L'entraîneur du FC Brussels, Albert Cartier, l'a clamé haut et fort : un deuxième tour enviable de la part des Coalisés dépendait de l'acquisition de quelques éléments d'expérience susceptibles d'encadrer la jeune classe. Après une semaine de mercato, l'appel du technicien français a été entendu par le président Johan Vermeersch qui a délié les cordons de la bourse pour s'assurer les services de Mickaël Citoni (A, 26 ans, ex-Créteil), Samuel Neva (D, 26, ex-Grenoble) Christian Negouai (M, 28, ex-Charleroi, Man City, Standard et Aalesund en Norvège), Hakim Bouchouari (28, A, ex-Standard). Quoi qu'une certaine réserve soit de mise en ce qui concerne ce dernier, puisqu'il ne sera pleinement opérationnel qu'à la mi-février après une opération pour une lésion méniscale.
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L'entraîneur du FC Brussels, Albert Cartier, l'a clamé haut et fort : un deuxième tour enviable de la part des Coalisés dépendait de l'acquisition de quelques éléments d'expérience susceptibles d'encadrer la jeune classe. Après une semaine de mercato, l'appel du technicien français a été entendu par le président Johan Vermeersch qui a délié les cordons de la bourse pour s'assurer les services de Mickaël Citoni (A, 26 ans, ex-Créteil), Samuel Neva (D, 26, ex-Grenoble) Christian Negouai (M, 28, ex-Charleroi, Man City, Standard et Aalesund en Norvège), Hakim Bouchouari (28, A, ex-Standard). Quoi qu'une certaine réserve soit de mise en ce qui concerne ce dernier, puisqu'il ne sera pleinement opérationnel qu'à la mi-février après une opération pour une lésion méniscale. Les problèmes de genou, c'est un air connu à Molenbeek puisque l'an passé, l'attaquant brésilien Marcelo avait été recruté avec une même articulation en compote. Au rapport qualité/prix, ce fut l'une des plus mauvaises affaires réalisées par la direction bruxelloise et son homme fort, qui s'était déplacé personnellement en Amérique du Sud pour réaliser ce transfert. Marcelo a disparu et dans le cas de Bouchouari, le topo est un différent : les Rouches continueront à payer son juteux salaire tant qu'il n'aura pas recouvré l'intégralité de ses moyens. Dans l'attente de son rétablissement et de la venue d'un autre puncheur (la piste menant à un autre ancien avant principautaire, Sambegou Bangoura, ayant été réactivée), le coach des rouge-noir-blanc aura dû composer lors des premiers jours de stage à Kemer, en Turquie, avec un seul renfort offensif : le Français d'origine martiniquaise Citoni. Un joueur sans contrat mais pas sans histoire puisque l'homme, originaire de Melun, en banlieue parisienne, a déjà roulé sa bosse à l'AS Cannes, Rennes, Saint-Etienne, Sedan et Créteil en 2005-06. " Nous espérons réaliser avec lui une bonne affaire, comme nous l'avions fait auparavant avec un autre footballeur portant le même prénom : Mickaël Niçoise ", souligne Dimitri Mbuyu, le manager du Brussels. " Les exemples sont légion de bons joueurs français, libres comme l'air, qui se sont relancés au contact du football belge. Et Albert Cartier a toujours eu le nez creux avec eux. Il suffit de songer aux cas de MickaëlMurcy à La Louvière ou de Julien Gorius chez nous. Nous espérons taper dans le mille avec ce nouveau venu qui présente deux atouts importants : d'un côté, il a de la bouteille et, de l'autre, il est polyvalent car il peut jouer absolument sur tout le front de l'attaque, aussi bien en pointe qu'en décrochage ou sur l'aile ". Question : les Coalisés ne possédaient-ils pas, déjà, un élément de cette trempe en la personne de Julien Gorius ? On se souviendra, en effet, que l'ex-Messin avait entamé sa carrière Rue Malis au médian gauche avant de coulisser à droite puis d'opérer un cran plus haut cette année pour jouer comme soutien d'attaque. Cartier nuance : " Mickaël est davantage un joueur de rupture que Julien. En outre, il possède un sens du but plus aiguisé. Il a la faculté de pouvoir conclure une action alors que chez Julien un goal est le plus souvent la résultante d'un coup de pied arrêté. Reste que l'aspect all-rounder du nouveau transfuge n'est pas négligeable du tout. Il ne faut pas oublier que l'effectif sera privé de deux joueurs de flanc au second tour : Ebou Sillah qui a été versé dans le noyau B, et Kristoffer Andersen qui sera sans doute loué pour qu'il puisse continuer à s'aguerrir. Par la force des choses, j'avais été amené à titulariser à l'une ou l'autre reprises Matumona Zola sur l'aile, ce qui n'est manifestement pas sa place de prédilection. Si je le recentre, je peux faire coulisser Julien et Mickaël sur les parties latérales de l'aire de jeu, par exemple - NDLA : ce qui s'est vérifié lors du match amical contre Manisaspor, perdu 4-1 par les Molenbeekois samedi passé, avec Gorius à gauche et Citony à droite. La vérité du terrain décidera. Ainsi que les forces en présence, bien sûr, car d'ici la fin de la période des transferts, je ne désespère pas du tout obtenir le concours d'un attaquant supplémentaire ". Grégory Dufer, que le Vosgien tient en très haute estime, aurait été l'idéal. Mais le Carolo du Club Bruges, échaudé par les déclarations de Vermeersch selon lesquelles Cartier disposait des deux premiers matches de la rentrée (à Mons et contre Zulte Waregem) pour redresser la barque, a préféré les sirènes lokerenoises du président Roger Lambrecht. Et son ancien coéquipier brugeois Kevin Roelandts, pressenti lui aussi pour porter durant six mois le maillot du Brussels a, pour les mêmes raisons, décliné l'offre, préférant s'engager à Westerlo. " Il est évidemment dommage que ces deux dossiers n'aient pu être finalisés ", précise Cartier. " Mais il ne sert à rien de se lamenter. Il faut tourner la page et s'activer de manière à être fin prêt à la reprise. Dans ces conditions, chaque jour est important. Le bagage, un joueur l'apprend lors de la période de préparation du club. Après, il est souvent trop tard. La preuve par Moussa Sanogo et Nenad Stojanovic, qui ont pris le train en marche à des moments différents et qui ne sont jamais parvenus à combler leur retard. Sans compter que, pour un attaquant, l'imbrication est déjà plus difficile que pour un autre joueur. Car, dans son registre, tout est affaire d'affinités et d'automatismes. Il est très important de les assimiler au plus tôt. C'est pourquoi nous sommes engagés dans une course contre la montre. Car, en zone rouge, la force de percussion décide de la pérennité parmi l'élite ". Le Brussels n'est pas le seul à repenser son noyau en attaque. Hormis le Lierse, condamné en puissance, les autres menacés se sont activés aussi : Lokeren a engagé Dufer et salué le retour de Marcel Mbayo, Mons a retrouvé Allyu Datti et a engagé le Trudonnaire Ilija Stolica et TosinDosunmu est annoncé à Zulte Waregem. " Toutes ces équipes, au même titre que nous, viseront une plus grande densité offensive au second tour ", conclut Cartier. " Pour le FC Brussels, cette nouvelle donne impliquera un jeu dix à quinze mètres plus haut. Il faudra réaliser cette transition en préservant notre véritable point fort : la solidité derrière. Dans cette optique, les engagements de Negouai et de Neva sont de très bonnes opérations. Le premier peut s'avérer précieux comme courroie de transmission entre les lignes. L'autre, qui excipe d'une solide expérience comme défenseur, me permettra, au besoin, de faire glisser un cran plus haut des garçons comme Christ Bruno voire Steve Colpaert. Cette richesse-là, nous ne l'avions pas en début de saison ". BRUNO GOVERS