Ils étaient 51 à briguer le titre détenu par la France, un trophée qui se rejouera la 4 juillet 2005. 50 d'entre eux ont été répartis en dix poules de cinq. Le 51e pays, le Portugal, hôte du tournoi, a été engagé automatiquement. Les dix vainqueurs du tour préliminaire ont été qualifiés directement, tandis que leurs dauphins se sont partagé les cinq derniers tickets la semaine dernière, en aller-retour. La grande fête se déroulera du 12 juin au 4 juillet, les billets se vendent comme des petits pains, les stades sont pratiquement achevés et l'UEFA s'attend à un joli bénéfice.

Pourtant, il y a deux ans, ça s'annonçait mal. Le FC Porto avait fait interrompre la rénovation de son stade car le nouveau bourgmestre de la ville portuaire avait fortement restreint les espaces commerciaux disponibles. Le président de Porto ne pouvait accepter ça. Il estimait ne pas pouvoir exploiter le complexe suite à cette mesure.

Ce quatrième contretemps de construction lié à l'EURO avait semé le doute à l'UEFA. Lisbonne avait connu le même scénario. Les travaux qui avaient lieu, partiellement sur le site du stade de Benfica et partiellement à côté, avaient été interrompus aussi quand le nouveau bourgmestre avait menacé de réduire les subsides à la construction. Faro et Coimbra avaient eu leurs problèmes aussi. Des ennuis d'ordre politico-financiers liés aux élections communales de décembre 2001 quand le parti social-démocrate avait remplacé les socialistes au pouvoir. La première mesure des nouveaux maires avait été de revoir une série de décisions de leurs prédécesseurs.

Comme la Belgique, le Portugal voulait profiter de l'élan qu'engendre un tel tournoi pour moderniser ses stades mais il a vu grand. Huit enceintes suffisaient à l'UEFA, on en a aménagé dix. Le budget initialement prévu de 550 millions d'euros semble devoir être doublé. Quand les maires effrayés ont tiré le frein à main, le président de l'UEFA Lennart Johansson a menacé de retirer l'organisation au Portugal.

L'UEFA a aussi envoyé un observateur permanent sur place, Martin Kallen, un quadragénaire expert en marketing qui a été impliqué dans l'EURO 2000 et qui s'est vu bombarder Chief OperatingOfficer de l'EURO portugais.

Les hommes tirent des leçons du passé. L'UEFA aussi. Peu après le dernier Championnat d'Europe, ISL, la société détentrice des droits en marketing, est tombée en faillite. Heureusement, l'EURO 2000, qui était souvent entré en conflit avec les gens d'ISL, avait obtenu son argent. Comme l'UEFA gère elle-même le marketing et d'autres choses, elle est devenue le principal partenaire de l'organisation de son EURO. Exemple, le trésorier de l'UEFA est vice-président du comité d'organisation. Il y a quatre ans, c'eût été impensable.

Le tournoi bouclera son budget à partir de 87 % d'occupation des stades, un chiffre qui sera atteint avec certitude. L'EURO 2000 devait pour cela atteindre 94 %. C'est surtout l'UEFA qui sortira gagnante de l'affaire car les Portugais sont responsables des frais d'infrastructure alors que l'UEFA détient l'exploitation commerciale des stades. Les pertes ne seront revues que si la vente des billets se passait vraiment très mal.

L'équipe a dû se contenter de matches amicaux pendant deux ans et se cherche encore. Le Portugal reste sur un mauvais Mondial. Il a été éliminé au premier tour, ce qui a coûté son poste à Antonio Oliveira. Un autre Oliveira, Agostinho, a pris la relève. Il a tenu très exactement... quatre rencontres, avant d'être renvoyé au profit de LuizFelipe Scolari, sacré champion du monde avec le Brésil au Japon.

Le Brésilien a immédiatement mis fin aux querelles internes de l'équipe, divisée en clans. Il a écarté Vitor Baia et Joao Pinto et revu le système en s'inspirant du modèle brésilien. Quatre défenseurs, deux médians défensifs : au Mondial, Scolari avait reçu l'étiquette d'un sélectionneur défensif. Il n'a pas changé. Devant ces six footballeurs à vocation défensive, il tolère quand même quatre éléments offensifs. Ce sont généralement Pauleta, Figo (lequel met fin à sa carrière d'international après l'été), Rui Costa et Deco, le meneur de Porto, un Brésilien naturalisé qui a effectué ses débuts contre son ancienne patrie, lors d'un match amical remporté par le Portugal.

Les résultats se bonifient. Ces derniers mois, le Portugal n'a essuyé que deux revers, en Italie et contre l'Espagne. Les trois buts encaissés là-bas, comme les trois que l'Albanie a récemment marqués, ont toutefois ravivé les doutes. Par ailleurs, Fernando Couto est toujours au poste : il compte plus de 100 sélections.

" Les sociaux-démocrates ont fermé les robinets ouverts par les socialistes "

Ils étaient 51 à briguer le titre détenu par la France, un trophée qui se rejouera la 4 juillet 2005. 50 d'entre eux ont été répartis en dix poules de cinq. Le 51e pays, le Portugal, hôte du tournoi, a été engagé automatiquement. Les dix vainqueurs du tour préliminaire ont été qualifiés directement, tandis que leurs dauphins se sont partagé les cinq derniers tickets la semaine dernière, en aller-retour. La grande fête se déroulera du 12 juin au 4 juillet, les billets se vendent comme des petits pains, les stades sont pratiquement achevés et l'UEFA s'attend à un joli bénéfice. Pourtant, il y a deux ans, ça s'annonçait mal. Le FC Porto avait fait interrompre la rénovation de son stade car le nouveau bourgmestre de la ville portuaire avait fortement restreint les espaces commerciaux disponibles. Le président de Porto ne pouvait accepter ça. Il estimait ne pas pouvoir exploiter le complexe suite à cette mesure. Ce quatrième contretemps de construction lié à l'EURO avait semé le doute à l'UEFA. Lisbonne avait connu le même scénario. Les travaux qui avaient lieu, partiellement sur le site du stade de Benfica et partiellement à côté, avaient été interrompus aussi quand le nouveau bourgmestre avait menacé de réduire les subsides à la construction. Faro et Coimbra avaient eu leurs problèmes aussi. Des ennuis d'ordre politico-financiers liés aux élections communales de décembre 2001 quand le parti social-démocrate avait remplacé les socialistes au pouvoir. La première mesure des nouveaux maires avait été de revoir une série de décisions de leurs prédécesseurs. Comme la Belgique, le Portugal voulait profiter de l'élan qu'engendre un tel tournoi pour moderniser ses stades mais il a vu grand. Huit enceintes suffisaient à l'UEFA, on en a aménagé dix. Le budget initialement prévu de 550 millions d'euros semble devoir être doublé. Quand les maires effrayés ont tiré le frein à main, le président de l'UEFA Lennart Johansson a menacé de retirer l'organisation au Portugal. L'UEFA a aussi envoyé un observateur permanent sur place, Martin Kallen, un quadragénaire expert en marketing qui a été impliqué dans l'EURO 2000 et qui s'est vu bombarder Chief OperatingOfficer de l'EURO portugais. Les hommes tirent des leçons du passé. L'UEFA aussi. Peu après le dernier Championnat d'Europe, ISL, la société détentrice des droits en marketing, est tombée en faillite. Heureusement, l'EURO 2000, qui était souvent entré en conflit avec les gens d'ISL, avait obtenu son argent. Comme l'UEFA gère elle-même le marketing et d'autres choses, elle est devenue le principal partenaire de l'organisation de son EURO. Exemple, le trésorier de l'UEFA est vice-président du comité d'organisation. Il y a quatre ans, c'eût été impensable. Le tournoi bouclera son budget à partir de 87 % d'occupation des stades, un chiffre qui sera atteint avec certitude. L'EURO 2000 devait pour cela atteindre 94 %. C'est surtout l'UEFA qui sortira gagnante de l'affaire car les Portugais sont responsables des frais d'infrastructure alors que l'UEFA détient l'exploitation commerciale des stades. Les pertes ne seront revues que si la vente des billets se passait vraiment très mal. L'équipe a dû se contenter de matches amicaux pendant deux ans et se cherche encore. Le Portugal reste sur un mauvais Mondial. Il a été éliminé au premier tour, ce qui a coûté son poste à Antonio Oliveira. Un autre Oliveira, Agostinho, a pris la relève. Il a tenu très exactement... quatre rencontres, avant d'être renvoyé au profit de LuizFelipe Scolari, sacré champion du monde avec le Brésil au Japon. Le Brésilien a immédiatement mis fin aux querelles internes de l'équipe, divisée en clans. Il a écarté Vitor Baia et Joao Pinto et revu le système en s'inspirant du modèle brésilien. Quatre défenseurs, deux médians défensifs : au Mondial, Scolari avait reçu l'étiquette d'un sélectionneur défensif. Il n'a pas changé. Devant ces six footballeurs à vocation défensive, il tolère quand même quatre éléments offensifs. Ce sont généralement Pauleta, Figo (lequel met fin à sa carrière d'international après l'été), Rui Costa et Deco, le meneur de Porto, un Brésilien naturalisé qui a effectué ses débuts contre son ancienne patrie, lors d'un match amical remporté par le Portugal. Les résultats se bonifient. Ces derniers mois, le Portugal n'a essuyé que deux revers, en Italie et contre l'Espagne. Les trois buts encaissés là-bas, comme les trois que l'Albanie a récemment marqués, ont toutefois ravivé les doutes. Par ailleurs, Fernando Couto est toujours au poste : il compte plus de 100 sélections. " Les sociaux-démocrates ont fermé les robinets ouverts par les socialistes "