Roda JC évolue dans un très beau stade, très moderne. Le Parkstad Limburg Stadion fait rêver Courtrai qui, pour le moment, doit se contenter du Stade des Eperons d'Or, construit en 1946, et de ses bureaux installés dans des conteneurs. Le nouvel entraîneur va devoir s'y habituer.
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Roda JC évolue dans un très beau stade, très moderne. Le Parkstad Limburg Stadion fait rêver Courtrai qui, pour le moment, doit se contenter du Stade des Eperons d'Or, construit en 1946, et de ses bureaux installés dans des conteneurs. Le nouvel entraîneur va devoir s'y habituer. " Bah, le stade du Panathinaïkos était vieux aussi ", dit-il. Et même si les infrastructures ne sont pas exceptionnelles, une chose le satisfait : à Courtrai, on joue sur du gazon naturel tandis qu'à Kerkrade, les entraînements et les matches ont lieu sur synthétique. " Et c'est un inconvénient ", dit Yannis Anastasiou. " L'aine, les genoux, le dos et les ischio-jambiers souffrent beaucoup plus, ça engendre des blessures, surtout pour les joueurs qui ont eu des problèmes de condition physique. Pour moi, le football, ça doit se jouer sur gazon. " Ce n'est toutefois pas l'herbe qui l'a poussé à venir travailler en Flandre-Occidentale. " C'est le projet qui m'a plu, la confiance qu'on accorde à ma vision des choses et à ma mentalité, plus le fait qu'on me propose un contrat de trois ans. " Il n'a pas eu de contact avec Vincent Tan ni avec son bras droit, Ken Choo. Il a parlé avec le manager général, Matthias Leterme, ainsi qu'avec les administrateurs Freddy Vancraeynest, Sven Demeulemeester et Joseph Allijns. Ils lui ont promis que le club investirait dans le staff et dans le noyau. Il aimerait emmener deux des adjoints avec lesquels il a travaillé au Panathinaïkos : l'Anglais Steve Rutter et le préparateur physique hollandais Youssef Vos. " Ce sont des gens fiables à 100 %, des professionnels qui sont prêts à passer des journées entières sur le terrain pour préparer des joueurs, des coaches expérimentés, patients et qui connaissent les exigences du football moderne. Je sais où je vais et ce qu'il faut faire pour avancer. " Il admet que la saison dernière, en janvier, il avait déjà parlé avec le club qui songeait alors à remplacer Johan Walem. " Depuis, j'ai suivi de nombreux matches, au stade et à la télévision. Je suis le championnat de Belgique depuis des années. Pour moi, entraîner Courtrai est un beau défi dans un championnat que les observateurs étrangers considèrent meilleur que le championnat des Pays-Bas. " Il estime qu'en Belgique, c'est toujours le caractère, le combat qui prévalent. Ces dernières années, Courtrai a aligné plus d'armoires à glace que de joueurs habiles et rapides. " J'en ai parlé avec Matthias et nous allons essayer de changer les choses. Du physique, il en faut mais une équipe doit aussi pouvoir jouer au football. Nous n'allons pas seulement combattre, nous voulons aussi soigner le jeu. "