Dominique, tu as intégré l'équipe de Va y avoir du sport depuis quelques semaines. Pourquoi ?

J'ai été contactée par le responsable des programmes de Radio Contact et de Bel RTL. Il cherchait une femme et quelqu'un de jeune pour redynamiser l'équipe.

Que comptes-tu apporter ?

Au début, je craignais de ne pas avoir ma place. L'émission n'allait-elle pas être trop orientée vers le foot ? Mais le but de ma présence est d'élargir le propos aux autres disciplines. Je suis une ancienne tenniswoman de haut niveau, je joue au golf, je m'intéresse à beaucoup de sports,... Je peux apporter une valeur ajoutée dans ces domaines.

Le foot reste quand même le fond de commerce de l'émission.

Je suis l'actualité. Et je supporte le Standard, même si je ne suis pas une fanatique. Bon, je ne suis pas une technicienne et je ne compte pas disséquer les phases de jeu. Mais mon vécu de coach mental peut servir pour analyser la cohésion d'une équipe, les émotions qui surviennent au moment de tirer un penalty, etc.

Comment tu te prépares ?

Je viens de manière ponctuelle, lorsque l'actualité (tournoi du Grand Chelem, etc.) l'exige. On discute à l'avance des sujets. Durant l'émission, on privilégie la spontanéité. Tout dépend des réflexions des auditeurs.

C'est une plongée dans un milieu macho...

Je ne vais pas me laisser écraser ! Je connaissais la moitié de l'équipe. Au début, j'étais un peu perdue et je me demandais quand je devais intervenir. Les autres ne m'ont pas ratée et m'ont bien charriée. J'en ai pris plein la figure quand il y a eu la journée internationale de la femme. Cela reste bon enfant. Je ne suis pas offusquée au point de claquer la porte !

Qui a été le plus galant ?

Ils ont tous essayé de l'être ! (elle rit) Comme ils sont quasi tous âgés, l'arrivée d'une femme leur a donné un surplus d'énergie. On m'a dit que j'avais été comme un coup de fouet ! André Remy s'est révélé être un " charmeur charmant. " (sic) Et Alain Courtois a dévoilé tout son côté gentleman.

Qui est le plus moqueur ?

Luc Maton. Mais ce n'est jamais méchant.

Pourquoi tous les consultants tennis sont-ils des hommes ?

Bonne question... En Flandre, c'est différent. Sabine Appelmans et Els Callens travaillent fréquemment pour la VRT. J'ai déjà été appelée par la RTBF mais c'est rare. La chaîne dispose déjà de ses consultants attitrés. Il faudrait peut-être poser la question aux télévisions...

Cela te choque ?

Non mais c'est vrai qu'il y a pas mal de bonnes joueuses qui pourraient faire de la consultance. Travailler au milieu d'hommes n'est pas toujours évident. Il faut des épaules solides. Je suis directrice de l'Ethias Trophy de Mons. Je fais le maximum pour les joueurs et ils manifestent un grand respect envers moi. Mais si je n'avais pas forgé un beau palmarès durant ma carrière, je ne suis pas certaine que ce serait aussi facile.

PAR SIMON BARZYCZAK

J'ai été contactée par le responsable des programmes de Radio Contact et de Bel RTL. Il cherchait une femme et quelqu'un de jeune pour redynamiser l'équipe. Au début, je craignais de ne pas avoir ma place. L'émission n'allait-elle pas être trop orientée vers le foot ? Mais le but de ma présence est d'élargir le propos aux autres disciplines. Je suis une ancienne tenniswoman de haut niveau, je joue au golf, je m'intéresse à beaucoup de sports,... Je peux apporter une valeur ajoutée dans ces domaines. Je suis l'actualité. Et je supporte le Standard, même si je ne suis pas une fanatique. Bon, je ne suis pas une technicienne et je ne compte pas disséquer les phases de jeu. Mais mon vécu de coach mental peut servir pour analyser la cohésion d'une équipe, les émotions qui surviennent au moment de tirer un penalty, etc. Je viens de manière ponctuelle, lorsque l'actualité (tournoi du Grand Chelem, etc.) l'exige. On discute à l'avance des sujets. Durant l'émission, on privilégie la spontanéité. Tout dépend des réflexions des auditeurs. Je ne vais pas me laisser écraser ! Je connaissais la moitié de l'équipe. Au début, j'étais un peu perdue et je me demandais quand je devais intervenir. Les autres ne m'ont pas ratée et m'ont bien charriée. J'en ai pris plein la figure quand il y a eu la journée internationale de la femme. Cela reste bon enfant. Je ne suis pas offusquée au point de claquer la porte ! Ils ont tous essayé de l'être ! (elle rit) Comme ils sont quasi tous âgés, l'arrivée d'une femme leur a donné un surplus d'énergie. On m'a dit que j'avais été comme un coup de fouet ! André Remy s'est révélé être un " charmeur charmant. " (sic) Et Alain Courtois a dévoilé tout son côté gentleman. Luc Maton. Mais ce n'est jamais méchant. Bonne question... En Flandre, c'est différent. Sabine Appelmans et Els Callens travaillent fréquemment pour la VRT. J'ai déjà été appelée par la RTBF mais c'est rare. La chaîne dispose déjà de ses consultants attitrés. Il faudrait peut-être poser la question aux télévisions... Non mais c'est vrai qu'il y a pas mal de bonnes joueuses qui pourraient faire de la consultance. Travailler au milieu d'hommes n'est pas toujours évident. Il faut des épaules solides. Je suis directrice de l'Ethias Trophy de Mons. Je fais le maximum pour les joueurs et ils manifestent un grand respect envers moi. Mais si je n'avais pas forgé un beau palmarès durant ma carrière, je ne suis pas certaine que ce serait aussi facile. PAR SIMON BARZYCZAK