Ton modèle de consultant ?

Bixente Lizarazu. Il a prouvé beaucoup en équipe nationale, il ne se prend pas la tête, il est animé par la passion. C'est ce que j'essaie aussi de faire. Je m'exprime avec mes mots, je n'ai pas fait de grandes études mais je sais analyser un match plus vite que certaines personnes. Depuis août, je n'ai pas reçu d'écho négatif et je n'ai pas envie de changer ma manière d'être.
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Bixente Lizarazu. Il a prouvé beaucoup en équipe nationale, il ne se prend pas la tête, il est animé par la passion. C'est ce que j'essaie aussi de faire. Je m'exprime avec mes mots, je n'ai pas fait de grandes études mais je sais analyser un match plus vite que certaines personnes. Depuis août, je n'ai pas reçu d'écho négatif et je n'ai pas envie de changer ma manière d'être. Je m'habille seul mais je demande à ma femme ou à ma grande fille si je n'ai pas l'air d'un clown. Je ne suis pas un fan du costard-cravate mais un direct implique un look adéquat. Perdre du poids m'a permis de remettre certains vêtements. Mais la mode ne m'intéresse pas. Je fonctionne à l'instinct. Cheikhou Kouyaté est toujours dispo, chapeau à lui. Du côté francophone, José Riga est lucide et sympathique. Chez les Flamands, Hein Vanhaezebrouck est fair-play, il cherche du positif, même quand son équipe a mal joué, et il n'hésite pas à complimenter l'adversaire. J'assiste au briefing, trois heures avant le début du match. On discute des joueurs qui seront passés à la loupe, de l'organisation des interviews, etc. Je descends sur le terrain pour discuter. On reçoit parfois de bonnes infos. Mais je ne cours pas non plus après les gens pour les saluer ou leur demander des nouvelles. Disons que je sens du respect par rapport à ce que je fais. Les jours qui précèdent le match, je suis l'actu via la presse et le télétexte de la VRT, une mine d'infos. La coupure de courant lors de Standard-Courtrai. Elle a duré 20 minutes. C'était assez marrant, on a dû meubler. En Champions League, à Porto, nous avons été privés de transmission pendant une mi-temps. Quelqu'un a dû commenter depuis la Belgique. Au Portugal, les conditions de travail ne sont pas toujours faciles... J'ai débuté il y a sept ans sur Be TV avec Bruno Taverne sur Betis Séville-Liverpool. Lui aussi a été joueur de foot et, dès la première minute, j'ai senti une osmose entre nous. Je laisse la parole au commentateur mais quand j'ai quelque chose à dire, je prends la parole. Et je sais quand il faut intervenir. Mon atout, c'est les 15 ans de professionnalisme que j'ai derrière moi. Sur Christoph Daum après la défaite 3-0 contre Genk. Comme unique explication, il a répondu qu'en foot, seuls les buts comptaient. Ce n'est pas pro ! Il devrait s'estimer heureux d'entraîner Bruges. Là, il était à côté de ses pompes. Depuis, Bruges réalise de bons résultats mais Daum doit mieux gérer son analyse d'après-match quand son équipe est dans un mauvais jour. PAR SIMON BARZYCZAK