Les Mouscronnois ont poussé un ouf de soulagement lorsque, deux jours avant la finale de la Coupe de Belgique, ils ont reçu leur licence en appel. Il s'en est fallu de peu que l'Excelsior ne doive recommencer en D3, ce qui aurait probablement signifié sa disparition pure et simple. Mais les Hurlus repartiront pour une 11e saison en D1 et espèrent avoir tiré les leçons du passé. La volonté de privilégier les produits locaux est claire : un choix dicté à la fois par des raisons économiques et par le souci d'enfin donner une raison d'être au Futurosport.
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Les Mouscronnois ont poussé un ouf de soulagement lorsque, deux jours avant la finale de la Coupe de Belgique, ils ont reçu leur licence en appel. Il s'en est fallu de peu que l'Excelsior ne doive recommencer en D3, ce qui aurait probablement signifié sa disparition pure et simple. Mais les Hurlus repartiront pour une 11e saison en D1 et espèrent avoir tiré les leçons du passé. La volonté de privilégier les produits locaux est claire : un choix dicté à la fois par des raisons économiques et par le souci d'enfin donner une raison d'être au Futurosport. Si Patrice Luzi, annoncé sur le départ, ne restait finalement pas au Canonnier, Christophe Martin pourrait enfin commencer une saison dans la peau d'un titulaire après avoir été réserviste durant la quasi-intégralité de sa carrière (Geert De Vlieger à Willem II, Francky Vandendriessche puis Luzi à Mouscron). On n'a pas pu lui reprocher grand-chose lorsqu'il avait joué plusieurs matches d'affilée en décembre de l'an passé, reste à tenir la distance sur tout un championnat. Le jeune Michaël Descamps serait alors sa doublure. La défense n'a subi que peu de modifications. Pour l'arrière-garde, s'appuyer sur des automatismes est toujours un avantage : cela permet d'éviter des buts stupides dus à des incompréhensions. A droite, Jean-Philippe Charlet sera en concurrence avec Bastien Chantry. Le premier, souvent décrié pour des fautes d'attention, en est tout de même à sa cinquième saison en D1 et est capable d'arpenter son flanc sans relâche, tout en adressant de bons centres. Le second s'est imposé avec Mons en D2, il lui faut maintenant franchir un palier et s'affirmer en D1. Dans l'axe, Kevin Hatchi semble s'imposer comme un titulaire incontestable : il a séduit lorsqu'il a été repositionné en défense centrale, jouant avec bonheur l'anticipation et n'hésitant pas à se mêler aux offensifs à bon escient. Qui aura-t-il à ses côtés ? A priori, l'éternel Olivier Besengez semble plus complémentaire : plus grand et plus défensif. Mais Geoffrey Toyes n'a pas dit son dernier mot. Il y a aussi le jeune Daan Van Gyseghem, à qui l'on veut donner plus de temps de jeu. Et un joueur français qu'on avait presque oublié : Sébastien Grimaldi, blessé pendant six mois mais qui revient dans le parcours. A gauche, David Grondin aura pour concurrent le jeune Romain Haghedooren, récemment promu dans le noyau A. Une certitude : le capitaine Steve Dugardein évoluera comme pare-chocs dans l'entrejeu. Mais il n'aura plus Patrice Noukeu à ses côtés au centre du terrain. Qui, alors ? Soit, dans une version plus défensive, il pourrait évoluer avec Alex Teklak : l'ancien stoppeur, de retour au Canonnier, s'est reconverti avec bonheur dans le rôle de médian durant son passage à La Louvière. Soit, dans une version plus offensive, Paco Sanchez se voit offrir le rôle de meneur de jeu qu'il revendique. En cas contraire, il y aura toujours une place à droite pour lui. Ce n'est pas celle qu'il préfère, mais il s'y est imposé la saison dernière en effectuant surtout un... gros travail de récupération. Autre possibilité à droite : Jean-Félix Dorothée, ancien international Espoir français qui n'a sans doute pas encore démontré toute l'étendue de son talent, voire Karim Fellahi s'il reste. A gauche, l'Excel a trouvé le gaucher qu'il recherchait en la personne d'Adolphe Tohoua. L'ancien Lierrois devra reprendre le poste resté vacant depuis la perte de Mustapha Oussalah. Pour le doubler, Grondin peut toujours avancer d'un cran si nécessaire. C'est le gros souci : ce secteur est très limité, en nombre surtout. Adnan Custovic a démontré de belles aptitudes la saison dernière, mais il apparaît désormais bien esseulé. Il y a bien Demba Ba, un jeune joueur de 21 ans arrivé de Rouen dont on dit le plus grand bien, mais qui doit encore faire ses preuves en compétition. Et l'enrôlé de dernière minute, l'attaquant camerounais Bertin Tomou, qui arrive de Brest. Des joueurs qu'il faudra découvrir. Ceci étant, les solutions de rechange sont peu nombreuses. Si l'an passé, avec les nombreux transferts réalisés, la difficulté était de trouver rapidement une équipe-type et des automatismes, il n'en ira pas de même cette fois-ci : on a joué la carte de la continuité et de la jeunesse. Cela peut constituer un avantage. En corollaire, l'équipe n'est guère renforcée. Au contraire, aurait-on tendance à dire au vu des départs des pièces maîtresses comme Marcin Zewlakow et, sans doute, Noukeu et Luzi. Il faudra donc tabler sur l'organisation, la cohésion et l'enthousiasme. DANIEL DEVOS