Comme disait l'autre dont j'ignore le nom : " Gouverner, c'est prévoir ". Si c'est vrai, la FIFA et les momies du Board viennent de donner, via l'affaire de l'oreillette, une nouvelle preuve qu'elles ne gouvernent pas grand-chose. Une petite oreillette s'amène donc un soir dans le pavillon joli d'un joueur de football en train d'exercer son art : une première mondiale (repérée) pour Jan Moons de Genk ! Fallait s'y attendre vu que l'oreillette sévissait déjà en F1, en cyclisme, en foot américain,... et sans doute dans d'autres secteurs de compète où high-tech et amour du sport s'unissent pour faire du fric. L'oreillette débarque sur nos terrains, toutes les bouches sont bées comme à Lourdes, et l'on parle de vide juridique : rien dans le règlement n'interdit l'oreillette, l'oreillette est donc autorisée !

Effectivement, je viens de relire la Loi Sainte (Nitouche), on n'y parle pas d'oreillette : ni d'ailleurs des lunettes occipitales qui permettent d'avoir une seconde paire d'yeux dans le dos, ni du petit moteur qui se harnache au cul pour courir plus vite. Attendons-nous donc à tout, le jour où ces deux bijoux technologiques seront au point...

Là, maintenant que vous êtes bien accrochés, je redeviens sérieux. L'oreillette est un adjuvant extérieur durant l'action, un supplétif aux capacités naturelles du joueur. De même que le dopage permet d'être plus performant physiquement ( C'est ennuyeux que tu ne sois pas costaud, mec, avale ça !), l'oreillette permet de l'être intellectuellement ( T'es un peu juste du ciboulot, mec, on va penser pour toi, enfonce-toi ça dans l'écoutille !). A la différence que le dopage peut bousiller la santé, tandis que l'aide à la réflexion n'a jamais vraiment tué personne : au contraire, elle est la norme en sport, le coach en est l'incarnation,... les psycho-sophrologues de tous poils en sont l'exacerbation ! Si le coach de foot avait été jusqu'ici réglementairement tenu au silence durant le match, on pourrait peut-être parler de bouleversement éthique : mais comme ce n'était pas le cas, l'interdiction de l'oreillette est un combat perdu d'avance, pour une double raison froide et simple.

Un, ça permet de communiquer davantage. Deux, c'est tellement petit que la triche fleurira si on l'interdit : et j'imagine mal les arbitres, qui doivent déjà traquer les studs aiguisés et les bijoux contondants, entreprendre après ça l'inspection de 44 conduits auditifs !

Faut se mettre à la place des coaches, nombreux à se plaindre d'un manque de prégnance sur leurs joueurs durant le jeu. Attention, je n'ai pas dit qu'ils allaient tous apporter davantage en parlant davantage, je dis qu'ils sont nombreux à souhaiter parler davantage : les potentialités de l'oreillette les font saliver ! Et à terme, c'est évidemment de 11 oreillettes au minimum qu'il sera question : le coach quittera le banc pour une cage en plexiglas surélevée, avec un casque, un micro et une console de boutons numérotés.

Pianotant comme un ingénieur du son, il repositionnera un joueur, encouragera l'autre, gueulera sur tous en même temps quand il en aura besoin. Il gérera les remplacements via son adjoint du banc, lui aussi renforcé auditivement à l'avant de sa trompe d'Eustache ! Et si un de ses joueurs est particulièrement fragile sur le plan mental, le coach pourra même accueillir un psy dans la cage, et lui prêter un micro + bouton pour que ce psy travaille en continu le mental du faiblard !

Il paraît que les vieux du Board discutent ce " blème " le 28 février. Ils vont sûrement ânonner qu'accepter l'oreillette engendrerait un foot à deux vitesses,... alors que le foot est déjà à dix vitesses au moins, selon que tu es puissant ou misérable ! Puis, vu que ces Décideurs du Jeu sont depuis des lustres sourds comme des pots face à toute proposition dérangeante, le débat sombrera...

A moins qu'on leur fournisse des oreillettes,... ha ! ha ! ha ! Pour ne pas confondre " Attention au lobe ! " et " Attention aux lobs ! "... Ouais, bon, je vais en rester là.

par Bernard Jeunejean

Les Décideurs du Jeu ont toujours été SOURDS COMME DES POTS

Comme disait l'autre dont j'ignore le nom : " Gouverner, c'est prévoir ". Si c'est vrai, la FIFA et les momies du Board viennent de donner, via l'affaire de l'oreillette, une nouvelle preuve qu'elles ne gouvernent pas grand-chose. Une petite oreillette s'amène donc un soir dans le pavillon joli d'un joueur de football en train d'exercer son art : une première mondiale (repérée) pour Jan Moons de Genk ! Fallait s'y attendre vu que l'oreillette sévissait déjà en F1, en cyclisme, en foot américain,... et sans doute dans d'autres secteurs de compète où high-tech et amour du sport s'unissent pour faire du fric. L'oreillette débarque sur nos terrains, toutes les bouches sont bées comme à Lourdes, et l'on parle de vide juridique : rien dans le règlement n'interdit l'oreillette, l'oreillette est donc autorisée ! Effectivement, je viens de relire la Loi Sainte (Nitouche), on n'y parle pas d'oreillette : ni d'ailleurs des lunettes occipitales qui permettent d'avoir une seconde paire d'yeux dans le dos, ni du petit moteur qui se harnache au cul pour courir plus vite. Attendons-nous donc à tout, le jour où ces deux bijoux technologiques seront au point... Là, maintenant que vous êtes bien accrochés, je redeviens sérieux. L'oreillette est un adjuvant extérieur durant l'action, un supplétif aux capacités naturelles du joueur. De même que le dopage permet d'être plus performant physiquement ( C'est ennuyeux que tu ne sois pas costaud, mec, avale ça !), l'oreillette permet de l'être intellectuellement ( T'es un peu juste du ciboulot, mec, on va penser pour toi, enfonce-toi ça dans l'écoutille !). A la différence que le dopage peut bousiller la santé, tandis que l'aide à la réflexion n'a jamais vraiment tué personne : au contraire, elle est la norme en sport, le coach en est l'incarnation,... les psycho-sophrologues de tous poils en sont l'exacerbation ! Si le coach de foot avait été jusqu'ici réglementairement tenu au silence durant le match, on pourrait peut-être parler de bouleversement éthique : mais comme ce n'était pas le cas, l'interdiction de l'oreillette est un combat perdu d'avance, pour une double raison froide et simple. Un, ça permet de communiquer davantage. Deux, c'est tellement petit que la triche fleurira si on l'interdit : et j'imagine mal les arbitres, qui doivent déjà traquer les studs aiguisés et les bijoux contondants, entreprendre après ça l'inspection de 44 conduits auditifs ! Faut se mettre à la place des coaches, nombreux à se plaindre d'un manque de prégnance sur leurs joueurs durant le jeu. Attention, je n'ai pas dit qu'ils allaient tous apporter davantage en parlant davantage, je dis qu'ils sont nombreux à souhaiter parler davantage : les potentialités de l'oreillette les font saliver ! Et à terme, c'est évidemment de 11 oreillettes au minimum qu'il sera question : le coach quittera le banc pour une cage en plexiglas surélevée, avec un casque, un micro et une console de boutons numérotés. Pianotant comme un ingénieur du son, il repositionnera un joueur, encouragera l'autre, gueulera sur tous en même temps quand il en aura besoin. Il gérera les remplacements via son adjoint du banc, lui aussi renforcé auditivement à l'avant de sa trompe d'Eustache ! Et si un de ses joueurs est particulièrement fragile sur le plan mental, le coach pourra même accueillir un psy dans la cage, et lui prêter un micro + bouton pour que ce psy travaille en continu le mental du faiblard ! Il paraît que les vieux du Board discutent ce " blème " le 28 février. Ils vont sûrement ânonner qu'accepter l'oreillette engendrerait un foot à deux vitesses,... alors que le foot est déjà à dix vitesses au moins, selon que tu es puissant ou misérable ! Puis, vu que ces Décideurs du Jeu sont depuis des lustres sourds comme des pots face à toute proposition dérangeante, le débat sombrera... A moins qu'on leur fournisse des oreillettes,... ha ! ha ! ha ! Pour ne pas confondre " Attention au lobe ! " et " Attention aux lobs ! "... Ouais, bon, je vais en rester là. par Bernard JeunejeanLes Décideurs du Jeu ont toujours été SOURDS COMME DES POTS