C'est l'actuel entraîneur de Saint-Trond, Guido Brepoels, qui hissa OHL de D3 en D2. C'était en 2005, la troisième année d'existence du club fusionné. " Et c'était par la voie du tour final, où nous avions battu Visé lors du dernier match ", se souvient-il. " Lommel, relégué en D3 pour cause de faillite cette année-là, avait été couronné champion avec... 18 points d'avance. " C'est aussi lors de cette saison-là que le regretté François Sterchele s'était révélé : la seule qu'il disputa avec OHL, où il était arrivé en provenance de La Calamine, avant de partir au SC Charleroi.
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C'est l'actuel entraîneur de Saint-Trond, Guido Brepoels, qui hissa OHL de D3 en D2. C'était en 2005, la troisième année d'existence du club fusionné. " Et c'était par la voie du tour final, où nous avions battu Visé lors du dernier match ", se souvient-il. " Lommel, relégué en D3 pour cause de faillite cette année-là, avait été couronné champion avec... 18 points d'avance. " C'est aussi lors de cette saison-là que le regretté François Sterchele s'était révélé : la seule qu'il disputa avec OHL, où il était arrivé en provenance de La Calamine, avant de partir au SC Charleroi. De nombreux joueurs francophones ont défendu les couleurs de OHL, la plupart avec succès. Ce fut notamment le cas de Toni Brogno, qui y fut très populaire, et qui se souvient avec émotion des moments passés dans le Brabant flamand alors qu'il a désormais arrêté sa carrière et travaille à mi-temps dans un Décathlon. " Déjà, à l'époque où j'y ai joué, OHL était un club très professionnel. On ne devait se soucier de rien, si ce n'est de jouer au football. Au niveau des structures et infrastructures, OHL est déjà prêt pour la D1. Il lui faudra, certes, l'un ou l'autre renfort au niveau sportif en cas de montée, mais pas grand-chose. Les terrains d'entraînements sont de vrais billards. Lorsqu'on arrivait, les équipements étaient lavés, rangés et prêts à être réutilisés. Je me souviens aussi d'un groupe très soudé. Chaque jeudi, on organisait des petits jeux, et le perdant était amené à faire la vaisselle. J'y ai souvent échappé, heureusement, mais il y avait des spécialistes. Bjorn Ruytinx, par exemple. " Samuel Remy, qui termine sa carrière à Rebecq en Provinciale, n'a également gardé que de bons souvenirs de son passage à OHL. " De très, très bons souvenirs. L'ambiance dans le groupe était excellente. J'ai d'ailleurs gardé des contacts avec certains anciens. Il arrive même que des supporters d'OHL m'envoient encore des messages. Le club dispose de superbes infrastructures et possède une très bonne école des jeunes. A l'époque où je jouais à Louvain, j'emmenais souvent mon fils le vendredi, et il s'entraînait avec les garçons de son âge. Cela lui plaisait beaucoup. Aujourd'hui encore, s'il n'y avait pas la distance qui sépare mon domicile de Louvain, je l'inscrirais à OHL les yeux fermés. " Le club louvaniste, désormais n°1 des écoles de jeunes selon le label établi par l'Union belge, a formé quelques joueurs qui évoluent déjà en D1. Jeroen Simaeys débuta à Oud-Heverlee avant la fusion. Tout comme Mark De Man, désormais de retour au bercail. Denis Odoi a débuté au Stade Louvain. Nils Schouterden a fait toutes ses classes à Oud-Heverlee puis à OHL. " Après Anderlecht, Genk et le Standard, OHL possède sans doute la meilleure école de jeunes du pays ", affirme Odoi. " Sans ce club, je ne serais pas où j'en suis actuellement. C'est OHL qui m'a offert mes premières minutes de jeu dans une équipe fanion. "" Les bases ont été jetées depuis plusieurs années ", ajoute Schouterden. " Cette saison, le club s'est renforcé très judicieusement. Je songe à Hamdi Harbaoui et Jordan Remacle, mais aussi à Nicky Hayen, qui apporte toute son expérience dans un style moins spectaculaire. " Un autre joueur pourrait peut-être atteindre la D1 à plus ou moins court terme : l'international U17 Dennis Praet, qu'Anderlecht a été chercher à Genk l'été passé, est lui aussi un Louvaniste d'origine. " En fait, il n'a pas connu OHL car il est parti juste avant la fusion ", précise son père, Herman Praet, qui reste un spectateur régulier dans les tribunes du stade Den Dreef. " Il jouait au Stade Louvain. Depuis lors, la qualité de l'école des jeunes d'OHL n'a cessé de croître. Sa réputation a même franchi les frontières : j'en ai entendu beaucoup de bien au PSV Eindhoven, par exemple. Sa structure dirigeante s'est aussi modernisée et est devenue très dynamique. Enfin, je crois que Ronny Van Geneudgen est l'élément stabilisateur qui manquait au niveau du staff technique. Cette promotion qui tend désormais les bras à OHL, je l'a sentie venir. Ce n'était qu'une question de temps. "