La confrontation à Sclessin entre le Standard et le Brussels a permis aux Liégeois de renouer avec le succès à domicile depuis avril dernier et un certain match contre le... Brussels. C'était aussi le deuxième succès consécutif des Rouches depuis le retour de Michel Preud'homme aux affaires. Mais le retour du directeur technique en tant qu'entraîneur coïncide avec le retour du jeu long, label que Preud'homme prônait déjà lors de sa première expérience en tant que mentor du Standard.
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La confrontation à Sclessin entre le Standard et le Brussels a permis aux Liégeois de renouer avec le succès à domicile depuis avril dernier et un certain match contre le... Brussels. C'était aussi le deuxième succès consécutif des Rouches depuis le retour de Michel Preud'homme aux affaires. Mais le retour du directeur technique en tant qu'entraîneur coïncide avec le retour du jeu long, label que Preud'homme prônait déjà lors de sa première expérience en tant que mentor du Standard. Le système mis en place par les deux équipes dans Standard-Brussels était, comme beaucoup de coaches le préconisent actuellement, un 4-2-3-1 avec comme unique différence, le positionnement de Karel Geraerts un rien plus haut dans le jeu que celui de son alter ego bruxellois Richard Culek. Quant à l'animation de jeu, les joueurs d' Albert Cartier ont souvent tenté, contrairement aux Rouches, de remonter le ballon en utilisant les milieux de terrain. On peut dire que les coéquipiers de Michael Cordier ont proposé une circulation de balle supérieure à leurs adversaires. Il faut toutefois distinguer deux périodes complètement différentes : d'abord celle où le Brussels a évolué à 11 puis à partir de l'exclusion de DieudonnéKaliluka. Au jeu long systématique et aucun corner (pour 3 aux visiteurs) durant les 40 premières minutes du Standard a succédé une pression plus importante en supériorité numérique avec une alternance jeu court/jeu long et 6 coups de coin (contre 0). Hormis le premier but inscrit suite à une mauvaise relance de la tête plein axe ( Mohamed Zanzan offre le ballon à Siramana Dembele qui décale Milan Rapaic dont la frappe croisée du gauche fait mouche) et le penalty (inexistant arrêté par Cordier mais qui aurait dû être retiré car le gardien se trouvait presque deux mètres devant sa ligne au moment de la frappe de Rapaic), la seule autre possibilité pour le Standard est à mettre au profit de l'invisible Geraerts. Sur un long ballon depuis la ligne médiane d' Oguchi Onyewu, Milan Jovanovic joue à la perfection son rôle de pivot en remettant de la tête à Sergio Conceiçao. Le Portugais déborde et centre pour Geraerts, qui, du front, trouve le poteau via Cordier. NB : le défenseur américain a fait valoir à plusieurs reprises son jeu long. Mais ce qui est plus surprenant c'est que, sur les coups francs au niveau du rond central, il balance lui-même les ballons vers le grand rectangle adverse alors que sa présence aux avant-postes à ce moment aurait été très précieuse. Notons aussi qu'il effectue de très longues rentrées en touche sur les remises en jeu profondes. C'est une nouvelle fois sur un très long ballon que le Standard inscrit le but de la victoire. On voit, comme sur le schéma 1 d'ailleurs, toute l'importance du deuxième ballon qui profite à Conceiçao qui, de la tête, trompe Cordier pas très autoritaire dans sa sortie aérienne face à Geraerts. Le Brussels se retrouve à 2 contre 3 dans le rectangle alors que toute l'équipe est dans son camp sur cette phase. De plus, Zanzan court vers son but et délaisse complètement le Portugais, ce qui place Zoltan Petö, le buteur bruxellois, seul face aux trois Rouches. Le changement de coach à Sclessin a eu son impact au niveau des points mais il faudra améliorer la manière si les Rouches veulent confirmer face aux ténors du championnat. par étienne delangre