la régime linguistique francophone ! " Longtemps sponsor du Patro Eisden, puis de Genk, Vasco n'apparaît plus cette saison sur les équipements blancs et bleus des coalisés, mais fera sa réapparition sur les... shorts du Racing la saison prochaine. Le président ne se contente pas d'apporter de l'argent. Il s'investit pleinement. JosVaessen : Très mal. Sur le plan émotionnel, c'est dur à supporter. Je suis négativement influencé par les mauvais résultats. N'exagérons rien : je sais faire la part des choses avec ma vie privée et professionnelle, mais je suppose que dans mon entourage, on se rend compte que je suis souvent de mauvaise humeur. Effectivement. J'ai bon espoir de voir mon équipe terminer devant Westerlo, mais en ce qui concerne Mouscron, ce sera une autre paire de manches. L'Excelsior est, pour moi, la révélation de la saison. Les Hurlus possèdent une bonne équipe. Comme nous, d'ailleurs. Mais leur équipe tourne bien. La nôtre, pas. C'est une bonne question. Je connais la réponse, mais je la garde pour moi. C'est de la cuisine interne. Cela a trait aux caractères, aux personnes, mais aussi à d'autres facteurs. En tout cas, les dirigeants et les supporters sont très déçus. Tout le monde est très déçu. Nous avons bouclé le premier tour en troisième position. Mais, au cours du deuxième tour, nous n'avons plus récolté que 13 points sur 30 et nous avons rétrogradé à la cinquième place. C'est inacceptable ! Si nous avions eu une récolte de points normale, nous nous situerions aux alentours de la troisième place, voire carrément troisièmes. Les matches retour avaient pourtant bien commencé, puisque nous avons battu Bruges à domicile (avec un peu de chance, je dois le reconnaître, car deux buts flandriens avaient été annulés), mais depuis lors, nous évoluons loin en deçà de nos possibilités. Le ballon ne roule plus pour nous. Mais ce n'est pas un hasard : la chance, il faut la forcer. Peut-être lors de notre défaite à Charleroi. Mentalement, les joueurs ont accusé le coup. Pourtant, ce soir-là, nous n'avions pas mal joué. Ces dernières semaines, en revanche, la manière a aussi fortement laissé à désirer. Pour Genk, ce week-end sans match de championnat est tombé à point nommé, car le staff technique avait du pain sur la planche. Malheureusement, notre préparateur mental, Louis Cauffmann, a quitté le club alors qu'on en aurait eu bien besoin. Personnellement, je le regrette. Oui, Sef Vergoossen... Beaucoup de gens se posent des questions à son égard. ( Ilsoupire) Oui. En effet. Permettez-moi de garder certaines opinions pour moi. Il y a parfois des décisions difficiles à prendre, et si j'ai des choses à lui dire, je préfère l'en avertir en premier lieu. Certainement pas. Mais, regardez Hugo Broos : il compte 13 points d'avance au classement, et malgré tout, les supporters d'Anderlecht le conspuent régulièrement. Alors, il ne faut pas s'étonner que nos supporters aient pris Sef Vergoossen en grippe. Mais je respecte nos fans. Je les considère comme nos clients. Alors, il faut parfois écouter leurs remarques. Pas la minorité : si une vingtaine d'agités font entendre leur voix, on ne peut pas accéder à leurs désirs. Mais, lorsqu'une majorité se prononce, on ne peut pas l'ignorer. Ce sont tous des abonnés. Donc, ils continuent à venir, puisqu'ils ont payé leur place. Mais qu'en sera-t-il la saison prochaine, lorsqu'ils devront renouveler leur abonnement ? J'espère que non. Mais j'attends tout de même le verdict avec une certaine inquiétude. La direction doit à tout prix frapper un gros coup pour frapper leur imagination. Une action spectaculaire est prévue. Sous la forme d'un transfert très important. Je ne suis pas d'accord. Certains joueurs importants sont partis, mais d'autres, et non des moindres, sont arrivés à leur place. Aaron Mokoena était l'un des meilleurs défenseurs du championnat, la saison dernière. Cédric Roussel était le meilleur buteur, à égalité avec Wesley Sonck. Paul Kpaka, qui a malheureusement souffert d'une blessure, était aussi un très bon joueur. On avait encore transféré Theo Janssen (qui est reparti entre-temps), Gert Claessens et Eric Matoukou. Avec autant de qualité en nos rangs, on pouvait espérer mieux. Ce qui nous a surtout manqué, c'est un véritable meneur de jeu. Un homme capable d'adresser des dernières passes tranchantes. On ne l'a pas engagé et j'en endosse personnellement la responsabilité, en tant que président. On a opté pour un autre dispositif sur le terrain et ce fut une erreur, que l'on rectifiera la saison prochaine. On s'active déjà en ce sens. Non. Almami Moreira est un vrai n°10. Tout comme Walter Baseggio. Alin Stoica aussi, mais il ne joue jamais. Contre La Louvière, on a évolué comme si on avait un vrai n°10 en nos rangs. Faris Haroun a rempli ce rôle. C'est un très bon joueur, mais pas un vrai n° 10. Thomas Chatelle a joué comme attaquant au Cercle Bruges, pas contre La Louvière. Mais, c'est vrai : le staff technique est toujours en train de chercher la bonne formule. Nous sommes en mars : il aurait déjà dû avoir trouvé. Josip Skoko, assurément. Mais je dois reconnaître que Wesley Sonck nous manque aussi. Il ne portait pas le brassard de capitaine, mais par son caractère, il était un leader, sur le terrain comme dans le vestiaire. Il ne mettrait pas en péril la pérennité, ni les ambitions, de Genk. Mais, si nous voulons réduire l'écart qui nous sépare d'Anderlecht et de Bruges, ce n'est pas en loupant l'Europe que nous y parviendrons. Au contraire : ces deux clubs progresseraient encore alors que nous ferions du surplace. Enorme. Aussi longtemps que nous devrons encore consacrer une grande partie de nos bénéfices au remboursement des travaux d'agrandissement du stade, il demeurera important. On en a encore pour quelques années. Il ne faut pas oublier que le club a investi 35 millions d'euros dans ces travaux. C'est énorme. Lorsque tout sera payé, on pourra réinvestir davantage dans le domaine sportif. Pour l'instant, Anderlecht et Bruges disposent de cinq ou dix millions de plus que Genk pour investir dans leur équipe. C'est beaucoup. En fait, nous nous trouvons dans la situation du club bruxellois au cours des années 80, lorsque le stade Constant Vanden Stock a été modernisé et que le Sporting était aussi passé par cette étape indispensable où il faut investir dans la brique. Oui, le stade est presque toujours rempli, ce n'était donc pas une folie. D'ailleurs, jusqu'à quelques mois d'ici, je rêvais encore d'un nouvel agrandissement. Mais ce projet est désormais dans le tiroir. Toutes les activités d'un club de football sont tributaires des résultats sportifs. Et, pour l'instant, ceux-ci ne sont pas bons. On doit donc prioritairement réinvestir dans l'équipe avant de songer à d'autres projets. Sportivement, elle a sa raison d'être. Deux ou trois de nos joueurs prêtés à Heusden-Zolder ont mûri, et pourront être récupérés par Genk la saison prochaine. Mais, si nos voisins descendent en D2, ce sera moins intéressant. J'ignore ce qui va se passer. En principe, la collaboration doit être valable sur le long terme, mais certains points devront peut-être être revus. Nous sommes aussi déçus par le peu d'engouement populaire dont jouit Heusden-Zolder. Même avec une bonne partie d'entrées gratuites, il n'y a encore que 4 ou 5.000 spectateurs qui se déplacent. Et, comme tous ces gens prennent place dans la tribune principale, là où sont aussi installées les caméras, on ne voit que les trois tribunes vides à la télévision. Ce n'est pas encourageant. Les loges, aussi, sont en grande partie inoccupées. Et la pelouse subit des dégâts... Daniel Devos" SEF VERGOOSSEN... Beaucoup de gens se posent des questions à son égard " " Anderlecht et Bruges disposent de 5 ou 10 MILLIONS DE PLUS QUE NOUS "