Octobre 2013 : notre sélectionneur venait de qualifier la Belgique pour la Coupe du Monde, grâce à sa victoire en Croatie. Alors que Schalke 04 était vaincu 3-0 par Chelsea à deux reprises en Ligue des Champions, les Diables Rouges perdaient leurs deux premiers matches amicaux à Bruxelles, face à la Colombie et au Japon. L'année de l'équipe nationale était achevée, pas celle du sélectionneur.
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Octobre 2013 : notre sélectionneur venait de qualifier la Belgique pour la Coupe du Monde, grâce à sa victoire en Croatie. Alors que Schalke 04 était vaincu 3-0 par Chelsea à deux reprises en Ligue des Champions, les Diables Rouges perdaient leurs deux premiers matches amicaux à Bruxelles, face à la Colombie et au Japon. L'année de l'équipe nationale était achevée, pas celle du sélectionneur. Wilmots a eu quelques entretiens personnels avec le directeur sportif du club, Horst Heldt. Celui-ci a pesé et soupesé le sélectionneur belge, sans être impressionné. Encore moins quand Wilmots a fait part de ses exigences financières en spécifiant qu'il ne tolérerait personne au-dessus de lui. Octobre 2014 : d'après le quotidien Bild, le club aurait sollicité Wilmots, qui aurait alors refusé. Le sélectionneur belge l'a confirmé lors d'une conférence de presse au début de la campagne de qualification pour l'EURO 2016. Selon ses propres dires, il ne voulait pas abandonner l'équipe ni les supporters. A cette période, les Diables Rouges devaient disputer quatre matches de qualification et une joute amicale contre l'Islande en l'espace de cinq semaines. Les propos de Wilmots en ont fait sursauter plus d'un à Gelsenkirchen car de qui est venue la proposition, si c'est exact ? Depuis sa sollicitation secrète de 2013, Wilmots évite Heldt. En revanche, il est en liaison directe avec Clemens Tönnies. Pendant le Mondial, Wilmots était journellement en contact avec le président de Schalke 04. Le fait qu'il soit maintenant cité comme le principal candidat à la succession de RobertoDi Matteo en dit long sur la position de Heldt après cette saison ratée. Dès son entrée en fonction, il a été jalousé par la fameuse génération 1997, la levée qui a remporté la Coupe UEFA. Ces footballeurs ont maintenant la quarantaine. Parmi eux, on trouve Wilmots mais aussi Olaf Thon et Jens Lehmann. Des hommes très ambitieux. Heldt est toujours resté bien en selle grâce à ses résultats. Jusqu'à maintenant. Les élections présidentielles, qui se déroulent dans un an, seront décisives dans le choix opéré par Schalke 04. Comme dans la plupart des clubs allemands, les supporters sont les actionnaires majoritaires de Schalke 04 : ils élisent le président tous les trois ans. Le mandat de Tönnies prend fin au terme de la saison prochaine et il n'est pas épargné par les critiques depuis plusieurs mois. Sa meilleure garantie de réélection consiste à confier le poste d'entraîneur à une icône du club. Dans ce cas, l'avenir de Heldt deviendra plus qu'incertain. Wilmots et lui savent ce qu'ils pensent l'un de l'autre, comme ils savent à qui le Belge devrait son embauche éventuelle. Si elle aboutit, le sélectionneur veut emmener son adjoint, Vital Borkelmans, le préparateur physique Mario Innaurato et Piet Erauw, le team manager des Diables Rouges.PAR JAN HAUSPIE